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Nashville, round 13. Ou comment passer d’un extrême à l’autre niveau terrain. Car autant Saint Louis était souple et plein d’ornières, autant Nashville ressemblait à La Fare-les-Oliviers dans les années 90. Une piste dure comme du béton, avec en plus quelques enchaînements pas si simples à envoyer et une partie sable sympa, avec deux possibilités qui ont bien fonctionné chacune leur tour au fil de la soirée, jusqu’à ce qu’Hunter trouve LA solution : triple puis intérieur. La recette pour gagner.
Car oui, c’est bien Hunter Lawrence qui s’impose et fait même une sacrée bonne affaire sur cette épreuve de Nashville. Pourtant, la finale a plutôt mal commencé pour le #96 qui, une fois encore, n’a pas super bien négocié le premier virage en glissant un peu, avant de se faire couper la chique par son meilleur ennemi Jorge Prado. De quoi passer d’un potentiel holeshot, ou au pire une deuxième place derrière Justin Hill, à la cinquième place. Le tout en un enchaînement ! En plus, se voir passer devant par Jorge Prado et Vince Friese, deux des plus pénibles à doubler du plateau, et son adversaire direct Ken Roczen doit avoir quelque chose de sévèrement déprimant. Autant dire que là, on ne donnait pas cher de sa peau, surtout avec Kenny en mode sprinter olympique devant. Sauf que cette fois, Hunter n’a pas baissé les bras, mais les temps. Avec notamment cette fameuse trajectoire dans le sable qui lui a permis de gratter des secondes. Finalement, l’Australien s’impose facilement, avec une belle avance, et profite des déboires de Kenny et d’Eli Tomac pour reprendre seul la plaque rouge et même un peu d’air au championnat avec dix points d’avance. Qui l’eût cru il y a deux semaines, quand il s’est mis une cabane de l’espace dans les whoops ? Là, on est quand même sur du très solide ! Hunter a complètement renversé la vapeur, en montrant clairement que le patron était revenu. Les mouches ont changé d’âne ! Grosse journée, en tout cas, pour le championnat.
Discret, si ce n’est invisible depuis un petit moment, voici que le champion en titre se réveille d’un coup à Nashville. Et avec la manière, en s’offrant cette belle deuxième place en partant douzième ! À vrai dire, Coop’ a quand même largement profité des erreurs des autres, lui qui ne signe que le sixième temps de la finale, mais il a fait du Coop’ : ne rien lâcher jusqu’au bout, et passer autant de gars que possible. Le voilà ainsi récompensé avec son sixième podium de la saison. Et mine de rien, il n’est qu’à 28 points de la plaque rouge, et treize seulement de la troisième place d’Eli Tomac. S’il a un bonus prévu pour le podium en fin de saison, ET3 a toutes les raisons d’avoir peur !
Dès le moment où Ken Roczen a passé Justin Hill pour la tête, on était plusieurs à penser que c’était game over, et une troisième finale de suite pour l’Allemand. Toujours aussi électrique en début de course, Kenny a fait des merveilles pour doubler vite et propre, en allant de l’avant. Mais ensuite, il a eu beau pousser, il n’a cette fois pas réussi à casser Hunter mentalement. Avant de se louper une première fois, puis une deuxième en allant seul à la faute. Ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé, lui qui marchait sur l’eau à la Moïse ces derniers temps. Il a toutefois su se remettre dedans et aller chercher ce podium, qui lui permet de continuer à y croire. Du bon Kenny, à défaut d’avoir eu de l’exceptionnel.
Auteur d’une belle cabriole digne de Benny Hill aux essais, on se demandait bien quel Chase Sexton allait se pointer à Nashville. Finalement, après une heat compliquée, le pilote Kawasaki, très mal parti une fois encore, a mis la marche avant pour aller sauver un top 5 pas si mauvais compte tenu des circonstances. OK, c’est bien payé, mais ça reste bien mieux que ce qu’il avait montré récemment…
JUSTIN HILL ! Bon, OK, ça aurait dû être Dylan Ferrandis dans le top 5, mais peu importe. Justin a quand même roulé la folie à Nashville, notamment en début de manche. Après, ça a un peu manqué de fraîcheur, mais on a pu constater que le talent et la vitesse étaient toujours là chez notre homme, qui s’est paraît-il amusé à ouvrir un quad au milieu de la finale. Honnêtement, je n’ai pas vu, mais ça n’a rien d’étonnant venant de lui. On notera qu’il avait déjà fait un carton à Nashville en 2023, en y signant son premier top 5 en 450 SX. Certains disent que la motivation du cadet des Hill vient des trophées ici, qui sont des guitares, lui qui est un musicien confirmé. Une théorie qui se tient…
Dylan Ferrandis a sûrement réalisé une de ses meilleures finales 450 depuis bien longtemps à Nashville. Dixième dans les premiers tours, le Français a suivi dans sa remontée Cooper Webb, et était bel et bien dans la conversation pour le podium quand il est passé par-dessus l’appui de sable et n’a pas fait l’effort de reprendre la piste où il devait, ce qui lui a coûté une place de pénalité. Peu importe, l’essentiel est ailleurs. Selon lui, le testing sur la Ducati a porté ses fruits et il est maintenant confortable sur la moto. En tout cas, ça faisait un moment qu’on ne l’avait pas vu aussi proche des temps des meilleurs, et ce jusqu’au bout de la finale. Ses passages dans les whoops, par exemple, étaient dignes des meilleurs. Si cette forme se confirme, ça promet pour l’Outdoor…
Derrière, dure soirée pour Justin Cooper. Pourtant bien parti, J-Coop était à des années-lumière de sa forme de la semaine dernière. À revoir.
Bien, par contre, pour Garrett Marchbanks, qui progresse pas à pas.
Notons le retour de Dean Wilson, onzième. Bien payé, mais pas mal.
Ensuite, signalons la soirée catastrophique des pilotes KTM. À commencer par Eli Tomac, qui avait pourtant démarré la journée comme un furieux : meilleur chrono en qualif, redoutable d’agressivité et de vitesse en heat, ET3, de retour avec son pneu sable, ne s’est pourtant jamais vraiment mis en route en finale, traînant autour de la huitième place avant de s’en coller une vraie au freinage. Difficile de comprendre l’écart de performance entre la heat et la finale… La terre encore moins adaptée au pneu ? Les réglages ? La lune ? Toujours est-il que notre gars perd gros, en se retrouvant à 15 points d’Hunter. Il va falloir trouver des solutions rapidement, d’autant que d’autres terrains béton sont prévus à l’horizon avec Denver et Salt Lake.
Jorge Prado, lui, était à la bagarre pour le podium. Un nouveau bon départ, une bonne vitesse de pointe pour l’Espagnol, qui a malheureusement chuté fort dans les whoops. Ensuite, il a roulotté derrière Eli Tomac, sans aucune envie de le doubler, selon les observateurs sur place. Peut-être pas bête pour l’ambiance dans le team…
Enfin, big shoot out à Zach Williams, 32 ans, passé pro en 2012, qui vient de rouler sa première finale 450 à Nashville, après être passé tout près tant de fois. Sa vingtième place a beau être anecdotique, il s’en souviendra longtemps !
Catégorie 250 côte est Nashville : Cole Davies prend le large
Cole Davies a une fois encore dominé de la tête et des épaules cette finale de Nashville, en s’appuyant notamment sur son point fort : les whoops. C’est simple, il a effectué tous ses dépassements dans cette zone, se montrant prudent ailleurs sur ce terrain aussi piégeux qu’un space cake. Drew Adams, Dax Bennick, Nate Thrasher… Aucun n’a pu résister au Néo-Zélandais, qui a ensuite géré tranquillement, comme en démonstration. Ceux qui suivent ce site depuis un moment savent tout le bien qu’on pense de son pilotage depuis le début, mais le voir confirmer comme ça de course en course reste un plaisir. Bref, sauf énorme erreur ou souci mécanique, « Cold » Davies va aller cueillir à 18 ans son premier championnat, en attendant les autres. Trop fort.
Nate Thrasher se réveille petit à petit, en cette fin de saison, lui qui l’avait démarrée blessé. Il faut dire qu’il est dans sa dernière année de contrat avec Star Racing, et qu’on le voit mal être signé de nouveau. Là, sur ce coup, il a eu un peu de chance avec les malheurs de Seth Hammaker et de Dax Bennick, mais il a aussi beaucoup été de l’autre côté du rideau, donc ça équilibre. Bref, pas si mal, même si ça manquait quand même un peu de rythme.
OK, il y a eu des circonstances de course, des chutes, des déclassements… Mais quand même, quel plaisir de retrouver Devin Simonson sur le podium. Le type est passé en trois ans de privé (de tout) sans le sou à meilleur pilote ClubMX, sur un podium de SX US, septième du classement à égalité avec Nate Thrasher ! Une vraie histoire de Cendrillon moderne, version sports mécaniques. Et sans même partir devant, puisqu’il passe septième sur la ligne du holeshot. Preuve aussi que le team ClubMX bosse efficacement dans son coin, avec Chad Reed à la baguette !
Auteur du holeshot, Dax Bennick s’est longtemps battu pour le podium et a montré de belles choses. Dommage qu’il ait glissé devant les mécanos, en emmenant avec lui Seth Hammaker de façon spectaculaire ! Ça progresse pour le jeune officiel HVA, même s’il en manque encore un peu en vitesse.
Encore une soirée difficile pour Seth Hammaker, qui s’est mis deux grosses boîtes dans cette même finale de Nashville. Le pilote Kawa avait annoncé qu’il devait se lâcher plus, et le voilà qui retombe dans ses anciens travers. Même si, honnêtement, il n’y est pour grand-chose dans l’accrochage avec Dax. Pris en vitesse pure par Cole Davies, il n’a de toute façon pas d’autre choix que de tout tenter, et du coup des fois ça ne passe pas… Déclassé de deux places par l’AMA, il perd de précieux points dans la quête du titre. En même temps, qu’est-ce qui lui a pris de couper le virage pour empêcher Simonson de doubler ? OK, la faute n’est pas grave en soi, mais il faut bien faire respecter les limites de la piste, à un moment donné… Sinon, ce n’est pas la peine d’en avoir. Bref, ça se complique encore plus pour ce bon vieux Seth.
Enfin, terminons sur la superbe finale d’Henry Miller, longtemps à la bagarre avec Devin Simonson. Pro depuis dix ans, cet habitué du top signe ici une de ses meilleures performances en SX.
Allez, direction Cleveland, pour rentrer un peu plus dans le money time !