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patou15, le il y a 21 années et 6 mois.
25 novembre : Journée internationale contre la violence à l’égard des femmes
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25 novembre 2004 à 20h29 #492575
En 2004, une femme sur trois est encore victime de violences
Il n’est ni le plus connu ni le plus célébré des jours anniversaires. Il commence à dater, pourtant, même si ce n’est qu’en 1999 que les Nations unies l’ont officiellement baptisé. N’empêche, le 25 novembre s’est vu estampiller Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes en 1981 et se fête, depuis, sans grande publicité. Une triste cérémonie, en vérité, qui commémore l’assassinat de trois féministes dominicaines et avec lui, toutes les brutalités auxquelles les femmes sont confrontées. Un jour où l’optimisme est néanmoins en droit de s’exprimer, même humblement et en dépit de situations qui demeurent affligeantes. Vingt-trois ans après le meurtre des soeurs Mirabal, où en est-on de la liquidation des violences faites aux femmes ?
la principale cause de mort
ou d’invalidité
sur le Vieux Continent
Aux préliminaires, uniquement, les plus récents rapports internationaux en sont de tristes témoignages. Les chiffres mondialisés donnent toujours le vertige. Quand ils parlent de violences et de discriminations, ils fichent également la nausée. Selon des données recueillies par le Conseil de l’Europe et rapportées par Amnesty International, la violence domestique est, pour les femmes de seize à quarente-quatre ans, la principale cause de mort ou d’invalidité sur le Vieux Continent, avant même le cancer ou les accidents de la route. Au Liban, en 2001, deux hommes sur trois ont bénéficié de réduction de peine, après avoir tué leurs épouses, parce qu’ils avaient démontré qu’elles avaient eu des « relations sexuelles socialement inacceptables ». En Afrique du Sud, 54 000 plaintes pour viol ou tentatives de viol ont été déposées en 2001-2002. Aux États-Unis, il est probable qu’une femme sur trois sera victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie. Au Pakistan, en 2002, 270, au moins, ont été les victimes de « crimes d’honneur ». Mondialement, une étude fondée sur cinquante enquêtes laisse penser qu’une femme sur trois a déjà été battue ou forcée à des relations sexuelles.
Aucun continent, aucun pays n’est épargné. Et comme toute statistique, celles-ci ne reflètent que partiellement la réalité. Beaucoup ne portent pas plainte. Soit qu’elles ne le peuvent pas, soit qu’elles ne le veulent pas. « Les violences conjugales, par exemple, sont parfois tellement ancrées dans les habitudes que les femmes les jugent « normales » », souligne Moïra Sauvage, responsable de la commission femmes d’Amnesty international. Des chiffres qui néanmoins mettent en valeur une chose : « Psychologique, physique ou sanitaire : quel que soit son visage, la violence à l’encontre des femmes est universelle. » Universelle dans ses motifs, quand il s’agit d’écraser toute valeur féminine. Et dans ses conséquences premières, quand les victimes s’en trouvent, d’abord, humainement diminuées.
Utilisé comme
arme de guerre,
le viol a fait fureur
Ce ne sont pas uniquement les avancées qui font défaut. Il y a aussi des reculs. « Dès qu’un conflit apparaît, qu’une société se militarise, les femmes souffrent doublement. » Leur sexe devient alors champ de bataille. Utilisé comme arme de guerre, le viol a fait fureur, au Rwanda comme en Yougoslavie. « Le rapport révélé hier par l’Onusida est encore plus révélateur de reculs endémiques », estime Robert Toubon, directeur de la stratégie de l’association Équilibres et populations. On y découvre, entre autres, qu’en Afrique subsaharienne, 57 % des adultes infectés sont des femmes et que pour une même tranche d’âge (15 à 24 ans), elles ont trois fois plus de risque d’être infectées qu’un homme. « C’est le signe d’une détérioration de leur droit ; ces jeunes filles continuent à être mariées de force, enfants, à des hommes adultes, et, souvent, ne peuvent se permettre d’imposer le préservatif dans leur couple. »
De quoi désespérer donc. Sauf à se pencher sur ce qui a avancé. Les progrès existent, eux aussi, et autorisent l’espoir. Ils sont à rechercher d’abord dans les prises de conscience, les textes, les lois et les discours. « Le gouvernement mexicain ne peut plus, aujourd’hui, faire semblant d’ignorer les disparitions de femmes survenues à Ciudad Juarez », note Moïra Sauvage, « et le tribunal international qui s’est tenu suite au conflit yougoslave a fait reconnaître le viol comme crime de guerre ».
une réforme qui s’attaque
à la polygamie et fait
de la femme l’égale de l’homme
Votée en 1979, la convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDEF) est devenue traité pendant les années quatre-vingt. « Aujourd’hui, à l’exception notable des États-Unis et des pays les plus intégristes, elle est ratifiée par la plupart des nations », relève Robert Toubon. Quelques notes posées sur une feuille et qui peinent à être appliquées. Mais auxquelles il faut croire. « Au Bénin, en s’appuyant sur les textes internationaux, les femmes juristes ont réussi à faire ratifier, après quinze ans de débat, une réforme du droit de la famille qui s’attaque à la polygamie et fait de la femme l’égale de l’homme », explique-t-il. S’il peut paraître long, le temps de la décision est lui-même profitable, quand il s’agit d’agir en profondeur sur les mentalités. « Au Burkina, c’est le temps qu’il a fallu pour faire admettre à certaines ethnies – femmes comprises – que l’excision n’était pas tolérable. » Un acte aujourd’hui interdit et puni de prison dans ce pays, longtemps montré du doigt. De lentes avancées, qui résonnent internationalement. « Quand une telle décision est prise en Afrique, elle a un impact sur les populations migrantes, jusqu’en banlieue parisienne. »
Les luttes, elles, se poursuivent. Organisée pour la première fois en 2000, la Marche mondiale des femmes sera reconduite en 2005. Une charte mondiale des femmes pour l’humanité est également en cours de rédaction. Amnesty- international poursuit une campagne, lancée en mars dernier avec, entre autres visées, celle de faire pression sur les gouvernements. En France, le Secours populaire a lui aussi lancé, il y a quinze jours, sa propre campagne sur ce sujet, qui ne fait pas partie de ces domaines habituels d’intervention. Des initiatives qui ne seront pas de trop pour mettre fin à un mal qui tarde à se résorber.
Marie-Noëlle Bertrand
dans « l’humanité » d’aujourd’hui
25 novembre 2004 à 20h31 #1404411Anonyme
t’as pas le moral ?
titia25 novembre 2004 à 20h32 #1404412fo vraiment pa etre malin pour taper une femme
25 novembre 2004 à 20h33 #1404413Moi on m’a toujours dit: « frappe ta femme, si toi tu sais pas pourquoi, elle elle le sait ! »
Bon Ok, je sors …
25 novembre 2004 à 20h35 #1404414Anonyme
tu as raison, file donc ! et va ranger ta chambre … bouh le vilain
25 novembre 2004 à 20h36 #1404415Je n’ai pas posté ce sujet pour alimenter vos délire ! j’aime souvent rigoler avec vous mais la ca me fait pas marrer…
25 novembre 2004 à 20h39 #1404416Anonyme
lol, je voulais pas mal faire, et puis moi aussi, j’en suis une (de femme) et je ne tolererai aucune violence autour de moi. la violence verbale m’est tout aussi insuportable d’ailleurs (titia c’est moi, wheels c’est monsieur)
25 novembre 2004 à 21h38 #1404417je les aiment trop les femmes pour les taper , fo étre trop con , d’ailleurs c’est pour ça que j’en ai fait 2 avec ma femme , celle que j’aime depuis toujours et pour toujours
25 novembre 2004 à 21h43 #1404418Wha phiphi bien mes compliments c’est bien
Miss coca super ce tu que a mis
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