Anaheim 3 vu du canapé : l’intégralité du Supercross américain vous est présentée sous un autre angle avec 3AS Racing spécialiste Off Road. Avec plus de 300 000 références au catalogue, 3AS a forcément la pièce qu’il vous faut.
Et on est de retour, après une semaine de vacances au ski qui est passée plus vite qu’un LCQ 250 avec cinq types en bagarre.
Ce Anaheim 3, dernière course sur la côte ouest avant le break, a permis de clarifier la hiérarchie, chez les gros du 450 mais surtout en 250. En gros, Christian Craig va pouvoir s’occuper de sa progéniture sans trop de problème, pendant que ses adversaires vont panser leurs plaies…
Tout ça grâce, ou plutôt à cause, d’une série de whoops qui a causé plus de dégâts qu’un renard dans un poulailler. À croire que ces whoops ont été construit sur un ancien cimetière indien ou une zone minée pendant une quelconque guerre… Les pilotes 250, notamment, voyaient leurs vies défiler devant leurs yeux à chaque passage. À part Craig, une nouvelle fois, on va y revenir.
Les pilotes 250 dans les whoops. Chaud, frère.
En 450, après une triple crown de Glendale qui a permis à Eli Tomac de s’établir comme un favori crédible, on attendait de voir si le rouleau compresseur made in Colorado allait enchaîner à Anaheim 3 et s’échapper dans ce championnat tel un Festina dans un col de montagne. Et en début de finale, on pensait bien que c’était parti pour… Mais un certain Jason Anderson, déjà fort à son aise la semaine dernière malgré un beau râteau, ne l’entendait pas de cette oreille.
Car décidément, ce Jason Anderson version 2022 n’a rien à voir avec la version wish qui traînait son mal être ces dernières années dans le camion HVA. Meilleur temps aux essais, vainqueur autoritaire de sa heat, le champion 2018 a réussi dans cette finale un exploit que peu ont réalisé jusqu’ici : résister au retour d’Eli Tomac, subir sa pression avant de se faire doubler, puis le repasser et s’envoler vers la victoire à la régulière. Pas une mince affaire, surtout pour un pilote qui a subi toute sa carrière la domination du voisin Tomac. Les deux pilotes sont globalement du même coin puisqu’ils viennent d’états frontaliers (Nouveau Mexique pour Jason, Colorado pour Eli), n’ont qu’un an d’écart et se battent l’un contre l’autre depuis qu’ils savent passer des vitesses. Même l’année de son titre, JA21 n’avait remporté que quatre finales contre le double pour son irrégulier rival. Le voir ainsi résister mentalement prouve bien que Jason a trouvé quelque chose cette saison… Sur la moto et dans le team de son adversaire, justement. Fort. Il y a bien eu quelques passages pas hyper maîtrisés dans les whoops vers la fin, mais rien de dramatique. JAH montre aussi avec cette démonstration de force qu’il y a bien une carrière de top pilote possible après avoir quitté la Baker’s Factory, ce dont beaucoup continuent de douter. Plus encore que les « seulement » 12 points de retard, c’est la manière dont il roule depuis le début de saison qui donne des raisons d’espérer. GO JASON !
Pourtant, ce Tomac-là n’est pas venu pour beurrer les tartines. C’est bien simple, ça faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vu sourire autant et même faire des phrases de plus de trois mots au micro, preuve d’une attitude plus positive qu’une influenceuse bien être sur IG. On n’était plus habitué. Toujours aussi puissant dans son style de pilotage, ET3 était un des seuls avec JAH et CC28 a survolé les whoops comme dans les livres. En plus, l’ex-géant vert n’est jamais si bien parti depuis ses débuts en 450 que depuis quelques courses, et cette fois-ci sans voir celui qui tire la grille (la rumeur de la semaine dernière à Glendale…). Bref, Eli est solidement installé aux commandes de ce championnat, et il va falloir lui arracher le volant des doigts. D’autant que, comme dit précédemment, il n’a certainement pas peur d’un type qu’il a corrigé toute sa carrière, à de très rares occasions près. La greffe Yamaha est bien entrain de prendre.
Après trois courses moyennes, Justin Barcia a profité d’un bon départ et de la chute de Marvin Musquin pour remonter sur le podium, pour une troisième troisième place sur six courses. Pas si mal pour BamBam, d’autant qu’il a aussi remporté sa heat. Seul bémol, il n’a pas eu l’occasion de couper qui que ce soit en deux. Shit happens… Cinquième provisoire à six points seulement du podium, JB51 maintient le cap.
Une semaine après son meilleur résultat en carrière avec une excellente deuxième place, Malcolm Stewart signe un nouveau résultat très solide à Anaheim 3 avec cette quatrième position. Très bien sur le papier, même si cette régularité nouvelle vient un poil au détriment d’un panache qui était quand même la spécificité familiale. Ceci dit, c’est sans doute mieux pour lui dans l’optique du championnat comme pour sa santé. Mookie est quatrième du provisoire au milieu d’un plateau dense, avec les stars. Plus que respectable ! Le tout sur une nouvelle machine qui « demande encore beaucoup de travail », selon ceux qui n’arrivent pas à mettre un pied devant l’autre. Oui Coop’, elle est pour toi celle-là.
Toujours aussi aléatoires, ces courses de sable !
Cette soirée d’Anaheim 3 aurait dû être celle du retour de Marvin Musquin sur le podium ! Bien parti, agressif en début de course comme si un molosse tournait autour de ses chats, Marv’ a longtemps été le seul à rester à peu près accroché aux deux fusées de tête, avant que l’enclume ne lui tombe sur la tête comme dans un épisode de Bip Bip et Coyote. Et ce sur un terrain avec des whoops plus méchants qu’un chroniqueur de TPMP, preuve que l’entraînement paye ses fruits. Dommage que ce pauvre Clade Clason, qui avait déjà coûté sa première victoire à Chase Sexton l’an dernier à Atlanta 1, se soit mis en travers de son chemin comme un poireau au Touquet au passage des premiers. Ce qui compte, c’est que la qualité du pilotage et la vitesse soient là. Les résultats suivront. En passant, c’était déjà arrivé qu’il passe Dylan Ferrandis à la régulière en SX ? Simple question. Répondez en bas dans les commentaires, perso je n’ai pas trouvé.
De mal en pis, comme on dit.
Bon, ça ne s’arrange pas vraiment pour Dylan Ferrandis niveau résultats… Pourtant, comme Marv’, la qualité est là. Rapide, ça ne fait aucun doute, volontaire aussi. Mais commencer cette soirée d’Anaheim 3 par une chute d’une telle violence au départ de la heat, ça ne doit pas aider. Au moins, DF14 aura gagné une course en SX cette année, même si ce n’est qu’un LCQ. Une nouvelle fois très mal parti en finale, Dylan a pourtant encore mis le turbo pour déboîter du gros calibre, avant de se faire souffler un top 5 à la fin par son compatriote de chez KTM. Ça ne veut pas, clairement, pour notre Frenchie, même si tout est en place. En espérant que le passage à l’est lui soit bénéfique…
Toute petite soirée pour Chase Sexton, sa pire depuis le début de la saison avec Oakland. Jamais à l’aise sur ce terrain d’après ses dires, le jeune a surnagé comme il a pu pour prendre les points de la sixième place. Des points qui pourraient bien compter double sur le long terme, plutôt que de partir à la faute dans une soirée sans. Preuve que le jeune mature comme une côte de bœuf Angus ? Ça se pourrait. Hum, et ce quad de la semaine dernière, vous vous souvenez ?
Cooper Webb poursuit péniblement son chemin de croix, mais avec l’abnégation d’un pèlerin sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. Et comptez sur lui pour ne pas s’arrêter en route… La perspective de garder sa plaque #1 s’éloigne certes course après course, mais il est quand même trop tôt à mon goût pour l’enterrer définitivement. Coop’ est toujours en délicatesse avec sa nouvelle KTM, lui qui jurait n’avoir jamais été aussi bien à l’intersaison sur le même machine. Nombreux sont les observateurs à prévoir son réveil une fois sur le côte est. Réponse imminente, donc.
Aaron Plessinger n’y arrive pas plus que son « chef de file » Coop’ chez KTM, où seul Marv’ surnage ! AP7 n’a toujours qu’un bon résultat à montrer depuis le début de l’année. Des coups à ce que Roger De Coster oublie son nom et son visage dans les semaines qui viennent, cette histoire. True story, demandez à Matt Moss ou Matt Lalloz !
Justin Brayton solide dixième après une belle heat ? Signe qu’il y avait des gros whoops ! JB10 est un sacré pilote de SX, même à 37 ans. Un futur champion du monde de la spécialité ? Ce serait fun.
Reste à aborder le cas Ken Roczen. Pas simple. Tu lui lances des fleurs, il ne fait rien la semaine suivante. Tu l’annonces fini ? Il te fait un enchaînement chrono/heat/finale la course d’après… Sauf que là, quand même, c’est chaud, frère, comme dit ton dealer quand tu demandes un dépannage. Reprenons depuis le début : Anaheim 1 : victoire. Depuis ? 13/7/13/5/11… Et ce ne sont pas les résultats du dernier Quinté +. La saison du Kenny, même avec les nouveaux tés X-Trig comme sur la moto de Sexton, coule plus vite que le Titanic. Notre homme est certes encore accroché à la planche de Rose, mais ça ne va pas tenir bien longtemps comme ça. On sait comment il finit, le film.
Derrière, pas grand chose à signaler pour ce Anaheim 3. Dean Wilson « best of the rest », comme souvent. Max Anstie pas si mal, mais il serait temps qu’il montre enfin quelque chose. Kyle Chisholm 16e, solide. Et finale pour Kevin Moranz et Adam Enticknap, les premières de la saison, à l’issue d’un dernier tour de LCQ digne d’un épisode de Squid Game. On a perdu Josh Hill pour la saison aux essais : fracture du bassin et hanche déboîtée. Ça fait mal rien que de le taper…
Catégorie 250 Anaheim 3
Un tantinet bousculé la semaine dernière, il paraît, Christian Craig a parfaitement rebondi pour ce Anaheim 3, avec le hat-trick à la clé. CC28 a en effet gagné tous les Anaheim, ce qui n’est pas rien. Là, à voir les whoops, c’était quasiment joué d’avance. Mais il restait tout de même à « exécuter », comme disent les Américains, et le Papa de la catégorie l’a fait avec panache. En faisant le plus dur, #doublervince, dès le premier tour, dans les whoops évidemment. Et si jusqu’ici « Kwichtiainne » n’avait pas réussi à faire le break, ce coup-ci c’est fait. Avec 28 unités d’avance sur Michael Mosiman, CC28 peut envisager sereinement la pause avant la reprise de son championnat. Franchement, c’est mérité. Difficile de ne pas s’extasier en effet devant une telle perfection. C’est le boss, c’est tout.
Vince Fucking Friese ! Après une attaque un tout petit peu optimiste la semaine dernière, voici que notre Biff Tannen du SX US nous plante sa meilleure performance ever. Fort mentalement, le type, après le flot de shit qu’il a pris sur la tête en continue. En même temps, ça fait treize ans que ça dure, il a l’habitude. Une deuxième place acquise grâce à une stratégie digne de notre Napoléon Bonaparte à nous, j’ai nommé Pascal Finot : « bien partir, pas tomber. Surtout dans les whoops. » Un plan exécuté à la perfection, qui lui a donné l’occasion de passer un peu de temps avec son ami Craig en conférence de presse. C’est comme ça que des amitiés se nouent. Ou pas, ça dépend.
Michael Mosiman a chuté autant de fois dans cette finale qu’il a accueilli de SDF chez lui ces dernières années ! Comprenez par là un paquet de fois, amour de son prochain oblige. Le garçon est incontestablement rapide, mais ça n’a pas l’air de trop bien ventiler entre les deux oreilles. Il en profite tout de même pour prendre la deuxième place au provisoire, ce qu’il peut espérer de mieux. Amen.
Ferait mieux de bosser les whoops le Poetic lover…
Superbe course de Garrett Marchbanks, revenu de la dernière place pour prendre un top 4. GM n’est pas très chanceux depuis le début mais continue de poster des performances de premier choix. Un bon.
Un top 5 pour Carson Brown, qui prouve course après course qu’il n’est pas qu’un phénomène instagram. Le jeune a du talent et de la vitesse, et commence à prendre assez de confiance pour enchaîner les grosses performances. Top !
Enfin, un petit mot sur les deux grands perdants de la soirée. D’abord Jo Shimoda, officiellement passé de clone de Dungey à celui de Pastrana en un hiver. Le Japonais est plus souvent par terre cette saison que ses trois dernières réunies. La pression ? Aucune idée, mais ça doit rire jaune chez Pro Circuit. #blaguelimite #pas2022 #wokethefuck
La soirée d’Hunter Lawrence était déjà très mal parti, avec un accoutrement entre pyjama et maillot de meilleur grimpeur du tour. Elle a fini encore plus mal avec une cabane digne des meilleurs Jackass, dans les whoops évidemment. Ce monstre de régularité qu’il est d’habitude ne ramène ainsi qu’une 18e place d’Anaheim 3, mais pas de blessure. C’est déjà pas si mal vu le caramel.
Hunter Lawrence s’en sort bien. Sans abimer le pyjama.
Allez, tout ce petit monde du 250 a maintenant plus d’un mois de vacances pour se retaper. Pour les 450, ça enchaîne dans la douleur en passant des 30° de la Californie à un frisquet – 16° à Minneapolis. Ça devrait plaire à DV ! RDV la semaine prochaine pour l’ouverture à l’est. Avec un plaid sur le canapé, donc.
L’arrivée sur la côte est.
Par Richard Angot.
7.9 € TTC

Goooo Claaaaason!!!
;-)))
D’après Marvin, Dylan a chuter en fin de manche et il a profiter pour le passer
Ah OK, il n’en parle pas dans son press release !
je me decide enfin a ecrire un ptit mot pour te dire , mr richard , que j apprecie vraiment tes debriefs d apres course !!!!!
pas aussi direct et acere qu un dv12 mais pas loin !!!
j adore , continu de nous imformer