Après une interminable saison de vingt MXGP, la grande finale, c’est pour ce week-end. A Cózar, en Espagne, au milieu de rien sur un nouveau circuit. Outre cet aspect discutable, ça se présente plutôt bien sportivement, avec sept points seulement qui séparent le leader provisoire du championnat et tenant du titre Jorge Prado et Tim Gajser. Ce dernier a longtemps mené le championnat, avant de se faire grignoter petit à petit son avantage jusqu’à la catastrophe du MXGP de Chine. Tombé dans fois dans la première manche et victime d’un problème de repose-pieds, lui qui avait été, comme à son habitude, fiable comme un fonctionnaire suisse a dérapé au plus mauvais moment, au moment d’aller jouer la finale dans la patrie de son concurrent. Avec soixante points à distribuer au premier, rien n’est fait, mais la tâche semble ardue. Voilà qui promet du gros spectacle entre le très régulier Tim Gajser (onze podiums, quatre victoires de GP) et le flamboyant Jorge Prado (dix victoires de GP, cinq podiums mais un DNF et un MXGP du Portugal catastrophique).
D’autant que si Prado et Gajser ont dominé, d’autres se sont montrés capables de rivaliser en cours de saison. A commencer par Jeffrey Herlings, évidemment. JH84 peut-il jouer la carte de la victoire, au va-t-il devoir aider un coéquipier qu’il ne porte que moyennement dans son coeur ? Difficile à dire sans avoir accès aux discussions chez les Autrichiens, mais il pourrait en tout cas jouer les spoilers dans un sens ou dans l’autre. On peut en dire autant de Romain Febvre ou même de Maxim Renaux, seuls pilotes capables de s’intercaler à la régulière, avec peut-être Jeremy Seewer. En tout cas, la pression va être à son comble tout le week-end entre les deux stars, pour ce qui sera la dernière course en MXGP de Prado avant son départ pour les USA.
Moins de suspense en MX2, où Kay de Wolf a de bonnes chances de coiffer sa première couronne mondiale avec 36 points d’avance sur Lucas Coenen. Cette fois, c’est la régularité qui a payé de la part de Kay de Wolf, avec également un meilleur début de saison que son adversaire. On peut penser que si Lucas a pris l’ascendant en vitesse pure en fin de saison, c’est un peu trop tard pour renverser la vapeur. D’autant que là, en MX2, ils sont assez peu nombreux à pouvoir s’intercaler, à part Simon Laengenfelder, Andrea Adamo ou Mikkel Haarup au coup par coup…
Enfin, on pourrait bien avoir droit à une Marseillaise en Espagne, puisque Mathis Valin, vice-champion EMX125, arrive avec 21 points d’avance à la finale EMX250 sur Valerio Lata. Auteur d’une saison solide comme The Rock, le jeune pilote Kawasaki est bien placé pour pouvoir conclure l’affaire. Vivement dimanche soir !
Par Rich’.
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