Des débuts très attendus dans la mesure où, c’est une évidence, simple question de gabarit, entre autres, le Corse sera plus à son affaire sur une 450 cc…
De ses débuts, tout gamin, à l’époque du MiniVert, il y a de cela une petite dizaine d’années, à son statut de pilote d’usine, sous les ordres de Michele Rinaldi, en passant par le team MD de Didier Vuillemin notamment, le jeune homme n’avait jamais commis la moindre infidélité à la marque Yamaha. Et d’ailleurs l’été dernier, au terme d’une ultime saison en catégorie MX2 compliquée (comme les précédentes, hélas) par quelques pépins physiques, il comptait bien entamer une quatrième année d’affilée au sein du team usine et ainsi rejoindre Jeremy Van Horebeek, solide vice-champion du monde 2014, au niveau supérieur. Malheureusement, les responsables de Yamaha Europe en ont jugé autrement : ils n’ont pas conservé Christophe dans les rangs de la structure officielle Yamaha Factory Racing Yamalube, autrement dit le team Yamaha-Rinaldi, basé à Parme en Italie, lui préférant finalement Romain Fèbvre en soutien de leur pilote numéro un flamand. Voici donc comment « CC 23 » a fini par changer de casaque : en liant sa destinée au team Honda-24 MX, c’est en rouge qu’il va effectuer ses débuts à plein temps en grosse cylindrée, une entrée en lice qui ne manquera pas d’être scrutée de près par les observateurs les plus pointus, ceux-ci n’ignorant surtout pas que Christophe possède a priori toutes les qualités requises pour réussir en MXGP.
En direct de l’Ile de Beauté, quelques détails et explications…
Christophe, comment te sens-tu en rouge ?
Bien ! Très bien : je me retrouve dans un excellent team, au sein duquel je me sens déjà très à l’aise, où tout semble se présenter à merveille. Cette équipe Honda-24 MX, il s’agit en fait de l’ex-team LS fondé en 2006, soutenu par 24 MX depuis l’an passé, une structure basée en Belgique dont la réputation n’est plus à faire. Sous la direction de Steven Lettani, elle a accueilli ces dernières saisons quelques-uns des meilleurs pilotes du Mondial, Belges (Ndlr : Dierckx, Verbruggen, Desalle, De Dijcker, Getteman…) ou non (Ndlr : Leok, Guarnieri, Simpson, Barragan, Fiolek, Larsen, Boog…), et obtenu des résultats de premier plan en catégorie reine, constamment dans le top-ten, voire sensiblement mieux, avec des podiums et même des victoires. C’est du solide !
" La décision a été prise par Yamaha-Europe, qui n’a plus voulu de moi, c’est tout… "
A priori, au début de l’été, tout le monde te voyait rester chez Yamaha, chez Rinaldi…
Moi aussi ! Je venais de passer trois saisons dans l’équipe, je m’y sentais bien, mes relations avec Michele étaient excellentes, il avait confiance en mon potentiel, sachant ce dont j’étais capable sur une 450 cc, bref je pensais pouvoir continuer avec eux… Et puis, en juillet, on m’a fait savoir que je ne serais pas conservé, que je n’avais plus qu’à aller voir ailleurs…
Ça a dû être un choc ?
Oui, assez… Une grosse déception, j’étais un peu déprimé, sur le moment. Attention, je n’en veux surtout pas à Michele : il m’a donné ma chance, d’abord, et je lui en serai toujours reconnaissant, d’autant que de mon côté je n’ai pas toujours obtenu les résultats que j’aurais pu, que j’aurais dû obtenir, avec des saisons pourries par des blessures, ensuite je sais que si ça n’avait tenu qu’à lui, je serais sûrement resté. Mais la décision a été prise par Yamaha-Europe, qui n’a plus voulu de moi, c’est tout…
Retrouvez l’interview complète de Christophe Charlier dans le numéro 4 de Motocross Emag
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Photos copyright Stanley Leroux

