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Décidément, cette saison commence fort, avec encore une fois une sacrée soirée à Anaheim 2 ! Le championnat est parti sur des bases élevées, on ne va pas s’en plaindre ! Une fois de plus, les pilotes ont dû s’envoyer un terrain vraiment pas simple. Et rendu encore plus technique par la terre, plus humide que lors de la première visite il y a quinze jours. Un gros trois sur table à aller chercher, un 3/3 de la mort après les whoops, avec une toute petite transition pour faire le deuxième 3, un enchaînement sympa avec plusieurs possibilités pour recroiser la ligne de départ… Vraiment sympa, ce terrain d’Anaheim 2. Vu du canapé, en tout cas. Parce que sur place, ça devait être autre chose, vu le nombre d’erreurs qu’on a vu aux essais comme en course.
Après deux courses un peu galères, voici donc la première victoire de Chase Sexton sur la Kawasaki. La 17e de la carrière du jeune homme, déjà, ce qui le place à égalité avec Jeff Stanton, et devant un certain Jean-Michel Bayle, par exemple. Imaginez combien il pourrait en avoir sans ces fameuses « Sextonnades », comme en heat samedi soir. Précis, smooth, en contrôle… Et paf, le tête plantée dans le sable comme une autruche ! Du coup, on en était à se dire que ça allait encore être une soirée compliquée de plus. Sauf que cette fois, notre blond peroxydé a redressé la barre du bateau en finale. Bien parti en serrant tout l’intérieur, Chase est sorti deuxième derrière Jason Anderson. À partir de là, il a cherché à passer aussi vite que possible, mais sans pour autant réveiller la bête devant avec une manœuvre inappropriée. On peut même dire qu’il s’est montré d’une prudence extrême, quitte à perdre un peu de temps, plutôt que de se mettre à dos ce vieux grincheux d’El Hombre ! Au point de se faire doubler par un Hunter Lawrence de plus en plus incisif, avant de reprendre en un tour ce jeune effronté et JA21. Rapide partout, mais encore plus en virage, Chase a enfin tout mis bout à bout pour nous montrer qu’il pouvait faire gagner la Kawasaki, ce qui n’était plus arrivé en SX US depuis 2022. une performance XXL de sa part, qui le relance complètement au championnat, troisième à 13 points du leader. Ça être bon, cette saison !
Oh, un dollar là, dans le sable !
Notamment parce que le panel des vainqueurs s’élargit, avec par exemple Hunter Lawrence. Deux courses de suite que le pilote Honda nous fait la même course ou presque : il résiste aux attaques en début de course de plus rapide que lui, avant de rentrer dans sa course et de finir par les dégoûter, au physique mais aussi grâce à une belle vitesse. Cette fois, c’est Eli Tomac qui en a fait les frais, en ne parvenant pas à doubler en début de course. ET3 a sonné tellement fois à la porte qu’il a fini par abandonner. Solide, technique et très bien préparé physiquement, Hunter, deuxième du championnat, pourrait bien se révéler un prétendant au titre grâce à se régularité sans failles et ses départs canons. Le fait d’avoir réussi à doubler, même brièvement, Chase Sexton et d’avoir laissé Eli derrière à la régulière doit aussi compter mentalement. Bref, attention, un Lawrence peut en cacher un autre !
Toujours aussi généreux, on a toutefois senti Eli Tomac moins saignant sur cette course d’Anaheim 2 que sur les deux premières. À cause de la terre plus meuble, des ornières ? Difficile à dire du canapé, mais ça paraissait moins facile pour la légende from Colorado. Qui sauve toutefois une belle troisième place, malgré avoir été lui aussi copieusement « gêné » pour le dire gentiment, par son copain d’enfance El Hombre. Qu’il a fini par pousser de la piste comme on pousse le relou qui veut gruger dans la queue de la cantine. Amendoné, ça suffit, quoi ! Une soirée pas idéale, donc, mais très satisfaisante quand même au niveau comptable. Si on avait dit à ET3 avant le début de saison, surtout après le WSX en Australie, qu’il repartirait de Socal avec un bilan de 1/1/3, il aurait signé tout de suite, des deux mains. Next to Glendale, en plus, une de ses salles préférées…
Un holeshot de Jason Anderson, c’est forcément une course qui promet. Déjà, il faut arriver à passer le coco, à la manière d’un Hollandais avec sa caravane sur la route des vacances. Dans un col de montagne… C’est visuel, ses adversaires s’en méfient comme d’un politicien en campagne, même s’il n’a pas bougé une oreille sur ce coup-là, resnat aussi propre que possible. Seul Eli Tomac a fini par prendre les choses en main, en tant que légende intouchable et vieux compagnon de route. Mais attention, notre gars n’est pas non plus un Vince Friese. Il a même très bien roulé en début de course, en restant longtemps dans les temps des tops prétendants au titre. Ensuite, après la poussette d’Eli, il a baissé d’un ton, vraisemblablement avec la langue un peu dans la chaîne, mais signe tout de même un sacré retour au premier plan avec cette Suzuki. Et ça fait plaisir, parce que le type a du swag, quand même. Pas impossible qu’il nous claque un podium avant la fin, à ce rythme-là.
Cooper Webb était passablement dégoûté après la course d’être tombé tout seul comme un grand dans la partie sable. Il faut dire qu’il est sans doute plus tombé en trois courses que sur l’ensemble de la saison dernière ! Dommage, parce que ça commençait à aller dans le bon sens, cette histoire. Revenu quatrième d’un départ onzième, Coop’ pouvait même rêver au podium. Une nette amélioration, donc, par rapport aux deux premières courses. Sans rien faire de génial, notre ratel était là pour capitaliser sur une erreur devant, et commençait à montrer les crocs sur Tomac. Reparti en Floride après San Diego sous les ordres du team cette semaine, Coop’ a effectivement donné l’impression d’avoir trouvé de la vitesse. À ne pas enterrer trop vite !
Cinquième au premier virage, Joey Savatgy a perdu gros en se ratant sur le premier enchaînement. Passé dixième au premier tour, le pilote Quad Lock a de nouveau montré sa vitesse et sa grinta avec de beau retour jusqu’à la sixième place, prouvant que le top 5 de la semaine dernière n’était pas un hasard. Rapide, régulier, en forme physiquement, Joey est pour le moment le meilleur privé, d’assez loin. À des années lumières, par exemple, de son coéquipier Christian Craig. Huitième du championnat, c’est solide, au milieu d’un tel plateau !
Encore une belle prestation de Jorge Prado, peut-être même plus impressionnante que celle d’Anaheim 1. Vainqueur une nouvelle fois de sa série, l’Espagnol s’est manqué au départ de la finale, comme à San Diego. Ou plutôt dans le premier tour. Septième sur la ligne du holeshot, il s’est fait déboîter dans le premier tour comme un pilote Ufolep en MXGP, avant, au contraire de la semaine dernière, de remettre le train sur les rails. Bien accroché au garde-boue de Joey Savatgy, Jorge a passé les mêmes pilotes que lui pour s’offrir cette très propre septième place. Précis, régulier comme un métronome, rapide dans les whoops, voici encore une belle copie du champion du monde. Ça progresse à chaque sortie, en plus. Bon signe.
Sale soirée, par contre, pour Ken Roczen, qui joue déjà un joker à Anaheim 2. Déjà mal parti après avoir fait salade de guidon avec Sexton dans la ligne droite, Kenny s’est en plus étalé dès le premier tour. Dès lors, il était condamné à l’exploit, et ce n’est tout simplement pas arrivé. Il sauve tout de même une huitième place qui lui permet de rester au contact au championnat, quatrième à 14 points d’Eli Tomac. On note d’ailleurs qu’avec lui et Jason Anderson, Suzuki est la seule marque à placer deux machines dans le top 5. Pas si mal, ce team HEP…
Très honnêtement, on n’a pas vu grand chose derrière, si ce n’est que ça a bastonné quasi du début à la fin pour les dernières places du top 10. Petit résultat pour Justin Cooper, dixième, qui commence décidément doucement sa saison. Onzième place pour Dylan Ferrandis, qui vaut mieux que ça lui aussi. Garrett Marchbanks a enfin fait sa première finale 450 avec la Kawasaki, terminée à une anonyme quatorzième place. Il y aura des jours meilleurs… Abandon pour Aaron Plessinger, bien mâché après une grosse chute en série. Enfin, la palme de la bêtise revient une nouvelle fois à Vince Friese, qui a coupé Mitch Harrison au dernier virage du dernier tour pour la 19e place. Confronté pour son action, Vince a proposé à Mitch de venir s’expliquer dans le semi, avant de se jeter sur lui. Bonne ambiance.
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Hop, le coup de la Friesette !
Pas de finale pour notre pope (tu l’as?) Romain Pape, mais une très crédible neuvième place en LCQ, au milieu de privés piliers du SX US depuis des lustres. Pas si mal, avec zéro expérience !
Catégorie 250 côte ouest Anaheim 2 : Haiden Deegan au-dessus du lot
Déjà assez dominateur la semaine dernière, Haiden Deegan a enfoncé le clou cette fois, en s’offrant la soirée parfaite : essais qualificatifs, heat et finale. Le tout sans forcer outre mesure. Cette fois, il n’a pas eu besoin de sortir qui que ce soit. Parti quatrième, il a pris son temps pour revenir et passer proprement son coéquipier Michael Mosiman pour aller cueillir une victoire facile. Et qui tombe à pic niveau timing, à cause des ennuis de ses rivaux potentiels. On y revient tout de suite. Bref, ça roule dans le monde de DangerBoy, qui était plutôt plus propre que souvent en terme de pilotage SX. Du beau boulot.
Très beau boulot aussi en ce qui concerne Michael Mosiman, qui commence à rappeler celui qui se battait pour le titre SX 250 il y a quelques années, vers 2021/22. Depuis, le double M s’est beaucoup blessé, a arrêté la moto, a hébergé des SDF et écouté des tonnes de sermons à l’église pour nous revenir plus perché que jamais, mais aussi rapide. Et sûr, ce qui est plutôt nouveau. Une vraie belle histoire de renaissance, que dis-je, de résurrection, qui ferait un scénario impeccable pour un film Netflix. Ou France TV, au pire. Ce qui n’empêche que notre gars pointe désormais à la deuxième place provisoire. Ce qui veut dire, aussi, que sa love story avec DangerBoy ve bientôt se terminer…
Deuxième podium de carrière pour Ryder DiFrancesco, qui s’affirme cette saison. En passant huitième sur la ligne du holeshot, cette fois, et non en partant devant. Ce n’est pas forcément une surprise, puisque Ryder Di était un phénomène chez les amateurs, mais les progrès restent tout de même assez bluffant par rapport à l’année dernière.
Une nouvelle bonne course pour Cameron McAdoo, qui s’est certes fait passer par Ryder Di, mais a réussi à rester sur ses roues, ce qui n’est pas facile pour les pilotes PC en ce moment. Cam s’est fait, au bas mot, une demi-douzaine de chaleurs qui feraient arrêter la moto à n’importe lequel d’entre nous, mais lui n’est pas fait de bois là. Tant qu’il lui reste assez de neurones et un poignet pour accélérer, ça y va. Courage ou inconscience, à chacun de voir, mais respect pour la prise de risques, quand même.
Max Vohland, c’est déjà plus technique, même si ça manque encore un peu de vitesse et sans doute de physique. En tout cas, le pilote ClubMX est régulièrement devant cette saison, en heat comme en finale. De mieux en mieux, comme son coéquipier Hunter Yoder, d’ailleurs. L’effet Chad Reed, nouveau coach là-bas ? Pas impossible.
Max Anstie arrivait le couteau entre les dents à Anaheim 2, il en est reparti la queue entre les pattes. Passé en série comme s’il n’était pas là par son désormais ennemi Haiden Deegan, il n’a jamais eu l’occasion de lui rendre la monnaie de San Diego. Avant de louper son départ en finale et de poussivement remonter sixième. Une soirée à oublier pour l’Anglais.
Il y a pourtant eu pire, avec deux prétendants au titre écartés. Déjà victime d’une terrible cabane en heat, Levi Kitchen est tombé dès le premier enchaînement en finale, sans doute au moins en partie à cause d’un bloque-fourche qui ne s’est pas libéré. Après s’être fait rouler sur le bras, le pilote PC a décidé d’en rester là. Un titre de plus qui lui échappe. Même constat pour Chance Hymas, pourtant bien en heat, qui s’est fait emmener au départ par un Avery Long très optimiste. Reparti en se tenant le bras ou l’épaule, on craint pour le jeune pilote Honda. Pour le moment, pas de nouvelles. On croise les doigts.
Presque plaqué, ce front-flip !
Toujours au rayon déception, Anthony Bourdon n’est pas allé en finale à Anaheim 2. Trop court d’une place en heat, deux en LCQ, AB Production n’est parait-il pas en confiance sur sa Kawasaki et n’arrive donc pas à se lâcher. Dommage, de telles opportunités ne se présenteront sans doute pas à tous les coups, surtout avec de tels résultats.
Allez, après Anaheim 2, place à la première Triple Crown de la saison la semaine prochaine à Glendale. Voilà qui promet, après ce qu’on a vu ces trois premières courses !
7.9 € TTC
