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Denver, round 16 sur 17, et donc pénultième épreuve de la saison. Une course disputée sur le sec, ce qui change un petit peu de ces derniers temps, notamment la semaine dernière. Le circuit était lui aussi original, avec notamment la présence de deux séries de whoops, ce qui, de tête, n’était pas arrivé de la saison. À part ça, c’était plutôt du classique, avec quand même une chance de gagner beaucoup de temps en sautant le premier double de la ligne droite, ce que seul Justin Hill a été capable de faire. Une bonne partie sable aussi, qui a permis quelques dépassements et a vu quelques chutes. Bref, une bonne épreuve de Denver comme on les aime, avec ce sol béton caractéristique, qui rappelle les étés à Saint-Quentin-la-Poterie. Les vrais savent…
Après deux épreuves de suite avec pas mal de points jetés par les fenêtres, quel rebond de la part d’Hunter Lawrence ! Touché mais pas coulé à l’issue de la finale de Philadelphie la semaine dernière, le team Honda est allé cette semaine tester des courbes de départ à Lakewood, en altitude, comme ici à Denver. Force est de constater que ce n’était pas du temps perdu, quand on se remet le départ d’Hunter en replay. Du grand art, quasi parfait… Jusqu’au premier virage, où un contact (involontaire) de la part de Ken Roczen et une micro-ouverture ont permis à ce pénible de Jorge Prado de passer ! Pas question, toutefois, de laisser l’Espagnol décider du championnat. Hunter a cette fois pris les choses en main pour passer de façon correcte mais musclée le jeune hidalgo. À partir de là, Hunter a sprinté comme Usain Bolt pour créer un écart suffisant pour s’économiser une bagarre avec Kenny. Une fois que ce dernier est passé deuxième, il a bien essayé de faire l’effort pour réduire l’écart, mais Huntah a répliqué à chaque fois, et a fini par gagner le bras de fer à distance. Costaud, le type. Il a déclaré avant la course qu’il n’avait pas d’autre choix que de gagner les deux dernières courses. Le voilà avec la moitié du boulot de faite. Sachant qu’on retrouvera des conditions très similaires la semaine prochaine, difficile de ne pas voir le momentum, comme disent les Américains, basculer de nouveau du côté Honda, même avec un point de retard. En tout cas, respect pour ce rebond, après deux courses en dedans. Mentalement, c’est du solide, d’autant que la heat race n’avait pas été spécialement réussie, avec par exemple un début de course bien poussif… Mais quand c’est le moment, Hunter répond présent !
Pourtant, Ken Roczen est loin de démériter, et continue même de faire une saison exceptionnelle. Notre Allemand favori depuis Derrick a quand même passé Eli Tomac et Cooper Webb, en plus de l’inévitable Jorge Prado, pour aller chercher cette deuxième place, soit cinq titres SX 450 et, surtout, des pilotes qui l’ont régulièrement fumé comme un saumon les années précédentes… Ses dépassements montrent d’ailleurs son niveau de confiance : Kenny n’hésite plus une seconde à aller serrer Coop’, par exemple. Et celui sur Jorge est un exemple de stratégie : je te fais croire que je vais recouper, pour finalement faire le tour par l’extérieur… Du grand art. Kenny fait la saison de sa carrière, mais trouve toujours et encore ce satané Australien sur sa route. Les deux histoires sont tellement belles qu’on ne sait même pas pour qui être : le vétéran qui a tout gagné sauf ce titre SX, après ses multiples blessures quasi insurmontables, ou le frère aîné resté dans l’ombre de son génie de cadet… Pas simple ! Dénouement attendu dès samedi soir prochain à Salt Lake City.
De retour après deux courses off après s’être froissé à Cleveland, Eli Tomac tenait à rouler devant son public du Colorado. Armé d’un nouveau pneu Dunlop à mi-chemin entre son fameux scoop pour sable et un profil plus « normal », ET3 a semblé à l’aise tout au long de la soirée. Agressif comme un CRS sous coco dès les qualifications, il n’a certes pas brillé en heat, mais a répondu présent en finale. Il aurait peut-être même pu faire un peu mieux sans un calage dans le sable dès les premiers instants de la course, puis en passant son coéquipier Jorge Prado plus rapidement. Plus facile à dire qu’à faire, il n’y a qu’à demander à Cooper Webb !
Neuvième sur la ligne du holeshot, Malcolm Stewart récupère une quatrième place bien heureuse à Denver. Certes, Mookie était évidemment rapide sur cette piste à double whoops, mais il a aussi largement profité de l’hécatombe devant lui pour récupérer des places gratuites : Cooper Webb, Jorge Prado, Dylan Ferrandis et Justin Cooper auraient ainsi tous dû finir devant. Mais c’est comme ça, et tant mieux pour lui qui n’a pas été épargné par la malchance depuis le début de saison.
Seizième au départ, Chase Sexton est lui aussi bien remonté, mais, comme Malcolm, a profité de circonstances de course largement en sa faveur. Ne nous y trompons pas, cette cinquième place est plus belle sur le papier qu’en vrai. En plus des départs catastrophiques, on n’est pas encore sur du grand Chase, qui prend plus de deux secondes dans son meilleur tour par Hunter Lawrence. Cette fois, c’est le moteur qui est dans le viseur : on a appris qu’il a testé cette semaine avec Jamie Ellis, boss de Twisted Development, une boîte qui bosse sur les moteurs. Il fait ceux de Kenny, par exemple. Surtout, Jamie est grand spécialiste pour programmer les ECU, notamment pour les départs. Bon, là, il y a encore un peu de boulot, on dirait…
Vainqueur de sa heat, auteur du holeshot, Jorge Prado a longtemps été à la bagarre pour le podium à Denver. Bon dans les whoops, rapide dans les virages, l’Espagnol s’est ensuite appliqué à défendre sa position comme un All Black défend sa ligne d’essai. Car si Hunter et Kenny ont réussi à s’en débarrasser relativement rapidement, notamment grâce à leur pointe de vitesse d’élite, d’autres ont galéré. Eli Tomac, en premier. Puis Cooper Webb, incapable de trouver la solution, jusqu’à aller au contact de façon un poil désespérée, et finir le groin dans la terre. Après ce sauvetage, l’Espagnol n’avait plus rien dans le sac, mais il a encore montré de belles choses en matière de vitesse comme de technique. Par contre, il continue de se faire des ennemis, et ça pourrait finir par se retourner contre lui…
On n’a pas vu grand-chose du suivant, Garrett Marchbanks, mais il égale sa meilleure performance ever sur une 450 en SX. Bien payé, certes, mais le rookie commence quand même à trouver de la régularité dans le top 10 de la catégorie, ce qui n’est pas si mal. Une première saison encourageante.
Déjà entrevu la semaine dernière, Justin Barcia n’est encore pas passé inaperçu à Denver. Notamment en heat, où on a pu penser un moment qu’il allait battre Hunter Lawrence. Bien parti en finale, BamBam n’a pas hésité à jouer des coudes devant, avant de coincer quelque peu physiquement sur la fin. En tout cas, son retour est des plus divertissants, vu du canapé. Sûrement moins quand on partage la grille avec lui…
Reste à aborder quelques cas, comme Dylan Ferrandis, dixième. Une fois encore, DF14 méritait beaucoup mieux. Quinzième au premier virage, le pilote Ducati a effectué une remontée dantesque, en recollant au petit train qui jouait le top 5, voire le podium. Déchaîné dans les whoops, rapide dans les virages, le Français s’est hélas un peu précipité en dépassant Justin Cooper, les deux allant au tapis dans le sable. Avant de couper en deux Justin Hill parce qu’il a perdu son frein arrière… Bref, une dure soirée de plus, alors qu’il était parti pour l’exploit. On y croit pour Salt Lake City.
Onzième et très frustré, Cooper Webb a connu une finale difficile. D’abord, il s’est fait déposer comme un colis Amazon par Eli Tomac et Ken Roczen, ses deux meilleurs ennemis. Ensuite, il n’a jamais « trouvé les solutions », comme ils disent à la télé, pour parvenir à doubler Jorge Prado, qui avait mis la KTM en mode John Deere à roues jumelées. Plus grave encore, il s’est retrouvé sous la pression de son padawan Justin Cooper, qu’il a fini par sortir à moitié pour ne pas se faire passer. Avant de tenter n’importe quoi sur Jorge, et tomber en ayant l’intérieur… Soirée à oublier, donc, pour le champion en titre, officiellement éliminé de la course à la couronne cette saison.
Dure soirée aussi, donc, pour Justin Cooper, lui aussi parti de loin et remonté comme un avion vers l’avant jusqu’à son coéquipier et mentor. Sauf qu’avec rien à jouer au championnat, J-Coop, contrairement à l’an passé, n’avait aucune raison de rester derrière. Il a tout essayé, mais a fini par se faire tasser vertement par son « ami ». Puis de se faire à moitié sauter dessus par Dylan… Selon les rumeurs, il a fallu quelque temps à J-Coop pour redescendre en température, surtout par rapport à l’attitude de Cooper Webb. Il est temps pour lui de trouver autre chose que Star Racing Yamaha et de voler de ses propres ailes !
On signalera la performance de Justin Hill, qui s’est dit à la treizième minute de la finale qu’il allait bien falloir sauter ce 2/4 par-dessus la ligne de départ. En plus, ça paraissait tellement simple (et rapide) à le voir faire…
Une pensée pour Joey Savatgy, qui a chuté aux essais sur ce même enchaînement. Poignet déboîté, on peut penser que sa superbe saison de SX est terminée…
Enfin, fin de série pour Vince Friese, qui avait fait toutes les finales de la saison avant Denver. Lui et Kyle Chisholm se sont accrochés en LCQ dans la partie sable, de la même manière que Ferrandis et Cooper.
Catégorie 250 côte ouest à Denver : Haiden Deegan, who else ?
On sait que cette catégorie 250 côte ouest est jouée depuis un moment, et Denver n’a pas dérogé à la règle. Holeshot, tous les tours en tête et meilleur tour en course pour Haiden Deegan, qui les a pulvérisés. Rien à dire, le pilote Star Racing a superbement bien roulé et en profite pour passer devant au palmarès de victoires en 250. Place maintenant au Showdown, où il pourrait trouver en Cole Davies un adversaire à sa hauteur. On l’espère, en tout cas.
Levi Kitchen, en proie à des soucis avec son dos, n’est pas encore au top et n’a pas pu rouler autant qu’il le souhaitait pendant la coupure. Il a réussi l’essentiel ici, en reprenant l’avantage pour la deuxième place finale au championnat. Ça ne ressemblait pourtant pas au Kitch’ des grands jours, mais c’est tout ce qu’on a en ce moment…
Bon aux essais, deuxième en heat derrière Deegan, Ryder DiFrancesco n’est pas loin de la formule pour faire mieux. Il en manque encore un peu niveau expérience et attaque, mais le jeune a indéniablement du style et du potentiel. Pas mal.
Max Anstie, lui, semble de moins en moins saignant au fur et à mesure de la saison. Est-ce à cause de son programme à rallonge, avec le championnat du monde WSX ? Toujours est-il que le Max d’Anaheim 1 paraît bien loin…
Kayden Minear est le NEUVIÈME pilote Star Racing utilisé cette saison en SX 250, aux côtés des « titulaires » Max Anstie, Haiden Deegan, Michael Mosiman à l’ouest, et Pierce Brown, Cole Davies, Nate Thrasher à l’est, plus les deux autres rookies jetés dans le bain, Caden Dudney et Landen Gordon. Et le pire, c’est que ça marche presque à tous les coups ! Le rookie australien ne s’est pourtant pas rendu la tâche facile, en se faisant sortir par Levi Kitchen au dernier virage de la heat. Passé à côté de l’arrivée, Kayden a été obligé d’aller au LCQ. Où tout allait bien quand il est tombé ! Heureusement, il a eu le temps de remonter pour se qualifier. Et s’est offert un départ moyen en finale, mais le jeune a cravaché pour parvenir à un top 5 très correct. Pas mal pour un débutant.
Beau début de course par Lux Turner, qui ne manque que d’un peu de vitesse dans les whoops pour viser mieux.
Signalons la superbe remontée d’Hunter Yoder, pour une fois dans les choux (16e) au départ, et remonté jusqu’à la septième place.
On a aussi assisté au retour à la compétition de Cameron McAdoo. Tombé au départ, le pilote Kawasaki termine à une anonyme treizième place. À revoir la semaine prochaine…
Allez, direction cette finale à haute tension à Salt Lake City, où il n’y aura pas de calcul à faire : celui qui termine devant l’autre a gagné. Un scénario digne de cette saison à suspense. Vivement samedi…