Eli Tomac n’avait plus gagné en SX depuis la Triple Crown de Saint Louis, fin mars 2024. Cette fois, c’est une finale “normale” qu’il a remporté, en allant la chercher avec les dents depuis la huitième place, en passant le champion en titre au passage. Une 53e victoire XXL, qu’il débriefe ici avec les journalistes US en conférence de presse :
On imagine que cette victoire doit être très chargée en émotions. Tu as remporté une course sur onze saisons consécutives dans la catégorie reine. Comment te sens-tu ?
Eli Tomac : C’est vraiment tout en haut de la liste de mes victoires. Cela faisait un moment. Je pense que la dernière fois que j’ai gagné une finale de vingt minutes, c’était l’année dernière, et je n’en avais pas eues depuis. C’est un gros plus pour moi, d’autant plus que ce n’est pas une Triple Crown avec des sprints courts. Ça prouve que je suis dans une meilleure position et en meilleure forme. En plus, je me suis vraiment reconcentré après la semaine dernière, où j’ai fait une erreur dans le troisième virage. C’était frustrant, alors c’est génial d’avoir pu concrétiser ce soir.
On se demandait si on reverrait l’Eli Tomac d’autrefois. Ce soir, tu as répondu à cette question pour tout le monde. Mais à quelles questions as-tu répondu sur toi-même ?
Eli Tomac : Comme je l’ai dit, j’ai prouvé que je pouvais réussir dans une finale classique, pas seulement dans des courses courtes. Je suis parti de derrière, sans cadeaux, et j’ai travaillé sur les points où je me sentais faible.
Tu as eu quelques soucis avec des retardataires vers la fin de la course, dont un particulièrement. Peux-tu nous en parler ?
Eli Tomac : C’était vraiment frustrant. Honnêtement, je pensais que Jett allait me rattraper à ce moment-là, parce que j’étais coincé derrière Vince (Friese) pendant presque un demi-tour. Quand tu es derrière un pilote, tu essaies d’anticiper ses mouvements, mais là, ça ne s’est pas passé comme prévu. Après un triple, il y avait un virage à 90 degrés, avec beaucoup d’espace sur la gauche. J’ai choisi cette trajectoire, mais il a dévié, et je me suis retrouvé en difficulté. C’était vraiment chaud. À un moment, j’ai cru que j’allais perdre la course. C’était fou.
Tu as mentionné par le passé atteindre un état de “flow” où tout semble facile pendant les courses. Est-ce ce qui s’est passé ce soir, ou étais-tu pleinement conscient de tout ?
Eli Tomac : Je dirais que ce soir, j’étais à 100 % concentré pendant ces vingt minutes. Pas de pause, pas de moment où j’ai pu lâcher prise. Jett et moi avons failli nous rentrer dedans au début, mais c’est agréable de rouler avec quelqu’un comme lui. Les pilotes 450 sont conscients de la situation, et on sait qu’il faut éviter les contacts.
Jett a mentionné qu’il t’avait dépassé dans le sable, mais tu as réussi à le repasser. Avais-tu remarqué qu’ils avaient modifié la partie sable pendant le tour de reconnaissance ?
Eli Tomac : Oui, je l’ai vu. J’espérais qu’ils ouvriraient cette trajectoire plus tôt dans la journée, car aller à l’intérieur offrait un gros avantage. C’était cool de voir que ça créait une ligne différente, ce qui n’arrive pas souvent. Ça a vraiment bien fonctionné en finale.
Le quad était un élément marquant de la piste ce week-end. Souvent, ce type d’obstacle est supprimé après le press day. Comment c’était de le garder ?
Eli Tomac : (Rires) C’était bien, pas trop mal. Il y avait assez de place pour bien le sauter, et personne n’a vraiment eu de problème majeur. Par contre, après trois heures d’attente, pendant la heat, c’était plus compliqué. Mais en finale, c’était une section où je sentais que je pouvais gagner du temps.
7.9 € TTC

le quad était marquant mais n’apportait rien en terme de vitesse…