Première petite victoire pour le constructeur de moto électrique Stark Future, qui a été officiellement autorisé à participer au championnat du monde de Supercross, alias le WSX. Une nouvelle qui met en joie son CEO Anton Wass : « Depuis le premier jour, notre vision a été de prouver que l’électrique peut rivaliser d’égal à égal avec le thermique au plus haut niveau, et la confirmation de la FIM nous donne le feu vert pour le démontrer. Avec un règlement clair en place, nous pouvons courir en toute confiance sur un terrain équitable et mettre en valeur les performances de la Stark VARG lorsque les grilles s’abaisseront à Kuala Lumpur. Il ne s’agit pas seulement de participer, mais de conduire une évolution où l’innovation rencontre la compétition, en brisant les idées reçues et en établissant de nouveaux standards de performance et de durabilité dans le sport mécanique. »
Une avancée rendue possible par l’approbation de la FIM, qui s’explique ici via son président Jorge Viegas : « Au cours de l’été, nos deux Commissions ont travaillé en étroite collaboration avec Stark Future pour garantir un équilibre des performances et une équivalence des technologies permettant aux motos électriques Stark de concourir aux côtés des motos à combustion interne dans les catégories SX1 et SX2. Le processus a inclus un travail approfondi à la fois sur piste et en dehors. Toutes les motos ont été rigoureusement testées sur banc d’essai, où une analyse détaillée de toutes les courbes de puissance et de couple a été réalisée afin de définir l’équivalence des technologies. Sur piste, nous avons mené des sessions complètes en comparant des machines de référence 450 cm³ et 250 cm³ avec la moto Stark dans ses configurations SX1 et SX2 correspondantes. Ce processus collaboratif, fondé sur les données, nous donne la conviction que la réglementation est solide, équitable et prête pour la compétition de haut niveau. »
Les explications de la Commission Technique Internationale de la FIM (représentée par Roland Berger) et Commission Motocross de la FIM (représentée par Antonio Alía Portela) : “Pour participer au Championnat du Monde FIM de Supercross (catégories SX1 et SX2), les motos électriques concernées doivent répondre aux règles d’Équivalence de Technologie / Balance of Performance (EOT/BOP) établies par la FIM. Il s’agit d’un ensemble de règlements techniques conçus pour garantir une compétition équitable et sûre entre motos électriques et motos à combustion interne.
Ces règles fixent notamment une limite de poids (minimum 117 kg), un empattement minimum (1450 mm), une puissance maximale de batterie (54 kW pour la SX1, 44 kW pour la SX2), ainsi que de petites tolérances et l’obligation d’utiliser des équipements et capteurs spécifiques d’enregistrement de données afin de contrôler la conformité.
Les motos doivent également respecter les règlements FIM relatifs à la sécurité électrique, ce qui inclut l’utilisation de lest homologué si nécessaire pour atteindre la limite de poids, ainsi que la présence obligatoire de feux latéraux LED fonctionnels”
Déjà titrée en Arenacross UK, la Stark s’attaque donc ici à un véritable championnat du monde FIM, aussi décrié et faiblard qu’il soit pour le moment. Cela dit, le plateau progresse d’année en année et promet cette saison une belle homogénéité et quelques stars. De quoi tester grandeur nature le potentiel de la Stark Varg qui pourrait être pilotée par Vince Friese et Jorge Zaragoza en SX1. On attend de savoir si Stark alignera également une équipe SX2, et qui seront les pilotes. Rendez-vous à Kuala Lumpur, en Malaisie, le 18 octobre pour l’ouverture du championnat.
7.9 € TTC
