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Vous croyez qu’ils vont l’envoyer de force chez Baker?
Fini de se la couler douce tout seul dans son coin…
Ils vont nous l’tuer…https://www.vitalmx.com/news/press-release/Aldon-Baker-Joins-KTM-Group,19972
Plus sérieusement, une nouvelle très intéressante et une approche qui va exactement dans le sens des pensées de DV12, qui expliquait encore récemment à quel point il était absurde pour un team de filer des fortunes à des pilotes sans avoir la moindre idée de comment ils s’entraînaient…
« What’s the number one mistake you think teams make with riders? Not riders themselves but the teams.
I think there are two big mistakes they make in my opinion. Way too often, teams sign riders with injuries that haven’t been fixed. How many times has a team hired a rider with shoulders that have been popping out for years for example. Teams are spending a lot of money on riders but never get them in a doctor’s office before they seal the deal. In soccer for exemple, players go thru a very detailed physical before the contract is signed. Lot of players didn’t get to sign their deal because they had small injuries or even tooth cavities. They also do physical tests. The soccer clubs have the players do a VO2 max prior to finalizing the contract. If you have a bad knee and the results of your VO2 max suck, you will never sign a soccer deal. This never happens in SX/MX and I think it’s stupid not to do like they do in soccer. I’m sure they do that in other big money contracts sports too. The other mistake is to sign riders and let them do what they’ve been doing training/practicing wise. When you sign a Dungey, you know his program works and you don’t have to worry about it.
When you sign a rider that struggled or never delivered to his potential, just changing the brand of bike will not drastically transform him. Teams sign the checks and spend hundreds of thousands of dollars to go racing but I don’t think they have enough authorities on riders. In other sports where players make 10-20-30 times more money than MX riders, teams and coaching staff have total authority on players and players just do what they are told to do, physically, technically and strategically. A top 5-8 guy that says his program is working for him but hasn’t won anything nor improved in the last few season annoys me a lot. The goal for a top 5-8 guy is to win even if a Dungey, Roczen and Tomac are racing, they should work to beat them.
Not say their program works. It obviously doesn’t if they aren’t improving and racing with those top 3 guys. This philosophy works also with rookies. Too many teams let the rookies train and practice with their buddies and people that call themselves coaches/trainers without having much say in their program. This can’t work. When a team spend millions to go racing they have to have a knowledgeable and efficient coaching staff to guide them. Take the PC team for exemple. They’ve struggling a bit. Don’t you think they’d be better with some in house coaching that could follow the riders and report to Mitch on what’s going on? Rather than letting the riders do what they do and see if what they’ve done actually work on Saturdays? Just my opinion. »
Sujet : Ryan 1er succède à RD5
Dans la construction de sa brillante carrière, Ryan Dungey s’est appuyé sur deux hommes clés qui lui ont permis, l’un après l’autre, de franchir les étapes indispensables sur le chemin de la gloire.
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Roger De Coster dans un premier temps, qui a su déceler et façonner la pépite Dungey. Avec son expérience inégalée, le belge a transmis son savoir à Ryan, lui permettant d’atteindre le plus haut niveau et de s’imposer comme l’un des piliers de la scène US.
THE MAN ne tarit pas d’éloges sur son poulain (on ne compte plus le nombre de fois où Roger emploie le terme ‘dedicated’ dès qu’il évoque son protégé) et n’a pas hésité à déclarer que de tous les pilotes avec lesquels il a collaboré, Ryan Dungey occupe la première place.
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Seulement, il manquait quelque chose à RD5 pour combler la « faille mentale » et devenir la bête à gagner d’aujourd’hui.
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C’est là qu’intervient Baker, arrivé dans la vie professionnelle de RD5 au moment opportun. Après avoir subi la domination de Villopoto, on pouvait craindre un scénario bis avec Roczen dans le rôle du bourreau.
RV2 parti vers d’autres (mé) aventures, j’avais misé sur l’allemand pour prendre le fauteuil de nouveau leader chez l’oncle Sam. J’imaginais KR94 prendre aisément l’ascendant psychologique sur l’officiel KTM, méthode appliquée avec succès par Villopoto pendant 4 ans en SX.
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En s’attachant les services de Baker, Dungey a su se remettre en question, c’est aussi ça la marque des grands champions. Le boulanger a « construit » le champion d’aujourd’hui, le diesel est devenu turbo, et pour ceux qui doutent encore de l’importance du mental dans le sport de haut niveau, Dungey est un cas d’étude intéressant. Bref, le champion du Minnesota a pris une toute autre dimension depuis son arrivée chez KTM et son association avec Baker, le titre « par défaut » acquis en 2010 n’est plus qu’un vieux souvenir.
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Comparée à celle de ses glorieux aînés, la trajectoire de Dungey ne suit pas la même voie.
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Quand on évoque Mac Grath, RC4, Stewart ou Villopoto, on pense à la chronique d’une domination annoncée. Après leur succès chez les jeunes, ces quatre mousquetaires avaient toutes les cartes en main pour réussir et s’imposer dans la catégorie reine. C’était écrit, et ça ne faisait aucun doute dans l’esprit des initiés.
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Cette évidence ne vaut pas pour Dungey, qui a subi l’ascendant psychologique de Jason Lawrence en Lite (2008), puis celui d’RV2 pendant un bon moment, au point qu’on pouvait se poser la question du syndrome Poulidor.
L’association KTM – De Coster – Baker a tout changé. Connu pour sa régularité légendaire et sa montée en puissance progressive, Ryan 1er a appliqué la méthode Goldorak : métamorphose. Il est devenu rapide dès le premier virage, a donné plus d’agressivité à son pilotage, et a accepté le contact quand il n’y avait pas d’autre option.
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Comparé à 2010, la couronne 2016 de Dungey n’a pas la même saveur (remarque qui vaut pour 2015). Le gendre idéal a pris la pleine mesure de son potentiel, dans sa tête il est devenu le patron, et n’a peur de personne (ça change tout).
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A mon avis, « avec Dungey c’est pas fini »…
Dès Hangtown, il sera intéressant de voir quelle réponse il propose aux velléités de Roczen (esprit revanchard après sa place de vice champion SX) et de Tomac (dont tout le monde dit qu’il est l’homme de l’outdoor, et qu’il doit justifier le choix de Kawa).
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Un fauteuil pour trois, ça me rappelle le MXGP, voilà qui promet un été palpitant pour les uns, meurtrier pour les autres…