Jake Cannon s’inscrit dans cette lignée d’Australiens venus relever le défi de l’Europe, comme Chad Reed et Andrew McFarlane, qui ont tous deux roulé en GP sous les couleurs de Kawasaki. Lors de la manche EMX250 disputée récemment en Grande-Bretagne, Jake a goûté pour la première fois à la joie d’un podium européen. Un moment qu’il espère revivre dès ce week-end en Finlande.
Quitter son pays, sa famille et ses amis n’a rien de facile, surtout à l’adolescence. Mais pour Jake, courir à l’international était un rêve depuis ses débuts en motocross, et rien ne pouvait l’arrêter quand l’opportunité s’est présentée de rejoindre le Team Venum Bud Racing Kawasaki.
« J’avais quatre ans quand mon père a ramené une mini-moto à la maison. Je me suis amusé dessus, et tout a commencé comme ça. J’ai commencé les compétitions locales à cinq ans, d’abord en enduro, mais j’ai vite préféré le motocross. J’ai couru plusieurs années avec le team Yamaha Junior en Australie, puis je suis passé en 250. L’an dernier, j’ai remporté mon premier titre national en MX3. Mais je voulais venir en Europe. On a pris contact avec quelques équipes, et maintenant me voilà ! J’ai toujours rêvé de rouler en Europe ou aux États-Unis et je suivais déjà les courses européennes quand j’étais petit. Voyager dans le monde entier, c’est un rêve qui se réalise », explique Jake, arrivé à dix-sept ans à Hossegor dans l’équipe Bud Racing.
Située près de l’océan Atlantique, Hossegor offre un climat tempéré agréable toute l’année. Pour Jake et son coéquipier Francisco Garcia, le changement de mode de vie a été radical. Heureusement, tous deux ont rapidement trouvé une seconde famille chez Bud.
« C’est un gros choc culturel, complètement différent de ce que je connaissais, et c’est la première fois que je vis seul. Ce n’est pas facile d’être loin de ma famille, mais c’était mon choix ! Bud est un peu comme une seconde famille : ils m’aident à rester stable, et aussi concentré sur le motocross », confie-t-il.
Langue, nourriture, tracés : tout est nouveau pour le jeune Australien. Après plusieurs podiums en championnat de France Élite, il a enfin décroché son premier podium européen le mois dernier à Matterley Basin.
« Ce podium a été un déclic. Je prends confiance, j’ai hâte de continuer sur cette lancée. Je me sens bien sur la moto, bien dans l’équipe, et je prends vraiment du plaisir. Les circuits sont bien différents de ce que j’avais imaginé. Tout paraît plus grand que ce qu’on voit à la télévision. C’était clairement un choc », avoue Jake, à l’approche des quatre dernières manches de la saison européenne.
Entièrement concentré sur le motocross pour l’instant, Jake Cannon envisage aussi de disputer des courses de supercross en fin de saison pour étoffer son expérience.
« J’espère aussi faire du supercross. Peut-être qu’un jour j’irai aux États-Unis, qui sait ? J’adore le supercross, je m’y sens bien et je pense que j’ai du potentiel. Je vais donc continuer à m’entraîner, et Bud est un excellent team pour ça, puisqu’ils sont aussi très investis dans cette discipline. J’ai montré de belles choses en début d’année lors de notre passage aux USA, donc on verra bien. J’espère suivre la voie de gars comme Chad Reed ou Andrew McFarlane, qui sont passés par l’Europe avec Kawasaki avant de briller en supercross aux États-Unis. »
Stéphane Dassé (Team Manager Venum Bud Racing) :
« Nous cherchons toujours des talents aux quatre coins du monde, et nous avons toujours gardé un œil sur l’Australie, qui a produit de très bons pilotes. On suivait déjà Jake Cannon avant notre déplacement pour le WSX, et nous l’avons signé pour deux ans. Il n’avait que 17 ans à son arrivée en Europe, mais il n’est pas seul : son coéquipier a le même âge, ils vivent à 50 mètres de l’atelier et passent beaucoup de temps avec nous ! Jake a déjà beaucoup roulé en supercross et découvre chaque week-end de nouveaux circuits et de nouveaux adversaires en EMX. Ces dernières semaines, il a décroché de beaux résultats avec des podiums en France comme en Europe. Il gagne en confiance, et nous sommes très satisfaits de lui. » A suivre dès ce week-end en Finlande.
7.9 € TTC
