Le podium MX2 du MXGP d’Afrique du Sud Guillem Farres, Simon Längenfelder, Janis Reisulis et Sacha Coenen, en sa qualité de plaque rouge, ont répondu à quelques questions après la course. Voici ce qu’ils avaient à dire.
Guillem Farres :
Ma mentalité est simplement de prendre les courses une par une. Je me sentais déjà bien hier quand nous sommes arrivés ici. C’était la même histoire qu’au Portugal : je n’ai pratiquement pas touché à la moto, je suis resté sur mon réglage de base et je me suis concentré sur moi-même, sur mon pilotage.
Les départs étaient corrects et ça m’a beaucoup facilité la vie. Hier, mon départ n’était pas très bon en qualification et j’ai dû beaucoup travailler dans les premiers tours.
Aujourd’hui, en première manche, je suis parti troisième. J’ai fait un dépassement rapide dans le premier tour. Dans la deuxième manche, je suis parti premier. Je suis donc très heureux, avec l’équipe, mon entraîneur et les mécaniciens. Nous avons un super groupe.
C’est agréable d’arriver sur une course et de ne pas avoir l’impression d’être au travail. J’ai l’impression d’être l’enfant de 10/12 ans qui allait rouler avec son père. C’est vraiment agréable. Oui, ça joue un grand rôle. Je ne peux pas me plaindre.
Je n’ai pas pris un excellent départ dans la deuxième manche, mais il était correct. Ensuite, les deux pilotes devant moi sont partis large et j’ai saisi l’occasion.
C’est agréable d’être devant : tes lunettes restent propres, ta moto reste propre et tu peux simplement rouler à ton rythme. Bien sûr, le pilote derrière peut lire tes trajectoires, mais je pense que c’est l’un de mes points forts : je peux avoir quelqu’un dans ma roue pendant toute une manche sans devenir nerveux.
C’est comme ça que j’ai géré la deuxième manche. Même dans la première, les gars étaient quasiment dans ma roue à chaque tour et j’ai réussi à gérer.
Le chapeau sur le podium était un petit cadeau de Manu. Je pense que Clément n’a pas vraiment aimé parce qu’il est très sérieux, mais après un résultat 1-1, il ne pouvait pas trop se plaindre. En fait, l’équipe ne m’a pas vraiment laissé le choix : ils m’ont dit que je devais le porter.
Simon Längenfelder :
Nous avons fait quelques changements, avec aussi de nouvelles personnes dans l’équipe. Ça m’a beaucoup aidé à retrouver cette intensité, cette envie, ce feu qui me manquait ces dernières courses, surtout dans la deuxième manche.
Mais ce week-end, j’étais de nouveau là. Je suis donc très heureux de cette victoire en qualification, de mes trois très bons départs et évidemment de ce week-end en général.
Marc de Reuver, mon nouveau coach, est vraiment à fond. Ça change forcément certaines choses. Comme Guillem l’a dit, il faut arriver sur les courses et être en parfaite harmonie avec les personnes autour de soi. Tout le monde doit travailler ensemble, pousser dans la même direction et vouloir le meilleur pour l’autre.
C’est vraiment important. Je pense que c’est une excellente personne pour l’équipe actuellement.
Je suis triste qu’ils aient retiré Matterley Basin du calendrier, parce que c’était toujours un week-end où j’arrivais en sachant que le circuit me convenait parfaitement. J’ai vu quelques photos et vidéos de Foxhills, ça a l’air bien. Il y a des endroits qui semblent vraiment raides, mais on verra quand on y sera.
Janis Reisulis :
Je pense que l’intensité était vraiment bonne ce week-end, surtout à la fin de la deuxième manche, car je savais que je devais doubler Camden pour récupérer le podium.
Tout le monde sait qu’il est l’un des pilotes les plus forts de la catégorie MX2. Je suis donc parti avec cette mentalité : soit je le double, soit je chute. Et ça a finalement fonctionné. Je suis vraiment heureux à la fin. L’équipe semble également très contente.
À mes yeux, rien ne va vraiment changer niveau objectifs. Je pense simplement que je commence à prendre mes marques dans cette catégorie. Je me sens vraiment calme ces derniers temps.
Même quand quelqu’un est derrière moi pendant une course, je reste tranquille, je me bats comme je peux et je pense que c’est un grand pas dans la bonne direction.
Si je continue comme ça, ça peut être une bonne saison.
Sacha Coenen :
Ce n’était pas le week-end le plus facile. Hier, la manche n’était vraiment pas bonne. Je n’ai pas pris un bon départ et je me suis retrouvé loin derrière. J’ai réussi à remonter jusqu’à la septième place, mais ce n’était pas une bonne manche.
Dimanche, nous avons fait quelques changements et c’était déjà mieux. Dans la première manche, j’étais derrière Guillem pendant toute la course. J’avais une bonne vitesse, je sentais que j’étais plus rapide, mais c’était difficile de faire le dépassement. J’ai finalement terminé deuxième, donc c’était plutôt bien.
Deuxième, disons que je n’ai pas grand chose à dire.
Je me sens bien pour le moment. Je suis prêt à me battre. Je suis là chaque week-end et c’est le plus important. Maintenant, il faut continuer à prendre du plaisir à chaque course.