Le rideau vient de tomber sur le festival de Saint Jean et sa remise traditionnelle des palmes MX1 & MX2. Chaque acteur venu en terre charentaise a pu mesurer sa côte de popularité, le public quant à lui s’est enthousiasmé devant un spectacle toujours aussi riche en émotions, notamment grâce aux acteurs français.
SAINT JEAN D’ANGELY OU « THE FRENCH RENDEZ-VOUS »
Pour tout fan digne de ce nom, le samedi 2 juin 2012 a une résonance particulière. En ce qui me concerne, cette date est cochée sur le calendrier depuis fort longtemps, et pour la Xième fois de mon existence, je vais assister, que dis-je, je vais vivre et ressentir ce Festival made in France….
L’évènement est en quelque sorte mon Saint Jacques de Compostelle, une forme de pèlerinage à cette différence près qu’il ne s’agit pas d’une pénitence, mais bien d’un appel du coeur, voire des tripes…
Je ne cautionne pas le système imposé par le maître de cérémonie – Luongo (comme beaucoup de vrais passionnés)-, mais ce n’est pas une raison suffisante pour se priver d’un rendez-vous aussi prestigieux. A chacun sa façon de réagir….Certains se laissent envahir par Dame nostalgie et regardent dans les rétroviseurs, je préfère appliquer ce qui constitue ma devise quotidienne : Carpe Diem.
Car j’ai beau faire le tour de la question mille fois dans ma tête, je ne conçois pas de tirer un trait sur Saint-Jean – ma passion du motocross l’emporte sur toute autre considération. A cela s’ajoute un paramètre très personnel : ce déplacement en Charente-Maritime est aussi l’occasion d’un périple familial, deux jours que je vais partager avec mon père et mon frère (comme quoi le motocross est fédérateur…).
Quand bien même il faut sortir de sa bourse le billet pour un week-end, auquel il convient d’ajouter les frais d’hébergement, de transport et d’alimentation, j’estime que les moments de bonheur générés par ces deux jours ont une valeur inestimable…
Mon premier festival crossiste remonte aux années 80, j’ai donc le « privilège » de l’expérience. A travers ce mot, je ne cherche pas à faire un quelconque parallèle entre le format en vigueur lorsque j’étais un jeune fan et la représentation qui nous est proposée aujourd’hui. Bien trop de changements, voire de bouleversements, en terme d’organisation, d’évolution mécanique et technologique, d’éthique sportive….
Chaque période vécue m’a offert son puits d’émotions : des joies (la première palme française attribuée à Jacky Vimond en juillet 1986 reste un très grand souvenir, de même que les 3 palmes de Téfli – quel acteur tout de même…), mais aussi des désillusions (la consécration promise à Javim en 1985 est finalement revenue à un acteur autrichien – le jury réserve toujours quelques surprises…).
De 1986 à 2010, bien des palmes françaises ont été décernées, 24 années au cours desquelles chaque fan a pu vibrer pour son acteur fétiche. N’oublions pas le festival des nations 2001 à Namur, un évènement d’autant plus exceptionnel que les acteurs français n’avaient pas la faveur des bookmakers….(c’était sans compter sur Téfli, Luigi, David, et leur scénario surprise….).
Saint-Jean 2012 – LE M.C.A.
Le Moto Club Angérien souffle cette année ses 80 bougies…et la scène du Puy-du-Poursay revendique fièrement sur son CV l’organisation de 15 festivals mondiaux (le premier date de 1984) et 2 festivals des nations, j’y vois une excellente définition du mot expérience…
L’occasion m’est donc donnée de tirer un grand coup de chapeau aux centaines de bénévoles qui oeuvrent (et transpirent) dans l’ombre pour que ce rendez-vous soit toujours une réussite. Satisfaire aux contraintes imposées par le cahier des charges de la fédération internationale (plus précisément youthstream) est la marque des grands clubs, le MCA une fois de plus s’est montré à la hauteur des exigences et des attentes….
SAMEDI 09H00
C’est tout naturellement qu’une fois mon billet validé je me dirige vers les coursives du festival. J’ai toujours eu une attirance irrésistible pour cet espace de vie crossiste, véritable point de convergence des passionnés, des curieux, des acteurs, de la presse, etc….
Si à Cannes il faut être près des marches pour ressentir l’atmosphère (atmosphère, atmosphère…), à Saint-Jean les coursives sont « the place to be » pour qui veut goûter l’esprit de compétition, respirer l’ambiance, sentir la pression, discuter avec les acteurs (avec un œil admiratif sur leurs belles partenaires mécaniques), et croiser ses amis….
Une arrivée par le haut de la scène charentaise vous offre une vision « aérienne » des coursives, et vous fait prendre conscience que vous entrez de plein pied dans une autre dimension : bienvenue au festival crossiste version III° millénaire…
La taille et l’alignement des teams (au cordeau s’il vous plaît) sont là pour vous rappeler que la discipline est devenue très professionnelle. En un mot comme en cent, ça a vraiment de la g…….
Le premier casting débute à 09h30, ce qui me laisse le temps de « prendre la température » et de faire l’inventaire des forces en présence.
A suivre …
Texte / Photo copyright Oxboy
