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marcomoto, le il y a 16 années et 7 mois.
« MON TOUT PETIT FRERE ADORE, JE… »
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21 mai 2007 à 17h16 #1064642
LOOOL DARKY !
TARTOUNE : superbe ; si la suite est du même acabit, narre-nous en 1 peu.
MICHMUCH : merci pour ton lien.
En voici quelques 1 de mes favs :
https://perso.orange.fr/d-d.natanson/Anne_Frank.htm
https://perso.orange.fr/d-d.natanson/textes.htm
https://www.auschwitz.dk/id17.htm
https://www.dday-overlord.com/
N. B. : Oscar SCHINDLER ci-dessous ;
QUE LA VIE VOUS SOIT BELLE.
21 mai 2007 à 17h30 #1064643La Résistance, pendant la clandestinité, gardienne des idées de liberté, d’égalité et de fraternité a légué aux nouvelles générations un patrimoine inestimable : la qualité retrouvée de citoyen, et ce trésor qui s’appelle « carte d’électeur », cette carte reçue comme un droit, exige l’exercice d’un devoir, celui de participer à la gestion attentive d’une démocratie digne de celles et de ceux qui sont morts pour elle.
Lucie AUBRAC
Co-fondatrice du Mouvement Libération-Sud
Grand Officier de la Légion d’Honneur
Croix de guerre 1939-1945
Officier de la Résistance
……………..
La liberté est un droit pour les peuples comme pour les personnes. Refuser ce droit est injuste et dangereux.
Pierre Messmer
Ancien Ministre
Médaille des évadés
Croix de Guerre (1940, six citations)
Compagnon de la Libération (1941)
Grand Croix de la Légion d’Honneur (à titre militaire, juillet 1993).
……………………..
Les survivants des camps connaissent le prix de la liberté. Leur message est universel : chaque être est différent ; ne faites pas « d’amalgames », le sectarisme mutile, le racisme avilit. Le culte de la force, l’occultation de souvenirs horribles peuvent redonner aux méthodes hitlériennes un certain prestige. Tout apprenti dictateur peut devenir dangereux.
Notre siècle va finir… Qu’il emporte avec lui ses guerres, ses massacres industrialisés d’innocents, de femmes, d’enfants, ses camps de la mort, Auschwitz, Buchenwald, Ravensbrück et tous les autres. Au seuil du troisième millénaire, puissent ces souvenirs affreux, avec la répulsion qu’ils ont suscitée, provoquer l’horreur de la bestialité, inciter à respecter « les autres »… en attendant de mieux les comprendre, et nous aider à construire un monde nouveau. Alors d’innombrables souffrances et sacrifices n’auront pas été vains.
Pierre Sudreau
Ancien déporté
Ancien ministre
Rosette de la Résistance
Grand Croix de la Légion d’honneur
*************
Sources : https://www.musee-resistance.com (Merci MICHMUCH)
21 mai 2007 à 17h30 #1064644Il ya aussi ce site qui montre que les allemands aussi ont souffert de l’aire hitlerienne.
21 mai 2007 à 21h52 #1064645» Tout Homme est soldat contre la tyrannie. » (Voltaire)
Yes MICHMUCH !
Que la Vie te soit belle.
22 mai 2007 à 15h45 #1064646Pour la plupart des hommes, la guerre est la fin de la solitude. Pour moi, elle est la solitude définitive.
Camus (Albert)
Il est plus facile de faire la guerre que la paix.
Clemenceau (Georges)
La guerre ! c’est une chose trop grave pour la confier à des militaires.
Clemenceau (Georges)
Personne n’est assez insensé pour préférer la guerre à la paix; en temps de paix les fils ensevelissent leurs pères; en temps de guerre les pères ensevelissent leurs fils.
Hérodote
La guerre, c’est la guerre des hommes; la paix c’est la guerre des idées.
Hugo (Victor)
Il y a des guerres justes, il n’y a pas d’armées justes.
Malraux (André)
Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.
Sartre (Jean-Paul)
Il suffit qu’un seul homme en haïsse un autre pour que la haine gagne de proche en proche l’humanité entière.
Sartre (Jean-Paul)
………………………………………………………………….
Comprendre, c’est pardonner.
Madame de Staël
Je ne cherche pas à comprendre pour croire, mais je crois pour comprendre.
Anselme (saint)
Pour expliquer un brin de paille, il faut démonter tout l’univers.
Rémy de Gourmont
……………………………………………………………….
Nous avons la chance d’avoir accès a de nombreux textes qui nous permettent de comprendre .
Non pas pour juger mais pour ne pas amalgamer.
……………………………………………….
Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d’un art.
Baudelaire (https://mx2k.com/wp-content/uploads/2021/03/raptor-1.jpg)
On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d’hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est un dieu.
Rostand (Jean)
Think….
22 mai 2007 à 15h51 #1064647Il est temps d’instaurer la religion de l’amour.
Louis Aragon.
22 mai 2007 à 15h56 #1064648La transformation allemande
Allemagne
I) Comment l’Allemagne devient nazi ?
1) La crise Politique.
Après la première guerre mondiale (appelée « La grande guerre ».), l’Allemagne est au plus bas. En novembre 1918, il y a la proclamation de la république dite « république de Weimar ». Cependant, il y a une double opposition très virulente. D’un côté celle de l’extrême droite pour qui la république est un synonyme de trahison, d’humiliation… (car c’est celle-ci qui a accepté le « diktat » de Versailles.) et de l’autre côté celle de l’extrême- gauche (spartakistes.) pour qui la république représente l’oppression capitaliste. Presque la moitié des Allemands déteste cette république et veulent sa destruction. Entre les deux extrêmes, Les partis du gouvernement (Communiste, Socialistes démocrates, Libéraux et Zentrum (Catholiques)) doivent former des alliances fragiles. Dans les années 20, il règne donc une atmosphère trouble et violente (combats entre milices, assassinats politiques…).
2) Les crises économiques.
L’Allemagne sort en partie ruinée de la Première Guerre mondiale (dévaluation du Mark, paiement des réparations imposées par le traité de Versailles…). En 1923, l’Allemagne ne veut pas payer les réparations. Cela entraîne l’occupation de la Ruhr (importante région industrielle allemande.) par les Français et donc l’effondrement de la monnaie allemande. Il s’ensuit une crise qui entraîna la ruine des épargnants (les comptes en banque ne valent plus rien…), la ruine des commerçants ainsi qu’un profond traumatisme dans la tête des Allemands. Pour résoudre cette crise, les puissances alliées (la France, les Etats-Unis, la Russie et l’Angleterre.) diminue le montant des réparations et les banques U.S placent de fortes sommes en Allemagne. Entre 1924 et 1929, la croissance ainsi que la prospérité reprennent. Les Allemand recommence à avoir confiance en eux… En 1929 survient le « Crash de Wall Street » qui entraîne le retrait des capitaux U.S d’Allemagne et donc par la suite une nouvelle crise économique et sociale. Celle-ci est très forte et très profonde. En 1932, le point maximum de la crise est atteint. Il y a environ 6 millions de chômeurs (33% de la population.) en Allemagne. De nombreuses petites entreprises font faillites. Les classes moyennes, la petite bourgeoisie sont une fois de plus touchées par une crise. Beaucoup de personnes sont sans revenu, sans logement… La production industrielle est stoppée donc la consommation aussi, les prêts de ne sont pas remboursés aux banques… Il y a une dévaluation du Reichmark. En plus de cela, l’Allemagne doit payer les réparations imposées par le « diktat » de Versailles (Remarque : elles ont été très allégé en 1930/1932 à cause de la situation économique de l’Allemagne liée à la crise.). A ce moment-là, l’Allemagne est au plus bas (elle « sombre ».) ainsi que sa population.
3) La montée de l’extrême-droite.
La population allemande cherche un parti capable de faire sortir l’Allemagne de la crise. Cette crise économique favorise le mouvement nazi (extrême-droite.) avec Hitler, alors appelé NSDAP. Celui-ci propose des solution toutes faites : une politique de réarmement, une forte intervention de l’Etat dans les dépenses… et un discours populiste. Le partie Nazi désigne des boucs-émmissaires (coupables.) pour monter la population Allemande contre eux. D’un côté les coupables extérieurs : Les Alliés dont la France qui ont imposés le « diktat » de Versailles et les Américains, responsable de la crise économique ; de l’autre les coupables intérieurs : Les Communistes (parti de l’U.R.S.S.) et les Juifs soit disant « parasites » qui exploitent l’Allemagne à leur compte.
Remarque : Chaque crise entraîne une hausse des voix pour les nazis.
Le partie Nazi attire surtout les classes moyennes, la petite bourgeoisie, très touchées par les crises de 1923 et 1929 et très sensible aux discours sur la grandeur de l’Allemagne et aux discours anti-juifs. Hitler cherche l’appuie de la grande bourgeoisie : patrons d’industries (famille Krupp…), notables, dirigeants république de Droites, chefs de l’armée comme Ludendorf ou Hindenburg (Président de la République élut en 1925 et réélut en 1932.). Il passe un accord secret avec ces notables : Krupp et le grand patronat fournissent au parti Nazi de l’argent, leur soutien… En échange, Hitler leur promet de favoriser les intérêts de la grande bourgeoisie. Grâce à ces appuis et ces aides, l’influence de Hitler augmente. En 1932, il est au deuxième tour des élections présidentielles. Le 30 janvier 1933, il est nommé Chancelier du Reich par Hindenburg avec l’alliance de la droite et du Zentrum Catholique.
II) Hitler au pouvoir.
1) La mise en place de la dictature.
En mars 1933, il y a les élections. Les Nazis profitent de l’incendie du Reichstag (Parlement Allemand) pour accuser les communistes d’avoir commis cet attentat et ainsi arrêter les dirigeants communistes pour pouvoir être élus plus facilement. Malgré cela, les Nazis n’obtiennent que 44% des voix. Ils trouvent donc un nouveau stratagème : Les députés communistes sont invalidés ce qui leurs donnent la majorité. Ils votent les pleins pouvoirs et installent leur dictature. Il s’en suit une arrestation des opposants ainsi que la censure des livres, des pièces de théâtre…, l’interdiction des parties et des syndicats, le dévouement des soldats à Hitler (ils prêtent serment.)… A la mort de Hindenburg (le 2 août 1934.), Hitler devient Président et Chancelier du Reich.
2) La violence politique.
La brutalité devient la règle du gouvernement :
-élimination des S.A (Sections d’Assauts.)à massacres de leurs chefs et arrestation de Röhm, leur « grand chef » et ami de Hitlerà « La nuit des longs couteaux » (30 juin 1934.)
-violence contre les opposants (certains Catholiques et Protestants, Socialistes, Communistes…) notamment déportés dans les camps de travail(Dachau..)
-politique de censure contre les intellectuels (beaucoup s’exilent (Einstein, Oppenheimer, Thomas et Heinrich Mann, B. Brecht, K. Weill…)
-contre les juifs, exclus et marginalisés…
Les Nazis ont beaucoup marginalisés, exclus…les juifs. En 1935, ils votent des lois (Lois de Nuremberg.) qui interdisent les mariages mixtes (donc entre juifs et allemands.), qui interdisent certains milieux (les parcs…), qui enlèvent des droits aux juifs……. Ils incitent aussi à boycotter les magasins juifs… Il y a donc de la ségrégation envers les juifs. En 1938, les Nazis confisquent une partie des biens des juifs (argent, mobiliers…). Dans la nuit du 9 novembre 1938, les Nazis pillent les magasins juifs, les maisons juives, brûlent les lieux de culte ainsi que les livres religieux… Certains vont jusqu’à blesser et même tuer des juifs… C’est le « pogrom de la nuit de cristal ». En 1942, il y a la conférence de Wansee où est décidé la « solution final » c’est à dire l’extermination des juifs (camps d’extermination, ghettos (ex :Varsovie…).). Au total, il y eut environ plus de 6 millions de morts parmi les Juifs. Les Nazis ont aussi massacrés les tziganes (250 000 morts environ.), les malades mentaux, les homosexuels.
Auteur : Jean-Jacques Durand
22 mai 2007 à 17h16 #1064649Merci MICHMUCH de ce bref rappel de l’ Histoire…
Suite (Sources : resistanceallemande.online.fr ) :
1933 30 janvier
Hindenburg nomme Hitler chancelier. Hitler est à la tête d’une coalition de « redressement national » formée de nationaux-socialistes et de conservateurs.
février
La persécution des opposants commence immédiatement :
– Nazification de l’enseignement. Les enseignants doivent obligatoirement être membres de la Ligue nationale-socialiste de l’enseignement et enseigner l’idéologie nationale-socialiste. Les livres non conformes à l’idéologie nazie sont mis à l’index.
– Création d’une police regroupant SA, SS et Stahlhelm (Casque d’acier, association d’anciens combattants). Cette police sert de moyen d’intimidation contre les adversaires politiques ; elle fait régner la terreur : elle n’hésite pas à se servir des armes, pille, frappe, arrête arbitrairement les opposants.
– La propagande encourage la délation des opposants au régime et fait régner une atmosphère de suspicion et de terreur.
1er février
Hitler fait dissoudre le Reichstag par Hindenburg, afin que la population crédite la nouvelle coalition. Hitler utilise les moyens de propagande les plus modernes pour mener sa campagne électorale (radio, cinéma, haut-parleurs dans les rues diffusant l’idéologie nazie) et se déplace en avion pour apparaître au plus grand nombre possible de réunions de masse du parti. Les SA font régner la terreur pendant toute la campagne électorale.
27 février
Incendie du Reichstag. Les nazis accusent les communistes et proclament l’état d’urgence. Arrestation de plus de 4 000 communistes, sociaux-démocrates et libéraux.
28 février
Hindenburg s’appuie sur l’article 48 de la Constitution conférant au Président de la République les pleins pouvoirs en cas de crise, pour promulguer l’Ordonnance pour la protection du peuple et de l’État. Les droits fondamentaux, notamment les libertés d’expression, de réunion, d’association, de droit de propriété, le secret postal, l’inviolabilité du domicile, sont suspendus. Le gouvernement du Reich s’octroie le droit d’intervenir dans les Länder, et des peines de mort ou de travaux forcés sont prévues pour les opposants qui « menaceraient l’ordre public ».
1er mars
Décret assimilant l’incitation à la grève à la haute trahison.
5 mars
Élections au Reichstag. Les nazis n’ont pas la majorité absolue ; ils obtiennent 44 % des voix, soit 288 sièges sur 647, contre 208 pour la gauche et 96 pour le centre. Les communistes perdent un million de voix.
6 mars
Occupation des sièges des partis socialistes et communistes, des syndicats et des maisons d’édition. Le KPD (parti communiste) est interdit.
13 mars
Création du ministère de la propagande, dirigé par Goebbels ; les réunions de masse se multiplient ; la presse, le cinéma diffusent l’idéologie nazie et la radio d’État retransmet dans les rues les discours nazis.
22 mars
Création de deux camps de concentration : Dachau et Oranienburg.
23 mars
Le Reichstag vote les pleins pouvoirs à Hitler pour quatre ans avec 441 voix contre 94 voix socialistes (SPD). Tous les députés communistes et une partie des sociaux-démocrates étaient emprisonnés. Pour obtenir une majorité des 2/3, Hitler avait promis aux conservateurs de ne prendre aucune mesure contraire à la Constitution. Le parti conservateur et nationaliste Deutsche Nationale Volkspartei était déjà l’allié de Hitler, et celui-ci, pour gagner les voix du Zentrum, avait promis d’établir un Concordat avec le Saint-Siège pour tout le Reich (jusqu’alors il n’y avait que des concordats signés avec les Länder), ce qui mettait l’Église catholique à l’abri. C’est à la suite de cette promesse que les centristes se sont rangés aux côtés de Hitler. Hitler obtient le droit de légiférer sans contrôle du Reichstag pendant quatre ans : la démocratie parlementaire est abolie. Hitler devient légalement dictateur ; c’est la fin de l’État de droit et la Gleichschaltung (mise au pas) commence officiellement. En un peu plus d’un an, de mars 1933 à juin 1934, se met en place la dictature : c’est la Révolution nationale-socialiste.
1er avril
Boycott des commerçants, avocats et médecins juifs.
7 avril
Loi sur la « revalorisation » de la fonction publique : les fonctionnaires juifs, communistes, sociaux-démocrates, ou de façon générale suspects de ne pas adhérer au régime sont remplacés par des nazis ; la bureaucratie devient un instrument manipulé par Hitler. Les vétérans de la Grande Guerre appartenant à ces groupes victimes de la discrimination nazie ne sont pas concernés par ces mesures d’exclusion, car Hindenburg tenait à ce que l’on protège les anciens combattants ; mais à partir de 1935, ceux-ci seront également renvoyés et remplacés par des nazis.
Loi sur la mise au pas des Länder : les gouvernements régionaux sont pris en main par les nazis.
21 avril
Dissolution des syndicats. Création du Deutsche Arbeitsfront (Front allemand du travail), association unique nazie des travailleurs et employeurs, à laquelle il est obligatoire d’adhérer. L’office de loisirs La force par la joie organise des vacances, des croisières pour les ouvriers, afin de les gagner au régime.
26 avril
Création de la Gestapo.
mai
Confiscation des biens du parti communiste.
22 juin
Dissolution du SPD (parti social-démocrate).
27 / 29 juin
Dissolution des partis de droite.
1er juillet
Autodafé de livres d’auteurs juifs, socialistes, libéraux et pacifistes à Berlin.
4 / 5 juillet
Dissolution du parti catholique (Zentrum).
Loi interdisant la formation de nouveaux partis.
14 juillet
Le NSDAP est proclamé parti unique.
Loi sur la stérilisation des malades mentaux et des grands criminels.
20 juillet
Concordat avec le Vatican garantissant la liberté de culte.
Le salut hitlérien devient obligatoire.
11 septembre
Le pasteur Martin Niemöller fonde l’organisation résistante Pfarrernotbund qui s’oppose aux lois discriminatoires nazies. Ce mouvement protestant donnera naissance à l’Église confessante (Bekennende Kirche)
22 septembre
Goebbels fonde la Chambre culturelle du Reich qui contrôle la vie culturelle et dont il faut obligatoirement être membre pour exercer une activité culturelle.
14 octobre
L’Allemagne se retire de la Conférence de Genève et quitte la SDN.
12 novembre
Plébiscite en faveur du régime nazi. Hitler obtient 95,1% des suffrages et fait ainsi ratifier sa dictature. Parmi les 45 millions d’électeurs, à peine 3 millions votent « non » ou mettent dans l’urne un bulletin nul. Ce plébiscite est couplé avec les premières élections au Reichstag depuis la mise en place de la dictature nazie ; c’est un succès triomphal pour Hitler : la participation électorale s’élève à 95,2% et l’unique liste, celle du NSDAP, obtient 92,2% des voix ; on dénombre 7,8% de bulletins nuls. Malgré le climat de pression psychologique lié aux nombreuses violations du secret électoral et aux représailles contre certains électeurs, ce triomphe électoral reflète effectivement l’opinion dominante en Allemagne : la politique hitlérienne de « redressement national » a accru le prestige du Führer. Le régime hitlérien, à la fois totalitaire et plébiscitaire, repose donc non seulement sur la violence et l’oppression, mais bénéficie également du soutien de larges couches de la population.
novembre
Création du mouvement de résistance des sociaux-démocrates, le Roter Stoßtrupp (Troupe de choc rouge).
1er décembre
Proclamation de l’unité du parti unique et de l’État. Les députés siègent en uniforme.
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1934 8 janvier
Publication du Manifeste de lutte du socialisme révolutionnaire par la direction du SPD exilée à Prague.
20 janvier
Loi assurant aux patrons d’entreprise la domination sur les salariés, selon le Führerprinzip. La grève est interdite.
26 janvier
Traité de non-agression avec la Pologne.
27 janvier
Des représentants de l’Église évangélique signent une déclaration de loyauté envers Hitler.
30 janvier
Fin de la souveraineté des Länder et de la reconnaissance des particularismes locaux. Le fédéralisme fait place au centralisme. Les communes perdent également leurs droits ; les maires et conseillers municipaux sont dorénavant nommés par le parti.
24 avril
Création du Tribunal du peuple pour juger les opposants politiques.
7 juin
Publication d’une lettre d’évêques catholiques condamnant le nazisme.
29 / 30 juin
Nuit des longs couteaux. Les SS arrêtent les chefs de la SA. C’est un règlement de comptes interne au parti, car les SA, dirigés par Ernst Röhm, voulaient faire une « seconde révolution » socialiste. Hitler fait exécuter sans jugement Röhm et des dizaines de chefs SA, ainsi que ses adversaires les plus redoutés, notamment le général von Schleicher, l’ancien chancelier et homme de confiance du maréchal Hindenburg qui a dirigé pendant longtemps la Reichswehr. Son adjoint, le général von Bredow, et sa femme sont eux aussi assassinés. Le vice-chancelier von Papen parvient à échapper de justesse à ses exécuteurs, mais ses deux plus proches collaborateurs, son secrétaire Bose et le journaliste Jung, sont assassinés. L’ancien chancelier Heinrich Brüning réussit à s’échapper et trouve refuge aux États-Unis. Parmi les victimes, on compte aussi des personnalités catholiques, dont Erich Klausener, président de l’Action catholique dans l’évêché de Berlin, qui avait prononcé des discours appelant au « renouveau spirituel de l’Allemagne » lors de manifestations réunissant 50 000 à 70 000 catholiques, mais également des journalistes : Walter Probst, qui était très estimé de la jeunesse catholique, et Fritz Gerlich, qui voulait faire des révélations sur le NSDAP dans son journal Der Gerade Weg. Deutsche Zeitung für Wahrheit und Recht (Le Droit Chemin. Journal allemand pour la Vérité et le Droit). Des responsables du parti et des SS appartenant à tous les niveaux hiérarchiques du pouvoir nazi en profitent également pour régler des comptes personnels. Au total, on dénombre 150 à 200 victimes ; ces crimes seront légitimés par un pardon présidentiel. Lors de la Nuit des longs couteaux, Hitler a donc éliminé toutes les personnalités qui étaient alors susceptibles de mener une quelconque opposition
1er juillet
Ernst Röhm est fusillé. Les principaux chefs de la SA (150 à 200 personnes) sont abattus par la Gestapo.
2 juillet
Hindenburg félicite Hitler et Goering pour leur « esprit de décision » lors de la Nuit des longs couteaux.
25 juillet
Assassinat du chancelier autrichien Dollfuss par les nazis.
2 août
Mort d’Hindenburg. Hitler cumule les fonctions de chef du parti, chancelier et président. Le gouvernement prête serment à Hitler, qui devient chef des forces armées. L’armée doit prêter serment non pas au Reich, mais au Führer. C’est un serment personnel qui sera lourd de conséquences pour l’attitude des militaires pendant la dictature. Le Reich devient un État totalitaire, dirigé par un dictateur qui cumule tous les pouvoirs. Le dogme de l’infaillibilité de Hitler oblige les Allemands à l’obéissance absolue au Führer, dont le culte est inculqué par la propagande.
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1935 13 janvier
Plébiscite en Sarre. 90,7 % des électeurs votent pour le rattachement à l’Allemagne, qui sera réalisé le 1er mars.
16 mars
Le service militaire obligatoire est rétabli. La Reichswehr fait place à la Wehrmacht. Le réarmement est annoncé. L’Allemagne a un blâme de la SDN car c’est une violation du Traité de Versailles ; elle est isolée sur le plan diplomatique.
21 mai
Les juifs sont exclus du service militaire.
18 juin
Accord naval entre l’Allemagne et le Royaume-Uni. L’Allemagne peut reconstituer une flotte de guerre.
15 septembre
Congrès du parti nazi à Nuremberg. Le Parlement vote les Lois de Nuremberg :
Le drapeau à croix gammée devient l’emblème officiel du Reich.
Loi sur la citoyenneté allemande : distinction entre les citoyens « de race pure » et les sujets.
Loi pour la « protection du sang et de l’honneur allemands » : interdiction des mariages et des relations hors mariage entre juifs et « aryens » sous peine de dix ans de prison. Interdiction pour les juifs d’avoir des employés de maison aryens.
octobre
La Gestapo arrête plus de 7 000 résistants et opposants jusqu’à l’été 1936.
22 novembre
Un groupe d’exilés allemands tente de créer à Paris un Front populaire contre le nazisme.
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1936 7 mars
L’Allemagne dénonce le traité de Locarno de 1925 et la Wehrmacht réoccupe la zone démilitarisée du Rhin.
23 avril
Traité commercial avec l’URSS.
28 mai
L’Église confessante publie une lettre de protestation contre le nazisme.
18 juin
Hitler intervient dans la guerre d’Espagne pour soutenir Franco.
1 / 16 août
11e Jeux Olympiques à Berlin.
septembre
Congrès du parti à Nuremberg :
– Plan fixant les objectifs pour 4 ans : stabilisation des salaires et des prix, réarmement et économie de guerre. La politique économique nazie est dirigiste et vise à l’autarcie (création d’ersatz pour tous les produits non fabriqués en Allemagne). Les mesures d’encouragement des femmes à devenir femmes au foyer ainsi que la politique de grands travaux inaugurée dès 1933 (Hitler fait construire des autoroutes qui permettront le déplacement rapide de troupes pendant la guerre) font diminuer le chômage. L’État donne la priorité à l’industrie lourde et passe des commandes d’armement. Pour cela, il augmente les impôts, s’endette (la dette de l’État triple de 1933 à 1938), et finance ses fournisseurs artificiellement par un système de traites.
– Hitler annonce la prolongation du service militaire à deux ans et l’accélération du réarmement.
25 octobre
Pacte germano-italien (Axe Rome-Berlin) car Hitler a soutenu Mussolini lors de la guerre d’Éthiopie en 1935-36. Ce n’est pas une alliance, mais un traité d’amitié.
25 novembre
Pacte anti-Komintern avec le Japon.
1er décembre
Décret interdisant toutes les organisations de jeunesse non nazies et obligeant tous les jeunes Allemands à intégrer les Jeunesses hitlériennes. Les enfants et adolescents sont endoctrinés et sont soumis à une préparation militaire. On leur inculque l’esprit de sacrifice et l’obéissance absolue au Führer.
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1937 30 janvier
Hitler évoque la restitution des colonies allemandes.
14 mars
Encyclique du pape Pie XI Mit brennender Sorge (Avec un souci brûlant) condamnant le nazisme.
printemps
Le résistant Carl Goerdeler tente de prendre contact lors de ses voyages avec les gouvernements étrangers.
1er juillet
Arrestation du pasteur Niemöller.
6 novembre
L’Italie adhère au pacte anti-Komintern germano-nippon.
novembre
Lors d’une réunion d’état-major, Hitler dévoile des plans de guerre (Hoßbach-Protokoll) : la « conquête de nouveaux espaces vitaux par la violence ».
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1938 janvier
Expulsion des juifs russes. Expropriation des biens juifs.
février
Évincement du chef d’état-major von Fritsch et du ministre de la guerre von Blomberg. Hitler écarte plusieurs généraux du commandement de l’armée et crée l’OKW (Oberkommando der Wehrmacht, Commandement suprême des forces armées) qu’il dirige : l’armée est mise au pas.
12 mars
Les troupes allemandes envahissent l’Autriche.
13 mars
Annexion de l’Autriche (Anschluß), qui sera ratifiée en avril par un plébiscite.
4 avril
Les institutions communautaires juives perdent leur statut légal.
26 avril
Décret sur la déclaration des biens juifs.
mai
Déportations massives à Dachau.
5 mai
Mémorandum du général Beck contre la préparation de la guerre.
juin
Destruction de la synagogue de Munich.
6 / 15 juillet
La conférence internationale d’Evian (initiative de Roosevelt pour trouver des pays d’accueil – hormis les USA – pour 650 000 juifs que l’Allemagne veut expulser) se solde par un échec.
25 juillet
Les médecins juifs n’ont plus le droit d’exercer leur profession.
17 août
On ajoute officiellement aux juifs dont le nom ou le prénom ne sont pas d’origine juive le prénom « Israël » ou « Sara ».
31 août
Le général Beck est limogé.
27 septembre
Les avocats juifs n’ont plus le droit d’exercer leur profession.
30 septembre
Les accords de Munich sont signés par Hitler, Daladier, Chamberlain et Mussolini. Les Britanniques mènent une politique d’appeasement. L’Allemagne obtient les territoires tchèques des Sudètes (Hitler a prétendu le 26 septembre que c’était sa dernière exigence) et les occupe le 1er octobre. Pacte de non-agression avec le Royaume-Uni.
5 octobre
Carte d’identité spéciale pour les juifs, portant la lettre « J ».
21 octobre
Ordre secret de Hitler de « régler son sort » au reste de la Tchécoslovaquie.
28 octobre
La Gestapo arrête 17 000 juifs.
7 novembre
Herschel Grynspan, un Juif polonais de 17 ans dont les parents ont été déportés par les nazis, abat Ernst von Rath, secrétaire de l’ambassade d’Allemagne de Paris.
8 novembre
Manifestations antisémites.
9 / 10 novembre
Nuit de cristal : pogrom ; 91 morts. Des magasins juifs et des synagogues sont pillés, détruits, incendiés. Des cimetières juifs sont profanés. 30 000 juifs sont arrêtés et déportés à Dachau, Buchenwald et Sachsenhausen.
12 novembre
La communauté juive est condamnée à payer 1,25 milliard de Reichsmark pour réparer les dégâts causés lors de la Nuit de cristal.
23 novembre
Les juifs sont exclus de la vie économique. Les écoles et centres culturels juifs sont fermés.
6 décembre
Pacte de non-agression avec la France : reconnaissance des frontières.
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1939 janvier
Dans un discours au Reichstag, Hitler annonce qu’il envisage en cas de guerre « l’extermination de la race juive en Europe ».
mars
L’Espagne adhère au pacte anti-Komintern qui unit l’Allemagne, le Japon et l’Italie.
15 mars
Les troupes allemandes envahissent la Tchécoslovaquie. Le lendemain, la Bohême-Moravie devient un protectorat allemand.
20 mars
Des milliers de tableaux d’art « dégénéré » sont brûlés à Berlin.
21 mars
Hitler exige de la Pologne le corridor de Danzig. Les négociations échouent le 26 mars.
23 mars
La Slovaquie devient un protectorat allemand.
Accord commercial avec la Roumanie. Les Balkans dépendent économiquement du Reich (ce sont des zones d’approvisionnement).
28 avril
Annulation du pacte de non-agression avec la Pologne et de l’accord naval avec le Royaume-Uni.
22 mai
« Pacte d’acier » (alliance militaire germano-italienne).
mai / juin
Pactes de non-agression avec l’Estonie, la Lettonie et le Danemark.
juin
Décret sur la banque centrale du Reich. Hitler s’octroie des droits illimités en ce qui concerne les finances de l’État.
4 juillet
Les juifs doivent obligatoirement être membres de l’Union des juifs d’Allemagne qui est « placée sous la protection de la police ».
23 août
Pacte de non-agression avec l’URSS ; une clause secrète prévoit le partage de la Pologne et l’attribution de zones d’influence en Europe de l’Est.
27 août
Instauration de cartes de rationnement pour la nourriture et les vêtements.
1er septembre
L’Allemagne envahit la Pologne.
3 septembre
La Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l’Allemagne. Début de la Seconde Guerre mondiale.
septembre
Campagne de Pologne. Les Soviétiques et les Allemands se partagent le territoire. Dans la Pologne occupée par les nazis commence la persécution des juifs, qui sont enfermés dans des ghettos, ainsi que la « mise en esclavage » des Slaves prévue par Hitler : destitution des élites polonaises (en 1943, les Russes exécuteront à Katyn 4 000 officiers polonais ; ce crime a été imputé aux nazis jusqu’en 1990), interdiction d’exercer une activité intellectuelle, travaux forcés. L’épuration raciale est combinée à la germanisation du territoire : environ un million de colons allemands s’installent en Pologne jusqu’en 1943.
octobre
Loi sur l’élimination des malades incurables, qui sont considérés par les nazis comme « improductifs ». D’octobre 1939 à août 1941, date à laquelle cette « action T4 » (Tiergartenstrasse 4) est interrompue, 70 000 à 90 000 personnes seront tuées arbitrairement dans le cadre de ce programme d’euthanasie, qui continua cependant sous d’autres formes plus insidieuses, notamment en laissant les malades mourir de faim dans les institutions ou en leur administrant des médicaments. On estime à plusieurs centaines de milliers (100 000 à 200 000) le nombre total de victimes de l’euthanasie.
8 novembre
Échec de l’attentat de Johann Georg Elser contre Hitler à Munich.
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1940 11 février
Accord économique avec l’URSS pour contrer le blocus britannique.
25 août
Premières attaques aériennes de Berlin.
avril
Conquête du Danemark et de la Norvège.
mai / juin
Attaques contre la Hollande et la Belgique. Campagne de France : « guerre-éclair ».
Exploitation systématique des pays occupés.
août / septembre
Bataille d’Angleterre. La Luftwaffe bombarde les villes anglaises. La Royal Air Force réussit à contrer l’aviation allemande grâce au radar. En septembre, Hitler doit renoncer ; c’est son premier échec.
27 septembre
Alliance tripartite (Dreimächtepakt) entre l’Allemagne, l’Italie et le Japon. D’autres pays y adhéreront jusqu’en 1942 : la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie, le Danemark, la Finlande, la Bulgarie et la Croatie.
octobre
L’armée allemande envahit la Hongrie.
18 décembre
Dans une ordonnance (Weisung 21), Hitler fait part à l’état-major de son intention d’attaquer l’URSS (« Opération Barbarossa »).
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1941 mars
Occupation de la Bulgarie.
avril
Occupation de la Yougoslavie et de la Grèce.
21 / 22 juin
Début de l’Opération Barbarossa contre l’URSS, sans déclaration de guerre. En Russie, extermination des juifs par des commandos SS : pogroms, arrestations, exécutions ; la Solution finale se met en place.
12 juillet
L’URSS s’allie aux anglo-américains.
juillet / août
L’évêque de Münster Clemens August Graf von Galen dénonce lors de ses sermons l’élimination par les nazis des handicapés mentaux. Mais cette protestation n’a produit qu’un changement de tactique des nazis. Le programme d’euthanasie « Action T4 » (Tiergartenstraße 4) fut certes stoppé en 1941, mais continua sous d’autres formes plus insidieuses : les nazis administrèrent des médicaments aux malades ou les laissèrent mourir de faim dans les institutions.
3 septembre
Premiers gazages expérimentaux à Auschwitz.
19 septembre
Le port de l’étoile jaune est obligatoire pour les juifs.
octobre
3,5 millions de travailleurs étrangers en Allemagne, dont 1 368 000 prisonniers de guerre.
16 octobre
Début de la déportation systématique des juifs.
23 octobre
L’émigration juive est interdite.
7 décembre
Décret de Hitler dit Nuit et Brouillard (Nacht und Nebel) sur la déportation ou l’exécution des opposants au régime des territoires occupés.
11 décembre
L’Allemagne et l’Italie déclarent la guerre aux États-Unis.
16 décembre
Hitler ordonne la « résistance fanatique » à l’offensive russe et prend le commandement des opérations. Les troupes allemandes sont épuisées et souffrent de l’hiver russe mais le repli leur est interdit par Hitler.
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1942 20 janvier
Conférence des SS à Wannsee sur la Solution finale de la question juive en Europe ; décision de construire des camps d’extermination. Les rafles commencent dans toute l’Europe. La plupart des pays occupés ou alliés collaborent en instituant des lois antisémites. Six millions de juifs vont mourir d’épuisement ou gazés jusqu’à la fin de la guerre dans les camps d’extermination d’Auschwitz, Chelmno, Belzec, Sobibor et Treblinka.
24 janvier
Interdiction aux juifs d’utiliser les transports publics.
printemps
Première réunion du mouvement de résistance dit « Cercle de Kreisau ».
avril
Renforcement de la dictature hitlérienne : « État-SS ». Un décret donne au Führer droit de vie et de mort sur la population. La désobéissance au régime est considérée comme une trahison vis-à-vis de la nation en guerre, et la Gestapo persécute les Allemands soupçonnés de ne pas adhérer totalement au nazisme et à la guerre. La Gestapo exécute, torture, emprisonne et déporte les opposants. Les pays occupés doivent collaborer avec l’Allemagne.
mai
De mai 1942 à mai 1943, réquisition de plus de deux millions de travailleurs étrangers. Leur nombre dépasse les six millions.
été
Distribution de tracts à Munich par les étudiants du mouvement de résistance La Rose blanche, créé par Hans et Sophie Scholl.
septembre / octobre
Arrestation de la plupart des membres du mouvement de résistance L’Orchestre rouge (Rote Kapelle).
octobre
Défaite des troupes de Rommel à El-Alamein.
8 novembre
Débarquement allié en Afrique du Nord.
novembre / décembre
Contre-offensive russe ; les troupes allemandes sont encerclées à Stalingrad. Hitler leur interdit de se rendre.
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1943 3 janvier
Hitler proclame une « guerre totale ».
13 janvier
Mobilisation de tous les hommes et femmes capables de travailler.
Le rationnement s’accentue et la pénurie s’installe.
2 février
L’armée allemande, encerclée à Stalingrad, doit capituler sur le front de l’Est. C’est un désastre pour le Reich : 300 000 hommes tués, blessés ou prisonniers. Débâcle allemande et retournement militaire : les Soviétiques lancent une contre-offensive.
18 février
Arrestation des résistants de La Rose blanche.
13 mars
Échec du plan de Tresckow pour assassiner Hitler.
19 avril / 10 mai
Insurrection du ghetto de Varsovie, créé en octobre 1940. Sur 403 hectares étaient enfermés 550 000 juifs. 100 000 sont morts de faim ou d’épidémie, 300 000 ont été déportés. Le 19 avril, les Allemands attaquent le ghetto ; les 40 000 survivants s’insurgent mais la révolte est écrasée.
lien externe
mai
Capitulation des troupes allemandes et italiennes en Afrique.
27 juillet / 3 août
Hambourg est en flammes après des attaques aériennes.
septembre
Ouverture du front d’Italie pour l’armée allemande, après le débarquement allié en Sicile de juillet.
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1944 janvier
Arrestation du résistant Helmuth James Graf von Moltke, du Cercle de Kreisau.
mars
Bombardements de Berlin. Les Alliés maîtrisent l’espace aérien allemand ; leur objectif est de détruire les usines d’armement, les voies de communication, et de démoraliser la population civile.
printemps
Le nombre de travailleurs étrangers en Allemagne est d’environ sept millions, ce qui représente 20 % de la main-d’œuvre du Reich.
6 juin
Débarquement allié en Normandie. L’armée allemande est contrainte au repli.
Accentuation de la terreur nazie en Allemagne.
20 juillet
L’attentat à la bombe organisé par le comte Claus Schenk von Stauffenberg dans le quartier général d’Hitler échoue. La tentative de coup d’État organisée à Berlin et Paris est brisée, et les résistants sont arrêtés. Environ 5 000 personnes sont exécutées, dont 180 à 200 résistants ayant pris part à l’attentat du 20 juillet.
août
Action orage : arrestation de 5 000 anciens ministres, maires, parlementaires et hauts fonctionnaires de la République de Weimar (dont Adenauer et Schumacher).
15 août
Débarquement allié en Provence.
novembre
Hitler se réfugie dans un bunker à Berlin.
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1945 13 / 14 février
Bombardements de Dresde : 100 000 morts.
printemps
Dans le Reich qui s’effondre, les vieillards et les adolescents sont enrôlés de force, doivent défendre les villes et mettre en pratique la stratégie de la « terre brûlée ».
22 avril
Les Américains et Soviétiques atteignent l’Elbe.
25 avril
Les Soviétiques encerclent Berlin.
avril
Goebbels devient chancelier. Il se suicide le 29 avril dans le bunker de Hitler, avec sa femme et ses six enfants.
30 avril / 1er mai
Hitler se suicide dans son bunker de Berlin.
2 mai
Capitulation de Berlin sans conditions.
L’amiral Doenitz devient Président du Reich.
8 mai
Capitulation sans conditions de l’Allemagne.
23 mai
La commission de contrôle alliée prend le contrôle de l’Allemagne. Doenitz et les membres du gouvernement du Reich sont arrêtés. Dissolution du gouvernement et du parti nazi. L’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre zones d’occupation. C’est « l’année zéro » pour l’Allemagne : le pays est un champ de ruines et la population est traumatisée. Les Alliés procèdent à la dénazification de l’Allemagne.
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» Que les ignorants apprennent, et que ceux qui savent « »aiment » » à se souvenir. » (Hénault)
22 mai 2007 à 17h30 #1064650voici le site d’ou est est tiré l’analyse de Jean-Jacques Durand
https://www.secondeguerre.net/
un site très bien fait qui explique en long en large et en travers toutes les etapes de cette triste page de l’histoire .
22 mai 2007 à 17h33 #1064651La bataille de l’Atlantique
Océan Atlantique
Maintenant que la guerre touchait à la fois l’Europe et l’Amérique, il était primordial pour les Allemands comme pour les Alliés de contrôler l’Atlantique. La Royal Navy ainsi que, dès décembre 1941, la US Navy (dirigé par l’amiral King) affrontèrent la Kriegsmarine (commandée par l’amiral Raeder) et les U-Boote de l’amiral Donitz. Les Alliés avaient engagé toutes leurs forces aéronavales, allant des marines de guerre du Commonwealth à l’US Navy. Cette force était opposée à la Kriegsmarine et plus particulièrement à la U-Bootwaffe, mais aussi aux bombardiers à long rayon d’action de la Luftwaffe. En 1939, la marine allemande était forte de 250 000 tonnes. Mais les marines française et anglaise disposaient respectivement de 600 000 tonnes et de 1 350 000 tonnes de navires. Ce fut une des raisons qui poussa l’amirauté allemande à attaquer les navires marchands Alliés. Au début du conflit, les Allemands ainsi que les Britanniques et les Français pensaient que le conflit dans Atlantique serait un conflit des grands navires de surface similaire à celui de la Première Guerre mondiale.
Carte représentant les pertes de navires marchands dans l’Atlantique du 1er janvier au 31 juillet 1942
Le torpillage de l’Athenia par l’U-30, le matin du 3 septembre 1939, sonna le début de la bataille de l’Atlantique ainsi que l’entrée en guerre de l’arme sous-marine en tant que principale force allemande. L’année 1939 coûta cher aux Alliés, avant la fin de l’année ils avaient perdu 750 000 tonnes de navires marchands : dont 60 000 furent coulés par les bâtiments de ligne Allemands (les Raiders), 255 000 par les mines magnétiques de la Luftwaffe et 460 000 par les sous-marins. Les sous-marins allemands parvinrent même à couler le cuirassé Royal Oak dans la baie de Scapa Flow (réputé inatteignable pour l’ennemi). Après la réussite des opérations de 1939, les Allemands décidèrent donc de ne construire que des sous-marins (ils pensaient pouvoir les produire au rythme de 20 à 30 par mois).
Ci-dessus et ci-dessous, des convois alliés
Les Britanniques disposaient du radar sous-marin ASDIC, et utilisèrent le système de convois pour protéger leurs navires ; à ce titre ils entamèrent la construction de 100 destroyers et de 400 escorteurs qui devraient être prêts à naviguer avant 1942, soit en même temps que les sous-marins allemands. Mais les données changèrent entre les mois d’avril et d’août 1940 : la Norvège fut conquise, la France battue (la Royal Navy était donc privée du soutien de la Marine française), et l’Italie entra en guerre. Les forces dans l’Atlantique étaient maintenant à égalité. Après le sabordage du Graf Von Spee, au large de l’Amérique du Sud, en décembre 1939, et après que le Bismarck fut coulé en mai 1941, les Allemands ramenèrent leurs bâtiments dans les fjords norvégien. Le Tirpitz fut coulé à Tromso en novembre 1944 par la RAF sans avoir pu effectuer une seule sortie.
Durant le mois d’avril 1941, la Luftwaffe à elle seule avait réussi à couler 320 000 tonnes de navires, et les U-Boote 250 000 tonnes. Mais après cette date, le gros de la Luftwaffe fut envoyé sur le front russe, les seuls avions allemands encore présents dans l’Atlantique étaient les bombardiers à long rayon d’action Focke Wulf Condor. Ceux-ci repéraient les navires alliés et signalaient leur position au PC de Donitz, à Lorient, qui envoyait alors ses sous-marins en utilisant la tactique de la « meute de loups ». À dater de décembre 1941, les États-Unis étaient en guerre, mais l’amiral King refusa d’organiser des convois protégés. Les U-Boote coulèrent 112 pétroliers, et 2 millions de tonnes de navires marchands entre juillet et décembre 1942, et ce principalement entre le 40e et le 25e méridien. Les U-Boote coulaient dorénavant de 400 000 à 600 000 tonnes de navires par mois. Au début de 1943, les Alliés envisageaient d’arrêter les convois, cette date correspond à l’arrivée de Donitz à la tête de la Kriegsmarine.
Durant le mois de mai, les Alliés coulèrent 40 U-Boote, et 313 avant la reddition de mai 1945. En deux ans, les marines Alliées avaient perdu moins d’un million de tonnes de navires, ce qui équivalait en 1942 à deux mois d’activité de l’U-Bootwaffe. À la fin du conflit, les Britanniques avaient perdu 3 000 navires, et les autres Alliés 2 000, chiffres auxquels se rajoute la perte de 1 000 navires neutre, soit plus de 23 millions de tonnes. Quarante-cinq milles marins alliés avaient disparu dans l’océan, dont 30 000 étaient britanniques. La quasi-totalité des navires de surface allemands furent détruits et on dénombra 780 U-Boote coulés. Ils eurent 30 000 morts et 5 000 prisonniers sur les 40 000 hommes de l’U-Bootwaffe. Les Alliés avaient remporté la bataille Atlantique, mais à un prix terrible. Churchill écrivit dans ses mémoires : »La bataille Atlantique a été le facteur dominant de toute la guerre. À aucun moment nous ne pouvions oublier que, partout, les choses dépendaient de son issue ».
source : http://www.secondeguerre.net
22 mai 2007 à 21h14 #1064652merci M&M pour ces liens et ces « infos »
23 mai 2007 à 1h29 #1064653Le COURAGE, le COURAGE, le COURAGE :
1 « certaine » capacité à endurer sans faire défaut, affronter sa peur, ses peurs, affronter le danger, supporter la douleur.
« Le courage consiste à faire ce qui est juste » (…)
Se risquer à tous les hasards, s’exposer, se lancer impunément dans les bras de la mort…
Mais le vrai courage est de vivre quand il faut vivre, et de mourir seulement quand il faut mourir……………….(…)
Sources : Wikipedia & 1 peu de moi-même.
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De quel droit me permets-je de vous citer (+ haut) Monsieur MOQUET?
Il m’ arrive de faire preuve de hardiesse, d’ audace, de culot, d’ impertinence mais devant ma mort, je souhaite, de toute mon Ame, me souvenir de votre Bravoure, de votre Amour.
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» Je vais mourir !
Je vous quitte tous, toutes, toi Maman, Serge, Papa, JE VOUS EMBRASSE DE TOUT MON COEUR D’ ENFANT. COURAGE ! «
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=> => => IMMENSE RESPECT Monsieur Guy MOQUET,
=> => => IMMENSE RESPECT Mesdames, Messieurs les Braves,
=> => => IMMENSE RESPECT Mesdames, Messieurs les oublié(e)s…
23 mai 2007 à 11h29 #1064654« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie,
un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… »
Maréchal Foch
………………………
23 mai 2007 à 11h48 #1064655je me pose une question
quelles sont les deux personnes qui ont votés non pour ce sujet?????
« l’indifférence est le sommeil de l’ame »
thinking about that…………..
23 mai 2007 à 20h49 #1064656laisse Michmuch,
effectivement c’est hors sujet, mais il y a d’autres post hors sujet pour lesquels on pourrait voter non
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