Et voilà, le Supercross de Paris 2024, c’est déjà terminé. Une parenthèse enchantée qui passe à la vitesse de la lumière quand on est sur place avec les pass qui vont bien, un peu moins vite à la télé, d’après ce qu’on m’a rapporté. Normal, me direz-vous, rien ne vaut le live. A fortiori quand ce live vous propose de voir de près un certain Jett Lawrence, champion SX US en titre dans la catégorie reine en tant que rookie, vainqueur du MX des Nations…
Bref, LE Jett, quoi, celui qu’on se doit de voir rouler au moins une fois “en vrai” quand on est un vrai passionné de MX/SX. Et après avoir honoré sa parole des années précédentes de venir à prix “discount” après les différents épisodes COVID et cie, on se doute cette fois que l’organisation a dû casser son cochon pour faire venir Jett et son frère Hunter dans la capitale. Qui plus est, comme on ne peut le faire tourner seul dans l’UArena, il faut bien lui trouver de l’opposition, comme Cooper Webb, son dauphin cette saison en SX US. C’est à dire qu’on avait les deux premiers du classement final du SX US au départ, plus Malcolm Stewart, Hunter et le retour de Dylan Ferrandis à Paris. Et malgré cela, on continue de voir des fans se plaindre sur les réseaux sociaux de la qualité du plateau, en se plaignant du manque de “profondeur” de ce dernier. Alors, pour y répondre : d’une, c’est ignorer les réalités économiques. Là, on est déjà sur du gros billet à lâcher. Deux, les quelques deux/trois pilotes qui apporteraient cette profondeur sont les mêmes qui n’intéressent personne quand ils roulent en WSX. Du coup, on fait quoi ? On arrête le Supercross de Paris après cette 41e ? Je ne travaille pas pour l’organisateur, mais reconnaissons que proposer ce plateau est unique au monde, à moins d’aller évidemment voir du SX US. Et c’est nous qu’on l’a, comme on dit au bourg !
Autre vif motif de critique : le format. Là encore, pas facile de contenter tout le monde, mais celui-ci a le mérite de permettre de voir les tops évoluer trois fois devant nos yeux ébahis. Et avec une course qui compte à chaque fois. Chose qu’on n’aurait pas avec une heat et une finale, évidemment. Reste le problème des interminables entractes. Là, j’avoue, mieux vaut avoir l’accès paddock et pouvoir aller voir les pilotes et les copains, autrement ça peut être long. D’autant qu’aller au bar se boire une mousse ou manger un burger va sérieusement affecter votre PEL, vu les prix pratiqués… Mais ça n’a rien à voir avec le SX de Paris, plutôt avec la UArena. Course de guidon, course YCF, FMX, course Sedna, reconnaissons que ça fait beaucoup… Il faut bien payer les factures, et avoir du temps pour laisser les pilotes se reposer, j’imagine. Mais comme chaque année, on ne peut que regretter l’absence d’une course 125, par exemple. Xavier Audouard répond la plupart du temps la même chose : pas assez de place dans le paddock. Mouais… Je reste persuadé qu’avec quelques gros motorhomes en moins, ça rentrerait, et que les quelques pilotes 125 sélectionnés ne rechigneraient pas à se serrer pour faire partie du show.
Parlons-en, du show, justement. Premier Supercross de Paris post-Francis Magnanou, “remplacé” par Jean-Christophe Vaschetto, lui-même remplacé par Florian Blanchoin (plus connu comme Flo sous le casque) et assisté par Charlee Moss, l’ambiance n’a pas spécialement réussi à décoller aucun des deux soirs. Sans que les animateurs n’y soient d’ailleurs pour grand chose. Peut-être la taille de la salle, sa configuration… Seule la Superpole du samedi a semblé créer une vraie ambiance. Avec, en point d’orgue, l’énorme chute de Greg Aranda. La présentation des pilotes n’avait rien d’ébouriffante, si ce n’est qu’on y a découvert les talents d’acteur de DV. Meilleur espoir masculin aux prochains Césars, à coup sûr !
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“Poetry in motion”, comme ils disent là-bas.
Et sportivement parlant, ça donne quoi ? Disons que si Cooper Webb remporte pour la première fois le titre de King of Paris, la vraie star du week-end a été une fois de plus Jett Lawrence. Vainqueur de toutes les courses sauf une, quand il est tombé après s’être accroché avec un retardataire, et des deux Superpoles, le champion SX US sortant a maîtrisé son sujet. Auteur de départs canons à chaque fois, patient quand il n’est pas en tête, plus rapide que tout le monde dans les whoops et premier à ouvrir une énorme quad que seuls Cooper Webb et Greg Aranda (évidemment !) ont osé, Jett est déjà prêt, malgré avoir eu seulement cinq jours en SX sur la nouvelle Honda 2025. Le tout avec un style toujours aussi au point. Grosse impression !
Mais attention quand même à Cooper Webb, beaucoup plus prêt que d’habitude à ce stade de la saison. Bon au départ et dans les whoops, toujours aussi régulier, Coop’ a montré une fois encore qu’il était toujours là, prêt à bondir. Et il repart avec le titre, aussi !
Derrière Jett, le pack Webb/Stewart/Hunter/Ferrandis était assez homogène, avec Greg Aranda juste derrière. Les résultats ont bien souvent dépendu des départs entre les gaziers, assez proches en vitesse. Greg s’est régulièrement mêlé à la fête, avant de craquer sur les fins de manche. Mais le pilote GSM a encore une fois montré qu’il était un top pilote de SX, même parmi une telle compagnie. Fort.
En SX2, Tom Vialle et Jo Shimoda se sont montrés très proches en vitesse pure tout le week-end, mais ce sont les départs de Tom qui ont fait la différence. un Tom qui a toutefois failli laisser échapper la couronne après un grosse chute après les whoops le samedi. Constant, propre, bien plus à l’aise dans ces mêmes whoops que l’an passé, le champion SX 250 côte est 2024 a clairement passé un cap. Derrière, Anthony Bourdon, malgré le peu d’entraînement sur la Kawasaki Bud Racing, s’est montré à son avantage, avec une belle régularité qui a failli lui permettre de remporter le titre de Prince. Calvin Fonvieille samedi et Maxime Desprey dimanche ont montré que le SX Tour reste un excellent championnat pour apprendre le Supercross, même s’il reste un palier à franchir pour aller jouer avec les “Américains”, qu’ils soient Français ou Japonais.
Un petit coup de chapeau à l’équipe JLFO, Cédric Lucas et compagnie pour la piste. Difficile sans être dangereuse, avec des vrais beaux whoops, un enchaînement avec même un gros quadruple dedans pour les plus téméraires, c’est un sans-faute pour eux, salué d’ailleurs par les tops US. Bravo !
Voilà, direction la 42e édition du Supercross de Paris maintenant. On y sera, nous !
Par Rich’. Images SX Paris/Pascal Haudiquert
7.9 € TTC

je Pense que vu la chaleur dans la Salle sa callait Grave dans le stade cette année cela a du Refroidir les Spectateurs est autre chose contasté le SX a perdu Gros au niveau speaker avec le Depart de Francis Magnanou
Comme souvent , 100% en accord avec ton analyse Rich’… Comme tu pourras le constater dans mon petit “j’ai vu” perso sur le forum que j’ai fait précisément avant de lire ton analyse pour ne pas être influencé 😉👍
Comme no foot je pense que le trio mis en place, bien que pas mauvais, n’a pas encore cette capacité qu’avait magnanou pour enflammer une salle
Perso j’ai bien aimé Charlèe…moins Flo sous le casque