Le résumé du MXGP d’Argentine sont présentés par 50factory.com, le spécialiste en pièces détachées neuves et d’occasion pour motos et scooters 50 et 125 cm3.
Et voilà, la saison MXGP 2025 s’est lancée en Argentine, du côté de Cordoba. Et même si on nous prédisait la misère au niveau de la météo, les cieux argentins ont à peu près épargné la course, mis à part pour la première manche MX2 bien grasse. Ensuite, le soleil et la chaleur ont fait séché la piste, qui a fini par offrir un joli grip. Grosse ornières, énormes jumps, des trous partout, cette nouvelle piste de MXGP qui semble posée dans une zone industrielle n’avait certes pas l’allure de la précédente dans les bois de la Patagonie, mais elle a plutôt bien fonctionné le dimanche, avec même un petit air d’Outdoor US.
De quoi permettre aux pilotes de s’exprimer, notamment nos deux français en MXGP. J’avais fait d’eux mes favoris pour essayer de contrer Tim Gajser, et c’est bel et bien ce qui s’est passé, puisque Maxime Renaux et Romain Febvre ne se sont pas beaucoup quitté ce week-end. Dès le samedi, Maxime Renaux n’a jamais réussi à se défaire d’un Romain Febvre pressant du début à la fin, mais qui n’a pas réussi à trouver l’ouverture. Dimanche, c’était le contraire en première manche, avec un Maxime Renaux dans l’aspiration de RF3 avant une énorme frayeur en bas d’une descente qui lui a fait perdre le contact.
Scenarii inverse dans la deuxième manche, avec le holeshot de Maxime. Le temps que Romain parvienne à se débarrasser de l’encombrant Mattia Guadagnini, le mal était fait avec un écart trop important pour que le pilote Kawasaki puisse remonter. Les deux français ont donc monopolisé les deux premières marches du podium, avec la plaque rouge sur la Yamaha de Maxime Renaux pour le petit point d’écart de la manche qualificative. Une saison qui démarre fort !
Tim Gajser n’a toutefois pas dit son dernier mot, évidemment. Moins bien parti que le duo tricolore, le pilote Honda ne s’est pas énervé et a été chercher tranquillement les points de la troisième place, terminant même pas si loin en fin de manche, avec des chronos similaires à Renaux et Febvre. Tiga sait que le championnat est long et n’a pas pris de risques outre-mesure, mais il est bien là !
Derrière, la surprise est venue des Ducati, qui se sont attribuées les deux holeshots, et notamment des performances de Mattia Guadagnini. Deux fois quatrième, le fantasque italien a réalisé sans doute son meilleur GP depuis son podium en Espagne en 2023, et ce malgré le fait qu’il soit “loin d’être à 100%” selon le communiqué Ducati. En tout cas, belle entrée en matière des Italiens, avec le holeshot et la sixième place de Jeremy Seewer dans la manche 1.
Si la cinquième place de Glenn Coldenhoff n’a rien de surprenant, le vétéran de la catégorie a quand même impressionné en revenant de loin les deux manches. Il devance au classement le mystère Lucas Coenen. Blessé, pas blessé ? On n’en sait pas beaucoup plus. Lucas a été solide (7/6) en Argentine mais n’a pas montré une vitesse de folie et a semblé un peu court physiquement. Preuve, justement, qu’il s’est bien passé quelque chose à l’entraînement ? C’est fort probable…
Ensuite, chacun a paru à peu près à sa place, avec Pauls Jonass solide mais pas génial, Jago Geerts encore à court de vitesse, puis Andrea Bonacorsi, plutôt pas mal pour ses débuts en MXGP avec Fantic, et Ruben Fernandez. Mais la vraie performance est venue de Valentin Guillod dans la deuxième manche, avec une superbe cinquième place, en tant que pilote entièrement privé. Le Suisse s’est même permis de doubler un temps Tim Gajser en début de course, sans complexe. Dommage qu’il ait chuté dans le premier tour de la première manche, ce qui l’a amené à abandonner. En tout ca, belle vitesse de Valentin, qui a visiblement bien fait ses devoirs à l’intersaison.
Catégorie MX2 : Kay de Wolf chanceux en Argentine
Si Kay de Wolf s’est imposé en Argentine, le Hollandais peut remercier Simon Laengenfelder pour ça. Parti pour remporter le général à la régularité avec un 2/2 tranquille, l’Allemand est tombé deux fois dans le même virage et s’est retrouvé sur la troisième marche du podium avec une très décevante sixième place en deuxième manche. sa tête sur le podium en disait long sur sa déception !
Bien parti en première manche dans la boue, Kay de Wolf a fait l’effort dans les premiers tours et n’a jamais été inquiété. Il a par contre souffert dans la deuxième, après cette fois un départ très moyen puis une petite chute. Revenu cinquième grâce aux chutes de Simon Laengenfelder, il n’a pas semblé au-dessus du lot sur la piste de ce MXGP d’Argentine. A revoir dans des conditions européennes.
Deuxième en début de première manche, Sacha Coenen est malheureusement parti à la faute dès le début de course, repartant bon dernier. Le jeune belge a montré une belle vitesse pour revenir neuvième, avant d’annihiler toute concurrence dans la deuxième après un holeshot et le meilleur temps en course. S’il parvient à éviter les erreurs, Sacha risque bien de faire mal cette année !
Simon Laengenfelder monte donc sur la dernière marche du podium, on l’a dit. Attention aussi à l’Allemand, qui a semblé ultra solide dans les deux manches avant ses erreurs de concentration de la fin de deuxième manche. Sûr que n’arrivera pas à chaque fois.
Liam Everts, sous ses nouvelles couleurs, a marqué des gros points dans les deux manches malgré le fait qu’il hésitait jusqu’au bout à participer du fait de son manque de roulage. Chapeau bas, dans ces conditions, de sauver un top 4 !
Camden McLellan a attaqué comme un forcené tous les tours de ce GP, suite à des mauvais départs. Le Sud-Africain, lui, est prêt physiquement, en tout cas. C’était un des seuls à tenir ses chronos du premier au dernier tour. Son top 5 est ainsi une belle récompense.
On notera la belle troisième place de Cas Valk dans la boue en première manche, ou encore l’abandon du champion du monde 2023 Andrea Adamo, avant une belle seconde place en deuxième manche.
Rayon français, on a eu du bon et du moins bon en Argentine. Le bon avec Mathis Valin, bien parti en première manche avant de chuter puis d’abandonner, avant de revenir de très loin chercher une superbe quatrième place dans la deuxième, avec des chronos très crédibles pour son arrivée dans la catégorie. Le reste a été moins convaincant… Thibault Bénistant (11/10) a été transparent par rapport à où on l’attend. Le pilote Yamaha a indiqué avoir été malade, on lui laisse donc le bénéfice du doute, mais il va falloir faire beaucoup mieux rapidement pour un prétendant au titre…
Il va aussi falloir revoir la copie pour les deux potes Quentin Prugnières (14/16) et Marc-Antoine Rossi (16/20), pas du tout dans le rythme, avec des chronos très loin de leurs ambitions. Là aussi, on se doit de leur laisser le bénéfice du doute, notamment du côté de Rossi qui est de retour depuis peu sur la moto. Mais MarcAn se doit de scorer, lui qui roule avec une KTM d’usine, avec des coéquipiers qui squattent tous le podium. Du coup, partir dans le top et terminer vingtième, soit globalement dernier “européen”, on se doute que ça ne doit que très moyennement plaire à Joël Smets… Rebond obligatoire, et très vite !
Allez, direction l’Espagne et l’horrible circuit de Cozar le 16 mars.
7.9 € TTC
