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Interview : Enzo Lopes de retour au pays

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Après plusieurs années aux États-Unis et en WSX, Enzo Lopes est de retour chez lui, au Brésil, depuis plusieurs mois. Le nouveau pilote Honda, leader des championnats MX et Arenacross au pays, évoque son quotidien, l’évolution du motocross au Brésil, ses difficultés récentes et ses ambitions internationales.

Tu passes beaucoup de temps au Brésil en ce moment. Comment vis-tu cette période ?
Enzo Lopes : Oui, je suis de retour à la maison, au Brésil. Ça fait du bien. Je suis ici depuis quelques mois maintenant, mais voyager à travers le monde pour courir à moto me manque clairement. Je suis rentré après l’Afrique du Sud et depuis je m’entraîne ici avec une nouvelle équipe. Je me suis aussi fixé de nouveaux objectifs. Cela faisait dix ans que je n’étais pas resté aussi longtemps au Brésil, depuis mon départ pour la Californie. C’est agréable, mais c’est différent. Les courses de Supercross et les épreuves en salle me manquent. En revanche, être proche de ma famille, de ma petite amie et de mon chien, c’est quelque chose de précieux.

Comment se passe ton retour dans le championnat brésilien ?
Enzo Lopes : C’est différent. Je roule en outdoor depuis un moment maintenant, puis il faut repasser en Supercross et en Arenacross. L’adaptation est permanente. Aux États-Unis, les saisons sont bien séparées entre Supercross et motocross outdoor. Ici, les disciplines se mélangent davantage, donc il faut constamment changer de style de pilotage et d’approche.

Le niveau du championnat brésilien semble aussi avoir évolué…
Enzo Lopes : Oui, clairement. Le niveau est très élevé cette année. Les teams investissent davantage. On retrouve Greg Aranda ici, mon coéquipier Jeremy Van Horebeek a déjà été vice-champion du monde MXGP, et il y a aussi Glenn Coldenhoff. Le niveau est vraiment relevé et c’est positif parce que cela me pousse à rester performant.

Tu sens également un intérêt plus important du public pour le motocross au Brésil ?
Enzo Lopes : Oui. Sur l’une des premières manches, il y avait 25 000 personnes en direct sur YouTube. Pour le Brésil, c’est énorme. J’espère vraiment que ce sport va continuer à grandir ici. Les fans brésiliens n’ont pas autant d’opportunités de voir ce type d’événements qu’aux États-Unis ou en Europe. Alors quand ils peuvent assister à une course ou à un Arenacross, ils en profitent pleinement.

Le WSX à Buenos Aires avait aussi amené beaucoup de supporters brésiliens…
Enzo Lopes : Oui, c’était vraiment spécial. Ma famille était là, beaucoup de mes amis aussi. C’était toujours un rêve pour moi de courir quasiment à domicile, à seulement une heure et demie d’avion. Avoir autant de supporters présents pour m’encourager, c’était un moment particulier.

Ces dernières saisons ont aussi été compliquées avec plusieurs blessures et difficultés…
Enzo Lopes : Tout le monde sait que j’ai traversé des moments compliqués. Des périodes difficiles. Revenir aujourd’hui à mon meilleur niveau a une signification particulière. Cette période a été dure, mais elle m’a aussi permis de me reconstruire et de revenir plus fort.

Tu parles souvent de résilience…
Enzo Lopes : Oui, c’est un mot qui me correspond bien. J’ai même pensé à me faire tatouer ce mot parce qu’il me représente vraiment. J’ai traversé beaucoup de choses, mais je continue d’avancer.

Malgré ce retour au Brésil, une carrière internationale reste ton objectif principal ?
Enzo Lopes : Oui, clairement. Le WSX correspond vraiment à ce que j’aime : les courses en stade, les déplacements à travers le monde, l’ambiance des grands événements…

Interview WSX.

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