Le SX US 2026, ça y est, c’est dans trois dodos seulement ! Même si l’intersaison a semblé plus courte que jamais, quel plaisir, de retrouver le feuilleton le plus palpitant de l’année dès samedi soir, à Anaheim Ouane. Une ouverture qui se fera au sec, ce qui n’est déjà pas si mal ! Dommage quand même qu’on soit déjà privé de LA star du MX/SX mondial Jett Lawrence, qui rate donc une deuxième chance consécutive à ce titre SX US 450. Autant dire que le record de Jeremy McGrath s’éloigne petit à petit…
Ceci dit, l’absence du boss Jett a un avantage certain : redonner espoir au plateau. Parce que, soyons honnêtes, seul Chase Sexton a l’air de vraiment croire au fait de pouvoir battre le petit génie australien sur la longueur d’un championnat de SX à la régulière. Jett hors du tableau, la donne n’est la même, puisqu’ils sont maintenant quatre à pouvoir légitimement y croire : Chase Sexton, Eli Tomac, Cooper Webb et Ken Roczen. Cinq, en y ajoutant Hunter, sur ses récents résultats en Outdoor et SMX. Mais ça parait quand même difficile de le placer avec le Big 4 alors qu’il n’a encore jamais remporté un seul SX…
Parmi notre Big 4, donc, qui ? dur à dire, quand deux des intéressés ont tout changé à l’intersaison. Chase sur la Kawa, on peut déjà dire que c’est beau. Entre la présentation 5 étoiles à Hawaï, les tenues impeccables et le style toujours aussi pure du garçon, on a l’impression que la transition va être plus smooth que l’an dernier, où il avait l’air bien stressé pré-saison… Avant de gagner Anaheim 1, puis de s’embrouiller peu à peu avec le team. Sans m’avancer outre mesure, j’ai quand même la sensation à travers de ce qui se dit sur lui et ce qu’il dit lui-même que la transition vers les Verts a été faite en souplesse et que l’association pourrait bien être fructueuse. Après tout, Chase a terminé deuxième tout près de Cooper Webb l’an dernier, sur une moto qu’il détestait au moins autant que son team. Donc, dans un environnement plus sain pour lui, on se dit que ça devrait aller, non ?
En ce qui concerne Eli Tomac, pas facile de tirer de plans sur la comète. ET3 sait ce qu’il veut de sa moto, pour le meilleur et pour le pire. Bien en WSX au Canada, pas bien du tout en Australie, on ne sait pas du tout quel Eli va se pointer à Anaheim 1. En tout cas, le rumeur veut qu’il n’était pas dans le rythme avec Malcolm Stewart quand il est venu testé en Californie. Ceci dit, Malcolm est de ceux qui volent à l’entraînement, et ont parfois plus de mal en course, tout le contraire d’Eli. Difficile quand même d’en faire un favori pour le titre, même s’il va bien aller chercher quelques finales.
Cooper Webb, on commence à connaitre le topo : il part bien, ne lâche rien, est parfaitement préparé physiquement, manque un peu de vitesse mais ne descend que rarement du podium, engrange les points et pèse en fin de championnat… Remember 20205 ! Cette saison, il est apparu assez affûté au SX de Paris, où il se présente habituellement déguisé en Obelix. Pas cette année, où il était plutôt en mode Asterix, le moustache en moins. La Yamaha a évolué, reste donc à savoir s’il a déjà validé tous ses réglages, ou, tout simplement, s’il va plutôt être sur une 2025 déguisée, une autre possibilité. En tout cas, sauf blessure, il sera là en fin de championnat.
Ken Roczen semble vieillir comme le bon vin. Dans le coup pour le championnat l’année dernière jusqu’à Tampa, il a semblé retrouvé une vitesse qu’on ne lui avait pas connu depuis longtemps. Une impression confirmée en WSX, où il a fait des merveilles, face à un plateau qui, cette saison, ne faisait pas rire. Kenny connait sa Suzette comme sa poche, est toujours bien préparé physiquement, est rapide… Mais comme l’enclume finit toujours pas tomber sur le coyote, il finit toujours par avoir un souci. Et si cette saison était la bonne ? Ce serait à coup sûr une belle histoire et une sorte de justice retrouvée, lui qui n’a pas de titre SX quand Coop’ en a trois…
Hunter Lawrence n’a encore jamais gagné de finale 450 SX. Dur, donc, de la placer parmi les favoris au titre. Il a pourtant prouvé en Outdoor et en SMX qu’il est désormais un cador de la catégorie, au même titre que les autres. S’il n’a pas pas eu sa chance la saison dernière, avec des soucis de réglages sur les premières épreuves, puis la blessure, avouons qu’il a de bonnes chances de débloquer le compteur cette saison. Reste à voir comment il va gérer la vie, notamment l’entraînement, sans le frangin…
Après ces quelques pilotes, on a moins d’évidence, au moins pour aller chercher ce titre SX US 2026 … Le plus proche, à défaut d’être le plus charismatique, reste Justin Cooper. L’officiel Yamaha n’est qu’à quelques whoops de pouvoir gagner, et de façon régulière, tant il est bon partout ailleurs que dans ces quelques bosses, souvent neuf, qui le privent de faire mieux. A voir s’il a travaillé son blocage cet hiver. Le champion du monde de SX Jason Anderson reste lui aussi un bon candidat pour aller chercher une victoire, sur un malentendu, parce qu’on le voit mal rivaliser sur la longueur d’un championnat, quand même. Aaron Plessinger a été en chercher une ces deux dernières années, donc pourquoi pas encore cette fois ? Mais autant dire que pour le titre, on n’y croit pas une seconde non plus. Même chose pour Malcolm Stewart, même s’il se montre plus confiant que jamais, comme il nous l’a dit ici. Et quid des rookies Garrett Marchbanks et RJ Hampshire ? Jorge Prado ? Les officiels Ducati ? Pff, ça va être bon !
Allez, plus que trois jours à attendre pour avoir une partie des réponses. On rappelle que la seule solution en direct reste le Video Pass, et que le championnat n’est pas retransmis par une chaîne de télé française. Et vive le SX US 2026 !
7.9 € TTC
