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Enfin, ça y est, l’heure d’Anaheim 1 2026 a sonné ! Enfin une bonne raison de se lever le dimanche matin ! D’autant que cette année, les histoires ne manquent pas dans notre feuilleton favori, avec plus d’intrigues dans deux saisons de Desperate Housewives. En plus, après avoir peur pour la météo, catastrophique cet hiver sur la Californie, les Dieux du SX ont bien voulu collaborer en proposant un circuit sec et un temps idéal à la pratique. En plus, la piste était plutôt réussie, cette année, avec des enchaînements à plusieurs combinaisons à peu près égales possibles, des trois que tout le monde ne faisait pas et des whoops bien dosés et même un premier virage bien technique, avec ce petit appui en dévers à escalader sur l’angle, qui a fait quelques victimes. Bref, un écrin idéal pour cette rentrée des classes où tout le monde porte son nouveau cartable et ses chaussures qui brillent…
Parmi les (nombreuses) grandes interrogations de ce Anaheim 1 2026, le cas Eli Tomac. Chaud au Canada pour ses débuts en orange, franchement moyen en Australie, voire mauvais, on entendait tout et son contraire sur Eli. Qui, effectivement, se cherche, puisqu’il a été jusqu’à abandonner son sacro-saint « scoop tyre » à l’arrière pour revenir à plus de normalité. La rumeur veut qu’il se soit fait éteindre comme il faut par Mookie en pré-saison, par exemple. Pas de quoi le mettre en confiance. Et pourtant, on n’a pas eu besoin de longtemps pour comprendre que ce ET là était sur la bonne planète. Meilleur temps dès le premier essai (désormais qualificatif, d’ailleurs), avec une attaque digne d’un Seb Tortelli en 1998, les coudes bien hauts, le vétéran a ensuite enchaîné une journée presque de rêve. Deuxième tranquille de sa heat derrière son nouveau coéquipier Jorge Prado, Eli a réussi ses deux départs en finale en rentrant à chaque fois dans le top 3. Agressif comme un pitbull sous cocaïne, il n’a pourtant commis que très peu d’erreurs. Et il valait mieux, parce que son vieux pote Kenny n’attendait que ça. Et voilà donc un parfait début à la lune de miel ET3/KTM. Notez que ça doit les changer, les Oranges, de leur pilote star qui ne voulait même plus leur parler l’année dernière. En tout cas, pour le moment, l’amortisseur fonctionne bien, et Eli a vanté les mérites de sa machine à chaque occasion qui s’est présenté. Pas bête, d’autant que le nouveau CEO de chez KTM assistait ici à sa première course. Bon timing. On verra combien de temps ça va durer, mais disons que ça commence bien !
Même s’il joue la carte de la stabilité depuis quelques années, on a parfois du mal à savoir quel Ken Roczen va se présenter au départ. Et pourtant, après sa belle intersaison, on devrait maintenant lui faire confiance : il est revenu au plus haut niveau. Peut-être pas celui d’avant blessure, mais en tout cas pas bien loin. À 32 ans, l’Allemand sait de qui il est capable, et, comme tout le monde, se doute que s’il y a une année où prendre le titre en filou, c’est bien celle-ci. Ça part bien, quoi qu’il en soit, avec son excellente prestation sur cet Anaheim 1 2026. Bien parti dans le top 5, Kenny a comme d’habitude dégainé très vite pour passer Hunter Lawrence puis Jorge Prado sans problème. À partir de là, il n’a jamais pu combler les deux secondes et demi de retard sur Eli, mais au moins il a essayé, et ce toute la course, sans jamais renoncer. De quoi penser que cette année, le pilote Suzuki n’est pas là que pour faire le nombre, et qu’il croit vraiment en ses chances. Parce que là, franchement, avec plus de vingt secondes d’avance sur le pack, il aurait pu facilement laisser son rival de longue date partir. Mais non, il termine dans sa roue. Et si c’était enfin l’année Kenny ? C’est évidemment un peu tôt pour dire ça, mais on peut espérer, en tout cas…
Pff, que dire de cette prestation de Jorge Prado ? Incroyable, comme il l’a dit lui-même ? Déjà, l’Espagnol était très à l’aise aux essais, ce qui était une bonne surprise en soi. Mais qui, honnêtement, s’attendait à une telle suite ? Vainqueur (certes un peu chanceux) de sa heat, on peut pouvait se dire que sa soirée était réussie. Mais sortir une telle finale, pour son septième SX seulement, respect. Comme d’hab’, ça a commencé avec un super départ, une constante à laquelle les Ricains vont devoir s’habituer, eux qui prennent Vince Friese pour un bon starter. Surtout, ensuite, le néo-pilote KTM n’a rien lâché, enchaînant les tours comme un vétéran du sport. Le 3 sur table en sortant du tunnel ? No problème. Les whoops ? Très correct dedans, à défaut d’être excellent. Bref, il a réussi à contenir toute la course Jason Anderson, pourtant pas vraiment un peintre en SX (champion des USA et du monde, même!) et Hunter Lawrence sans donner l’impression de forcer ou de se mettre au-dessus de ses pompes. Un 180 radical par rapport à son année 2025. Imaginez le shoot de confiance que cette course va lui donner, lui qui n’en manque déjà pas trop… Evidemment que ce podium est quand même un poil heureux et que ça ne passera pas si bien à chaque fois, mais quand même, saluons les progrès. Ah oui, j’oubliais, sa KTM a été jugée trop bruyante au sono et il perd donc trois points au championnat. Pas de quoi l’empêcher de célébrer, selon nous.
La course d’Hunter Lawrence a été gâchée au moment même où il s’est fait passer par Jason Anderson en tout début de course. On sait que les deux ont une longue histoire déjà, on a bien vu qu’Hunter a pris toutes les précautions d’usage pour ne pas réveiller la bête. Du coup, il a perdu un temps fou derrière El Hombre, et a commis un paquet d’erreur au passage. Mais s’en sort au final avec une quatrième place (très?) bien payée et quasi idéale pour le championnat, surtout pour un pilote qui n’a pas pas semblé flashy ni inspiré sur cette finale. Good job, donc.
Bons débuts US en Suz’ pour Jason Anderson, qui place une deuxième jaune dans le top 5. Voilà qui n’a pas dû arriver depuis un moment ! El Hombre a fait du El Hombre : agressif, difficile à doubler, mais aussi rapide, quand même. Le style, lui, est toujours là, et ça nous fait un vétéran de plus dans le top 5. Belle entrée en matière, donc, pour JA21.
Justin Cooper n’a pas réussi un excellent départ, et a décidé dès la première séance d’essais de ne pas dribbler les whoops. À partir de là, difficile d’attendre de lui des miracles. J-Coop a tout de même assuré l’essentiel, en se battant pour remonter. Quinzième au premier tour, il a été les chercher, les places, et avec les dents ! Solide à défaut d’être génial, il prouve en tout cas qu’il faudra compter sur lui dans des jours meilleurs, avec un bon départ par exemple.
Soirée mitigée pour son coéquipier et tenant du titre Cooper Webb. Pourtant, ça partait plutôt bien avec un bon départ en heat, vite gâché par une erreur inhabituelle de sa part, quand il est allé éperonné son pote Aaron Plessinger comme Asterix un bateau pirate. Ensuite, il avait quand même réussi à se hisser en tête de la finale, avant le restart. Pas si mal parti au deuxième départ, il a tout perdu dans le premier virage et s’est retrouvé autour du top 10, avant de chuter en remontant. Bref, une soirée pas idéale mais pas catastrophique non plus pour le champ’, qui sait très bien que la saison est longue. Et qu’il sera sans doute là quand ça compte. Notez qu’il a reconnu publiquement utiliser le modèle 2025, qu’il connaît par cœur, plutôt que le nouveau châssis 2026.
Quand on parle de soirée difficile, bienvenue dans la vie de Chase Sexton. Là aussi, ça avait pourtant bien débuté aux essais. Le style, la classe même, sont bien là sur la Kawasaki, et la vitesse pareil, puisqu’il a signé le meilleur temps. Bien parti en heat, on s’apprêtait à voir une belle bagarre avec son pote Kenny, quand Chase, parti sur l’avant dans un saut, a planté la tête dans l’appel du pont comme une autruche en plein désert. Mal parti en finale, il est tombé au troisième tour. Avant, ensuite, de rouler comme si quelque chose n’allait pas. Guidon tordu ? Avant mal aligné ? Clairement, ce n’était plus le Chase des essais, et je doute que ce soit une histoire de réglages ou de malédiction Kawasaki. Rien d’inquiétant, donc, selon moi. Je ne serais pas du tout étonné qu’il gagne la semaine prochaine, par exemple. Franchement, le moto a l’air d’aller bien, et le pilote a eu des vrais moments de brillance, les choses devraient donc rapidement s’améliorer. Une pensée tout de même pour le staff Kawasaki, qui a vu Jorge Prado réaliser la soirée de sa vie pendant que Chase galérait, tandis que Garrett Marchbanks, le deuxième pilote, ne s’est même pas qualifié. Quand ça ne veut pas…
Bien, les débuts de Dylan Ferrandis sur la Ducati officielle ! Bons départs, belle vitesse, DF14 est longtemps resté tout près du top 5, se battant toute la finale avec les tops. De très bon augure pour une toute première sortie avec la moto. Par contre, il avait l’air franchement frustré après sa heat, sans doute à cause de l’attitude de son nouveau coéquipier. Justin Barcia devrait manquer quelques courses, même s’il va bien, ce qui va donner du temps à Dylan seul sous l’auvent, mais on peut penser que la relation va vite devenir difficile si les deux se retrouvent trop souvent ensemble comme ça a été le cas ici.
Pas grand chose à dire sur Aaron Plessinger, qui s’est bien fait pourrir sa soirée d’Anaheim 1 2026 par son pote Coop’. On peut en effet légitimement penser qu’AP aurait terminer au moins sur le podium de sa heat, avec donc une bonne place sur la grille pour la finale. Là, l’effet boule de neige a fait qu’il était loin, est donc mal parti en finale et n’a pas briller dans sa remontée. A revoir.
Derrière, rien d’extraordinaire. On attendait un peu mieux d’un Christian Craig très bon cet hiver. Beaucoup mieux, aussi, du service médical, qui a pris un temps fou pour venir secourir Justin Barcia après son horrible crash. Notez que Justin comme Malcolm Stewart s’en sortent bien, avec des contusions et un peu bout d’os du dos cassé pour JB51, et une épaule déboîtée pour Mookie. Plus de peur que de mal, comme on dit, et tant mieux. Les images, en tout cas, font froid dans le dos, et c’est pour ça qu’on a décidé de ne pas les montrer.
Débuts en 450 SX plutôt discrets pour Austin Forkner, qu’on n’a à vrai dire pas vu. Au contraire d’RJ Hampshire, qui a fait le spectacle avec une spectaculaire chute dans les whoops. Du vrai Ardjé, quoi.
Il en a manqué à nos deux français Romain Pape et Stephen Rubini pour aller en finale, mais pas si mal quand même pour Romain, pas si loin de pilotes expérimentés en SX.
Enfin, respect à Mitch Harrison, qui s’est faufilé en finale. Quand on regarde la liste des noms, c’est bien lui le moins prestigieux. Bravo !
Catégorie 250 côte ouest Anaheim 1 : Max Anstie, du solide !
Arrivé comme favori sur cette côte ouest avec évidemment Haiden Deegan et Levi Kitchen, Max Anstie n’a pas tremblé. Vainqueur de sa heat, parti dans le top 3 en finale, l’Anglais a roulé comme le vétéran qu’il est, puisqu’il a tout de même 12 ans de plus que DangerBoy, par exemple. Bonnes trajectoires, vite dans les whoops, jamais hors de contrôle, Max a livré une copie quasi parfaite. Et ce au bon moment, puisque les autres favoris se sont un peu tirés une balle dans le pied tout seul. Maintenant qu’il est là, il va falloir aller le déloger, le vieux !
A part sa victoire l’année dernière dans la boue, Chance Hymas n’est jamais monté sur un podium de SX. De retour d’une opération du genou, et sans avoir fait de course depuis High Point 2025, le pilote Honda a prouvé qu’il avait le potentiel pour enfin devenir le pilote qu’Honda attend. Stylé, agressif, rapide dans les whoops, Chance aurait peut-être même pu accrocher Max s’il s’était débarrassé plus tôt de Ryder D. Dommage qu’il ait commis trop de petites erreurs en début de manche. Reste une superbe ouverture quand même, qui promet une belle saison.
Premier podium de Ryder DiFrancesco également à Anaheim 1 2026, après avoir réalisé le holeshot. Le jeune pilote Husqvarna a certes profité des malheurs des autres, mais a su capitaliser malgré tout, et a réussi à trouver les ressources pour résister à Haiden Deegan en fin de course. Lui aussi de retour d’une grave blessure, voici de quoi bien commencer la saison ! Bon, ça manque quand même un peu de vitesse, mais voilà de quoi mettre en confiance.
Bilan évidemment plus mitigé pour Haiden Deegan. Déjà, il s’est fait battre aux chronos par son meilleur ennemi Levi Kitchen. En heat, rien à dire : holeshot, tchao bonsoir, et victoire large. Difficile, de fait, de comprendre son si mauvais départ en finale. Et même ensuite, disons qu’on attend mieux de sa part que cette remontée. Comme l’année dernière (et celle d’avant, et celle d’avant…), on voit beaucoup d’erreurs, notamment de précipitation : ça glisse en sortie de virage, ça accroche des réceptions, ça rate des enchaînements… Rien à faire, DangerBoy est vraiment meilleur en Outdoor qu’en SX, pour l’instant. Quant à sa manœuvre sur ce pauvre Cameron McAdoo, disons qu’elle n’est sûrement pas volontaire, mais la preuve que le garçon pense être seul en piste et n’en a que faire des autres. Bref, une copie très perfectible…
Michael Mosiman a plutôt bien roulé, lui, et signe un top 5 encourageant, surtout après s’en être mis une bonne en heat.
Levi Kitchen a le chic pour se compliquer la tâche. Rapide aux essais, avec le meilleur temps, le pilote Kawa a plutôt réalisé une bonne heat, même s’il s’est battre par Max Anstie. Parti dans le paquet en finale, le grand dadais n’a rien trouvé de mieux que de se vautrer dans le premier virage. De quoi l’obliger à remonter, ce qu’il a plutôt bien fait, au lieu de se battre tranquillement pour la victoire. Même s’il limite les dégâts, il lance quand même sa saison avec un handicap, sachant que Deegan ne partira pas aussi loin à chaque épreuve… Dommage.
Derrière, mention bien pour les deux pilotes ClubMX Max Vohland et Hunter Yoder, notamment ce dernier qui a bien progressé cet hiver. On note la dixième place de Dilan Schwartz, pourtant dans les derniers au premier virage. Et une timide seizième place pour Anthony Bourdon, qui a chuté en début de course.
Enfin, Cameron McAdoo l’a échappé belle, lui qui s’en est mis une belle à cause d’Haiden Deegan, qui l’a recoupé en l’air. Chaud bouillant, comme à son habitude, Cam avait la vitesse pour jouer le podium mais a chuté. Avant, évidemment, le gros crash qui aurait pu être lourd de conséquences. Malgré tout, le pilote PC a choisi de rester en piste, même au ralenti, histoire de récupérer un point ou deux sur un malentendu. Preuve de la grinta du jeune !
Allez, on reste en Californie la semaine prochaine, direction San Diego. C’est reparti !!!