
Il n’a encore jamais gagné en SX 450, et pourtant c’est bien Hunter Lawrence qui arrivera à Seattle avec la plaque rouge de leader du championnat. Quatre deuxièmes places consécutives ont propulsé l’Australien en tête du classement général, une régularité impressionnante dans une catégorie reine où chaque erreur se paie au prix fort.
Brillant en SMX comme en Outdoor, Huntah n’avait jusqu’ici pas connu la même réussite en SX dans la catégorie. Aussi, avant même l’ouverture de la saison, il avait ciblé le Supercross comme un objectif prioritaire. « Les premières courses de SX étaient entourées sur le calendrier », confiait-il après Glendale. Être leader du championnat le plus important de la planète SX/MX, même sans victoire, est donc donc une étape importante.

Et depuis le début du championnat, Hunter Lawrence joue les premiers rôles, côte avec côte avec des pilotes qui ont soit des titres, soit des victoires à la pelle. À San Diego, il est revenu dans la roue d’Eli Tomac en fin de course. À Anaheim 2, il est resté au contact de Chase Sexton. À Houston, pour la Triple Crown, une chute en début de soirée l’a privé d’une victoire au général qui semblait à portée, mais il a quand même gagné une course. Plus récemment à Glendale, Ken Roczen a pris l’ascendant en début de finale, sans que, cette fois, l’Australien ne parvienne à revenir dans les derniers tours, comme il sait faire d’habitude.
Si la victoire se fait attendre, la constance, elle, est bien là. Ses départs, notamment, sont devenus une arme redoutable. Car s’ils sont moins médiatisés que ceux d’un Jorge Prado, par exemple, on remarque quand même qu’il est plus que régulièrement aux avant-postes au premier virage, et ce avec une constance peu commune. Ce qui lui permet de prendre le bon wagon, à l’abri des incidents du peloton. De quoi espérer une victoire bientôt ? On a la sensation que ça va devenir inévitable… Même si, pour lui, l’important est ailleurs. « Je veux la plaque rouge à la dernière manche ».
Reste un axe de progression à ne pas négliger : les dix premières minutes de course. Hunter Lawrence, comme son frère, n’est pas le plus rapide à se mettre en action, contrairement à un Kenny, par exemple, diabolique dans les tous premiers tours. Hunter explique trouver son plein potentiel une fois la moto parfaitement “lue”, lorsqu’il connaît précisément ses réactions sur chaque portion du tracé. En tout cas, malgré ce détail, et même s’il faisait partie de ceux qui comptent avant la saison, peu d’observateurs le voyaient avec la plaque rouge après cinq courses. Seul Lars Lindstrom, son team manager chez Honda HRC, se montrait confiant sur ses capacités, en expliquant qu’avant la blessure, il était souvent aussi rapide que Jett à l’entraînement. En tout cas, et quoi qu’il arrive, le frère aîné tient la baraque pour le team Honda, lui qui est le seul officiel encore debout.
7.9 € TTC
