A la tête du team Tech32 mis sur pied par son oncle Jean-Michel, Nicolas Fabre n’a que 22 ans, mais déjà une structure solide à manager, avec comme chef de file Pierre Goupillon, champion de France MX2 l’an passé. Ambitieux et déterminé, Nicolas voudrait pérenniser l’avenir de Tech32 et le faire grandir, tout en gardant le côté passion.

Comment est né le team Tech32 ?
Nicolas Fabre : « A la base, ca a commencé quand je roulais en 85 cm3. Mon oncle ne supportait pas de voir ma moto sans logos, sans sponsors… On était de Marseille, mais on trouvait que Tech13, ça ne sonnait pas bien. Et comme j’avais aussi de la famille dans le Gers qui m’aidait un peu financièrement, on s’est dit qu’on allait créer Tech32 en leur honneur. Et il y a quatre mois, on est allé s’installer définitivement dans le Gers, justement, avec le team. »
Donc, au départ, ça a été créé autour de toi ?
Nicolas Fabre : « Oui, c’est ça, mais on a vite intégré le petit Maxime Grau à l’époque. De là, KTM nous a appelés et on a fait un contrat avec eux. Ce qui a bien marché puisque deux ans plus tard, il était Husqvarna officiel. C’est donc surtout parti de Maxime Grau, parce que je n’ai jamais été très bon à moto. Je n’étais pas mauvais, j’ai roulé un peu en Europe, mais surtout en France. J’ai attaqué la moto à 14 ans, donc c’est compliqué. Ensuite, à 19 ans, je me suis fait les croisés trois fois de suite, donc là, c’était mort, j’ai été obligé d’arrêter de rouler. Après ma troisième opération, en 2022, j’ai dit à mon oncle et à mon père, qui est plus dans l’ombre, mais qui nous aide beaucoup aussi, que j’avais envie de travailler. Mon oncle, qui gérait le team en même temps que sa société, m’a proposé de l’aider à s’en occuper pendant un an, parce qu’il avait trop de boulot. Lui, ce qu’il aime, c’est trouver les pilotes, préparer les courses, mais moins le côté mécanique. Moi, au contraire, développer la moto, les relations avec les mécaniciens, c’est quelque chose que j’adore, donc j’ai pris cette partie en charge. Maintenant, je m’occupe du team à temps complet, c’est mon job. Aujourd’hui, c’est une mini entreprise avec deux personnes à plein temps avec moi. »
Comment fait-on aujourd’hui pour arriver à justement faire marcher un team comme ça, avec ce que ça coûte ?
Nicolas Fabre : « Déjà, on a des partenaires qui nous aident très bien, plus quelques extra-sportifs. Mais ça reste ma famille qui finance les trois-quarts du team. C’est vraiment le plaisir de mon oncle, Jean-Michel, d’avoir un team qui tient la route, de venir sur les courses dans de bonnes conditions. Il a une entreprise dans la pétrochimie, autour de l’étang de Berre. Il roulait à l’époque, je pense qu’il aurait aimé avoir ce genre de possibilités quand il était pilote. Son kif, c’est d’aider des jeunes. Parce que même si l’on a des pilotes d’expérience comme Pierre Goupillon, on a aussi des jeunes, en 85 cm3, avec Rafaël Mennillo ou Maxime Lucas en Juniors. Le but est de les aider à atteindre leurs objectifs et de leur permettre d’évoluer ensuite, comme ça s’est passé pour Maxime Grau. C’était vraiment le schéma parfait. »

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Texte : Richard Angot
7.9 € TTC
