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Birmingham, round 10, et première confrontation est/ouest de la saison en 250. Ça faisait d’ailleurs longtemps qu’on n’avait plus vu les pilotes de l’ouest, ça fait du bien. Le tout sur un terrain pas trop mal, même si on a vu mieux depuis le début de saison. La grosse difficulté venait ici de la terre, avec une sorte de première couche volatile mais du dur en dessous. Pas évident, donc, de trouver l’adhérence, et des grosses ornières sur les appels et dans les virages. On notera que, pour une fois, la split lane a plutôt bien fonctionné, en permettant des dépassements à l’intérieur comme à l’extérieur. Bref, un terrain qui n’avait pas l’air très fun à rouler. Niveau sportif, on a vu une course de Birmingham très excitante en 250, un poil moins en 450. On plonge dedans.
Et une victoire de plus pour Hunter Lawrence, sa troisième en tout. Et deuxième de suite après Indianapolis il y a deux semaines. Celle-ci a été plus facile à aller chercher que les précédentes, notamment grâce à un tout début de course très agressif. Quatrième au premier virage, l’Australien, souvent un peu léthargique dans les premiers enchaînements, a cette fois sorti une « Roczen » de son chapeau en se débarrassant dès la première ligne d’Aaron Plessinger et Justin Cooper, avant de tasser son meilleur ennemi Jorge Prado au virage suivant. Une fois devant, Hunter a pu profiter de cet « effet Prado » pour prendre un peu d’avance, suffisamment pour ne pas être rejoint par Ken Roczen. Pourtant, le bras de fer des chronos a été intense entre les deux, aucun des deux ne voulant lâcher de toute la finale. Rien à dire, du travail de pro. Hunter n’est pas le plus spectaculaire, mais se révèle d’une efficacité clinique. En plus, ça paraît tellement méthodique que ça semble facile à répéter semaine après semaine… On passe ainsi en un mois du gars qui n’avait encore jamais gagné à triple vainqueur, ce qui peut commencer à ressembler à des statistiques de titrable… Avec neuf points d’avance sur Eli Tomac, rien n’est évidemment fait, mais disons que petit à petit, l’oiseau fait son nid. Maintenant, il peut vraiment commencer à y croire, et passer du statut de bon second rôle à personnage principal. Chapeau l’artiste !
Quelle course de Ken Roczen, sans qui on se serait sans doute ennuyé sur cette épreuve de Birmingham ! Intenable dans les whoops, radical dans les virages serrés, Kenny a offert une masterclass de SX gratis dans les premiers tours. Pointé seizième sur la ligne du holeshot, pensez qu’il est passé deuxième dès le 7e tour, sur 25 ! Ensuite, avec trois/quatre secondes de retard, il a tout donné pour tenter de revenir et casser mentalement Hunter. Qui a réussi à réagir et faire descendre de nouveau ses chronos pour matcher ceux du pilote Suzuki. Une magnifique bagarre, même s’ils n’étaient pas au contact. En tout cas, c’est officiel, on peut le dire maintenant : on n’avait jamais vu l’Allemand à ce niveau si tard dans la saison depuis les années Honda. Du grand Kenny, cette année !
Une fois encore, Eli Tomac sauve bien les meubles d’une situation qui n’était pas idéale. Obligé de passer par le LCQ (son premier depuis 2019 !) après avoir embarqué la jambe de Justin Cooper en heat, ce n’était pas gagné pour réaliser un bon départ. Tout intérieur, ET3 a pourtant réussi à sortir top 5, avant de remonter troisième quasi tout de suite. Mais le pilote KTM n’avait pas la flamme à Birmingham, et s’est petit à petit fait décrocher à coups de dixièmes sans savoir répliquer, et s’est même fait déposer par Kenny comme un colis à la poste pour finir à plus de trente secondes. Ce podium reste une bonne affaire dans l’optique du championnat, mais doit quand même laisser un petit goût amer dans la bouche pour Eli…
Au cœur de l’action en heat, où il a mené avant de se faire dépasser par Kenny et découper par Eli, Justin Cooper échoue au pied du podium à Birmingham. La bonne nouvelle, c’est qu’il a retrouvé ses départs, et devrait donc se mêler plus souvent à la lutte pour le podium en fin de saison. En tout cas, pour ce soir, il est à peu près à sa place, même si son pote Cooper Webb aurait pu avoir son mot à dire.
Premier top 5 de la saison pour Malcolm Stewart, après une bonne heat déjà où il est resté au contact d’Hunter Lawrence et Cooper Webb. Une bouffée d’oxygène dans une saison bien morne jusque-là pour Mookie, lui qui pouvait avoir quelques espoirs après son SX de Paris magique.
Encore une soirée difficile pour Cooper Webb, qui voit son titre s’éloigner un peu plus semaine après semaine. Il y avait pourtant une lueur d’espoir, après une victoire en heat devant la plaque rouge. Parti aux alentours de la huitième place, le ratel n’a pas réussi à exploiter ses petits intérieurs pour vraiment faire des différences. Revenu quatrième, sa vraie place en vitesse pure en ce moment, il a commis une erreur en perdant l’avant tout seul comme un grand. Lancé ensuite dans une battle royale avec Jorge Prado, il a tout donné pour aller le chercher au dernier tour, preuve que le garçon ne lâche rien. Mais avec 34 points de retard et trois pilotes devant lui, ça commence quand même à sentir le roussi pour enchaîner un nouveau titre…
Toujours aussi spectaculaire au départ, Jorge Prado a tenu son rang une fois encore. Et ce malgré une énorme cabane aux essais sur le gros enchaînement avec le table/table où il faisait un rythme différent. Bougé de la tête par Hunter, il a ensuite défendu sa place face à Eli Tomac. Et même après, Jorge est resté plutôt plus près que d’habitude du top 5. OK, il ne sera pas champion demain, mais Jorge commence à s’installer concrètement comme un vrai pilote de SX US. Pas si mal, avec aussi peu d’expérience.
Derrière, bonne surprise de retrouver Colt Nichols à la huitième place à Birmingham, lui qui n’avait pas fait grand-chose depuis le début de saison. La peur de se faire battre par son meilleur pote Justin Bogle, de retour et dans son team ? Possible, mais belle prestation en tout cas. Justin, lui, a réussi l’exploit de passer directement en finale depuis la heat, ce qui n’était pas gagné après quatre ans d’absence. 18e de la finale, pas si mal.
Top 10 encourageant à Birmingham pour les deux rookies, Garrett Marchbanks et Jordon Smith, même si on ne les a pas vus. Notez que GM a perdu une place pour avoir changé de trajectoire dans la split lane, comme Haiden Deegan.
Et une soirée catastrophique de plus pour Aaron Plessinger ! Retour en arrière : à Anaheim 1, AP7 holeshote sa heat, est donc en tête avant de se faire torpiller comme un cône sur un circuit de karting par son meilleur pote Cooper Webb. Depuis, y a rien qui va ! AillePi se prend l’enclume sur la tête aussi sûrement que le coyote face à Bip Bip, toutes les courses… Ce qu’il a de mieux à montrer est une sixième place à Daytona, et notre cowboy pointe dixième du général, derrière son coéquipier Jorge Prado qui a raté deux épreuves sur blessure. Dure saison !
Catégorie 250 est/ouest Showdown Birmingham : Davies, mais Deegan…
Si Cole Davies a été crédité de la victoire à Birmingham, tout le monde sait qu’il n’y a eu qu’un vainqueur de ce Showdown, et c’est Haiden Deegan. Malgré un départ assez catastrophique, Haiden est remonté dans le paquet comme un missile téléguidé. En plus, il a semblé pouvoir doubler où il voulait, quand il voulait, sans que personne ne puisse y faire quoi que ce soit. Deegs fait la différence principalement dans les virages, qu’il attaque comme s’ils avaient insulté sa mère. On a la sensation qu’il a aussi amélioré sa vitesse dans les whoops pendant la pause. Avec rien à jouer au championnat, où il a 1000 points d’avance, une pause où il a beaucoup roulé en outdoor et en 450, autant dire que ce qu’il a fait samedi est une sacrée démonstration. Tout le monde a compris qu’il n’y a qu’un shérif en ville, et c’est celui avec une grande gueule et une coupe de cheveux douteuse…
Pourtant, s’il y en a un qui a de quoi le secouer, c’est bien son coéquipier Cole Davies. Vainqueur facile de sa heat, on a eu l’impression qu’il avait fait le plus dur en partant devant et en doublant Levi Kitchen tout de suite. Mais bizarrement, Cole n’a jamais réussi à décoller. Tout mou dans ses entrées de virage, en manque d’intensité, le Néo-Zélandais ne doit sa place qu’à ses passages dans les whoops, et aurait tout aussi bien terminé hors du podium à peu de choses près. Notamment un peu de jugeote de la part de Jo Shimoda. Il expliquait lui-même après la course être déçu de sa performance, et il y a de quoi, malgré la « victoire ». Pourtant, si l’on regarde ses chronos, c’est plutôt bon, avec toutefois quelques trous d’air de temps en temps, avec des tours deux secondes moins rapides que d’habitude. Bref, on n’a pas eu le droit à du grand Davies, qui fait malgré tout la bonne affaire en prenant la victoire et quelques points en plus au championnat. Le truc, c’est qu’il est tellement bon qu’on attend toujours plus de lui. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’a pas dû aimer la fessée infligée par son « pote » Deegan. À suivre…
Seth Hammaker, lui, ne se pose pas de questions : il donne tout, du début à la fin, et on verra bien. Ce n’est pas toujours très beau ni fin, mais le pilote PC fait le boulot. Comme ici, où il est bien parti, resté longtemps troisième avant de retomber à la cinquième place… Et refaire le chemin inverse en allant chercher Jo et le podium au dernier tour. Affûté physiquement, mort de faim mentalement, il reste en embuscade à six points seulement de Cole Davies.
On a cru un moment que Jo Shimoda pouvait aller chercher cette victoire, mais décidément, il va falloir qu’il travaille sur ses dépassements et, plus globalement, son intelligence de course. Jo a tenté de doubler dix fois à des endroits où c’était voué à l’échec, et il arrive en plus à perdre du temps, voire à se faire lui-même doubler, à chaque nouvelle tentative désespérée. Dommage, parce que ça roule bien, rien à dire là-dessus. Mais il en manque à ce niveau, surtout comparé à un Deegan qui passe de n’importe quelle trajectoire comme si de rien n’était.
Bien en début de course après un (rare) bon départ, Levi Kitchen s’est ensuite éteint petit à petit. En cause, selon les rumeurs US, un dos en mauvais état qui le fait souffrir. Il doit passer des examens médicaux cette semaine, et on n’est pas à l’abri d’une mauvaise nouvelle. On évitera donc d’être trop critique envers sa course de Birmingham.
Derrière, pas mal pour Dax Bennick, qui ne pouvait pas espérer mieux. Max Anstie, lui, n’a pas retrouvé sa superbe du début de saison. Les pilotes ClubMX ont tous été bons en heat, avec des départs au point. Le team place ses quatre pilotes dans le top 12, pas si mal pour un Showdown.
Niveau déception, on a Ryder DiFrancesco, victime d’un problème de frein, Pierce Brown, qui a chuté et perd quasiment tout espoir de titre, et Cullin Park, épaule déboîtée. Mention passable pour Nick Romano, le remplaçant de chez Kawasaki Pro Circuit, passé par le LCQ pour aller en finale et 18e.
Allez, on remballe, direction Détroit pour une nouvelle épreuve de la côte est.
7.9 € TTC
