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Mon analyse du Touquet 2013

Réagir à chaud, ça défoule… certes ! Mais après une semaine et en ayant pris le temps de rassembler divers éléments, c’est nettement plus objectif.

.

Difficile de trier le grain de l’ivraie dans cette histoire, c’est l’une des rares certitudes que je peux avoir concernant cette édition 2013 de l’Enduro du Touquet !

.

Depuis une semaine, j’ai lu et entendu tout et son contraire (y compris de sources officielles), et bien souvent n’importe quoi…

.

Essayons ensemble d’y voir un peu plus clair !

.

Les contrôles administratifs et techniques :

Si je me base sur mes souvenirs d’un bordel géant organisé pendant tant d’années par ASO, où l’on pouvait passer 5 à 6 heures pour mettre sa moto au parc fermé, je ne peux que constater l’étendue des progrès réalisés. C’est maintenant une mécanique bien huilée, certes perfectible sur un ou deux points de détail, mais cela fonctionne vite et bien. Le progrès réalisé cette année consiste en la distribution des bracelets mécanos et panneauteur (+ l’autocollant pour le véhicule) à la fin des contrôles, cela évite de devoir aller à Stella pour se les procurer.

A déplorer uniquement la qualité des autocollants des plaques numéros et un responsable du parc fermé un petit peu stressé et stressant aux dires de plusieurs pilotes mais rien de bien grave.

L’un des participants s’est plaint ici de n’avoir pas eu de petit cadeau, c’est assez bizarre car aux vérifications, on nous remis à tous un espèce de bonnet-tour de cou siglé Enduropale & Kenny. Et pourtant je suis passé au contrôle dans les derniers le samedi après-midi…

.

Le tracé du circuit :

Pas de réelles nouveautés cette année… des fosses avaient été prévues mais ont heureusement été comblées sans quoi elles eurent été des piscines infranchissables.

Le tracé dans le Touquet était un régal, à l’exception des trois premiers gros obstacles juste après la ligne droite de départ avec une montée douce et une descente à pic… très très dangereux, heureusement David Hauquier nous avait prévenu lors du briefing mais à ne surtout pas reproduire !

Je vais encore me répéter mais je déteste ces siphons de m…. entre Le Touquet et Merlimont ! Ils sont beaucoup trop étroits et deux ou trois pilotes tankés suffisent à les bloquer. Je comprends la volonté de limiter le vitesse des (tops ?) pilotes mais il faut vraiment trouver une alternative à ces trucs ou les faire beaucoup plus larges.

Les petites lignes droites étaient géniales, à marée basse ! Quoique certains pilotes se soient pris des gamelles monstrueuses lors de l’arrivée dans les chicanes mais, d’après moi, dues à leur inconscience qui les a poussés à freiner après le panneau trop tard… peut-être pourrait-on envisager une signalétique avec des flashes ou des gyrophares oranges pour ceux-là ?

.

La sécurité :

La volonté de sécuriser au maximum cette épreuve est un souci constant de l’organisation depuis le briefing des commissaires, auquel j’ai participé, à la décision d’arrêter la course. Il y a certainement encore des progrès à faire mais s’il y a bien une chose qu’on ne peut pas reprocher aux organisateurs, c’est bien celle-là ! Et force est de constater que cela s'améliore d'année en année.

Par contre, mes ravitailleurs ont été effaré par le comportement irresponsable et dangereux de certains pilotes et de leur staff dans le paddock de Stella. Imaginez la scène : Deux pilotes ravitaillent en même temps dans deux stands qui sont face à face mais au lieu de ravitailler DANS le stand, les deux font ça DEVANT le stand. Et le même temps un pilote, qui vient de ravitailler dans un stand situé derrière, passe gaz en grand entre les deux motos et leurs mécanos (soit un espace à peine plus large que le guidon).

Si je sais bien compter, ça fait trois pilotes + quatre mécanos = 7 abrutis qui prennent des risques et  mettent les autres en danger pour gagner les 25 précieuses secondes qui vont leur permettre d'accrocher la 357ème place au lieu de la 358ème au scratch ! (chiffres donnés au hasard, que le 357ème de l'épreuve ne se sente pas visé, ce n'est qu'un exemple illustratif !).

Il y a des sanctions dans le réglement mais pas forcément un commissaire pour constater à l'instant T et on ne va pas mettre 50 commissaires dans les stands, c'est une espèce rare et précieuse, mais d'après mes mécanos, c'est passé très près à plusieurs reprises dans leur allée.

Alors à ceux-là, merci de vous calmer dans les paddoks et de revoir votre égo à la baisse, si vous étiez des cadors vous ravitailleriez au Touquet et pas à Stella...

.

La communication :

Là, c’est très clairement la cata !

Alors dans l’ordre…

- Un petit mail aux pilotes juste pour leur dire de se présenter au contrôle avec ce qui y est requis (pièce d’identité, licence, casque, dorsale, extincteur, béquille…), ça serait vraiment bien (même si c’est surement écrit dans le règlement de l’épreuve) et cela générerait moins de stress pour certains qui sont déjà au taquet et plus de sérénité pour les commissaires techniques…

- David, ton briefing, fais le avant l’ouverture des grilles du parc fermé… par pitié !!!

- Cette année, au moment où on est entré dans le parc fermé je savais que l’on ne roulerait pas trois heures (Je suis né au Touquet, la plage je la connais bien)… autant le dire tout de suite ! Au moins prévenir… « si les conditions deviennent trop dangereuses, on arrêtera la course de la manière suivante…blablabla »

- C’est qui qu’ a gagné ? Bon je ne vais pas en rajouter, tout a déjà été dit dans tous les médias

- Un petit mail aux pilotes pour expliquer le pourquoi du comment de l’arrêt de la course, c’est pareil, ça ne mange pas de pain et ça évite du bruit (si c’est bien expliqué...)

.

Au global, un gros effort à faire au niveau comm' !

.

La gestion des conditions de course et l’arrêt de l’épreuve :

Là, on rentre dans le dur !

Et je vais commencer par répondre très objectivement à quelques questions essentielles :

.

Fallait-il arrêter la course ?

OUI, très clairement ! La portion du circuit située à Merlimont devenait beaucoup trop dangereuse, cela est difficilement contestable. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est que cela prenait le même chemin au niveau de la Thalasso : La marée est également montée très vite à cet endroit (au niveau du dernier goulet avant de reprendre le circuit du Touquet. Les bulldozers ont construit une digue de sable pendant la course, ce qui a empêché les pilotes de se rendre compte du problème (moi le premier !). Masi au moment où la décision d’arrêter la course a été prise, les vagues commençaient à passer au-dessus de cette digue et ce n’était qu’une question de minutes avant que la mer ne recouvre ce passage. (Je tiens ces informations du Directeur Adjoint de la course).

.

Aurait-on pu avancer l’heure du départ ?

NON, ou alors de quinze minutes grand maximum ! Le circuit avait été à nouveau détruit par la marée et les bulldozers œuvraient depuis très tôt le matin, sitôt après que la marée fut descendue, et n’ont fini le travail qu’à 12H45. Si une départ anticipé avait été possible, les chaînes de télé se seraient adaptées, non sans mal, mais elles l’auraient fait. Cela m’a été confirmé par le responsable de la coordination des moyens télévisuels.

.

Le drapeau rouge était-il la bonne solution ?

Malheureusement, je le crains ! Beaucoup ont dit qu’il suffisait de panneauter « Un Tour » et de finir la course au drapeau à damiers ensuite. Le problème est que si Milko fait un tour en un gros quart d’heure, c’est loin d’être le cas de tout le monde et cela aurait été prendre un bien gros risque pour quelques centaines de poireaux. Après je ne sais pas s’il est possible d’agiter le drapeau à damiers dans ce cas… peut-être que cela aurait évité tout ce bruit et cette indécision sur le vainqueur, peut-être…

.

Y-avait-il d’autres options pour la direction de course pour le déroulement de l’épreuve ?

Peut-être… mais pas une fois le départ donné !

Je m’étais dit, avant d’avoir connaissance du problème au niveau de la Thalasso, pourquoi ne pas raccourcir le circuit en nous faisant faire demi-tour à Stella à la sortie des stands ? C’était un peu naïf de ma part… Comment couper une portion de circuit où se trouve peut-être deux ou trois cents pilotes ? Ca n’est pas très équitable pour ceux-là !

En poussant un peu la réflexion, cela aurait pu être envisageable mais à condition de le faire avant le départ et de concentrer alors les moyens humains et matériels sur le reste du circuit pour retarder la marée (pas plus forte que d’habitude mais grandement amplifiée par le très fort vent d’Ouest), on aurait pu gagner une demi-heure (peut-être). Car tous ceux qui ont une certaine expérience de cette course savent que la partie qui est inondée en premier se trouve à Merlimont Mais tout ceci n’est qu’une hypothèse , un axe de réflexion tout au plus…

 

Là où le concept de l’organisation pêche, c’est par le manque de plan B. Désolé si ça en fâche certains mais la réalité des faits me donne malheureusement raison. Dans la préparation d’un si grande épreuve, comme dans tout grand projet, un analyse de risque est nécessaire s’il on veut prévoir des mesures compensatoires ou des alternatives au plan initial. L’idée de raccourcir le circuit pour en éliminer la partie la plus inondable que j’exposais plus haut pourrait être une de ces alternatives, à condition qu’elle soit sagement étudiée, réfléchie et murie, et que sa mise en application soit si clairement prévue et connue de tous les acteurs qu’elle ne puisse laisser aucune part à l’improvisation.

Mais cela implique de passer d’un mode de pensée réactif et empirique à une réflexion proactive et méthodologique.

.

Faudrait-il décaler l’Enduro vers la fin Février ?

Et pourquoi pas ? C’était le cas avant et cela nous évitait souvent les soucis climatiques qui ne nous ont pas épargnés durant ces trois dernières éditions. J’ai même connu un enduro début Mars !

L’excuse (officielle) de vouloir attirer les pilotes de GP est caduque puisqu’ils ne viennent pas de toute façon… Et les touristes Parisiens ou Lillois s’en sont accommodés pendant près de 35 ans , vont-ils réellement fuir Paris-Plage si leurs vacances débutent par l’Enduro ?

.

.

Au final…

En conclusion, je dirais que face aux événements l’organisation a réagi au mieux pour la sécurité des pilotes en lice et que là est l’essentiel, mais qu’il faudrait maintenant penser à favoriser la proactivité plutôt que la réactivité, et combiner l’expérience acquise à une approche méthodologique, plutôt que de ne se baser que sur cette première. Et penser sérieusement à revoir la date ne serait pas un luxe…

.

A titre personnel, j’ai quand même pris beaucoup de plaisir, notamment dans la portion Touquettoise, même si je reste sur ma faim et avec, comme tous les pilotes, un sentiment de frustration. Alors même si c’est écrit dans le règlement de l’épreuve que les cas de force majeures et bla-bla-bla… un petit geste sur le prix de l’engagement 2014 pour les participants 2013 serait apprécié à sa juste valeur !!!

;-))))))))

A votre disposition pour réfléchir à l’organisation de l’édition 2014.

Réagir à chaud, ça défoule… certes ! Mais après une semaine et en ayant pris le temps de rassembler divers éléments, c’est nettement plus objectif.

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Difficile de trier le grain de l’ivraie dans cette histoire, c’est l’une des rares certitudes que je peux avoir concernant cette édition 2013 de l’Enduro du Touquet !

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Depuis une semaine, j’ai lu et entendu tout et son contraire (y compris de sources officielles), et bien souvent n’importe quoi…

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Essayons ensemble d’y voir un peu plus clair !

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Les contrôles administratifs et techniques :

Si je me base sur mes souvenirs d’un bordel géant organisé pendant tant d’années par ASO, où l’on pouvait passer 5 à 6 heures pour mettre sa moto au parc fermé, je ne peux que constater l’étendue des progrès réalisés. C’est maintenant une mécanique bien huilée, certes perfectible sur un ou deux points de détail, mais cela fonctionne vite et bien. Le progrès réalisé cette année consiste en la distribution des bracelets mécanos et panneauteur (+ l’autocollant pour le véhicule) à la fin des contrôles, cela évite de devoir aller à Stella pour se les procurer.

A déplorer uniquement la qualité des autocollants des plaques numéros et un responsable du parc fermé un petit peu stressé et stressant aux dires de plusieurs pilotes mais rien de bien grave.

L’un des participants s’est plaint ici de n’avoir pas eu de petit cadeau, c’est assez bizarre car aux vérifications, on nous remis à tous un espèce de bonnet-tour de cou siglé Enduropale & Kenny. Et pourtant je suis passé au contrôle dans les derniers le samedi après-midi…

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Le tracé du circuit :

Pas de réelles nouveautés cette année… des fosses avaient été prévues mais ont heureusement été comblées sans quoi elles eurent été des piscines infranchissables.

Le tracé dans le Touquet était un régal, à l’exception des trois premiers gros obstacles juste après la ligne droite de départ avec une montée douce et une descente à pic… très très dangereux, heureusement David Hauquier nous avait prévenu lors du briefing mais à ne surtout pas reproduire !

Je vais encore me répéter mais je déteste ces siphons de m…. entre Le Touquet et Merlimont ! Ils sont beaucoup trop étroits et deux ou trois pilotes tankés suffisent à les bloquer. Je comprends la volonté de limiter le vitesse des (tops ?) pilotes mais il faut vraiment trouver une alternative à ces trucs ou les faire beaucoup plus larges.

Les petites lignes droites étaient géniales, à marée basse ! Quoique certains pilotes se soient pris des gamelles monstrueuses lors de l’arrivée dans les chicanes mais, d’après moi, dues à leur inconscience qui les a poussés à freiner après le panneau trop tard… peut-être pourrait-on envisager une signalétique avec des flashes ou des gyrophares oranges pour ceux-là ?

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La sécurité :

La volonté de sécuriser au maximum cette épreuve est un souci constant de l’organisation depuis le briefing des commissaires, auquel j’ai participé, à la décision d’arrêter la course. Il y a certainement encore des progrès à faire mais s’il y a bien une chose qu’on ne peut pas reprocher aux organisateurs, c’est bien celle-là ! Et force est de constater que cela s'améliore d'année en année.

Par contre, mes ravitailleurs ont été effaré par le comportement irresponsable et dangereux de certains pilotes et de leur staff dans le paddock de Stella. Imaginez la scène : Deux pilotes ravitaillent en même temps dans deux stands qui sont face à face mais au lieu de ravitailler DANS le stand, les deux font ça DEVANT le stand. Et le même temps un pilote, qui vient de ravitailler dans un stand situé derrière, passe gaz en grand entre les deux motos et leurs mécanos (soit un espace à peine plus large que le guidon).

Si je sais bien compter, ça fait trois pilotes + quatre mécanos = 7 abrutis qui prennent des risques et  mettent les autres en danger pour gagner les 25 précieuses secondes qui vont leur permettre d'accrocher la 357ème place au lieu de la 358ème au scratch ! (chiffres donnés au hasard, que le 357ème de l'épreuve ne se sente pas visé, ce n'est qu'un exemple illustratif !).

Il y a des sanctions dans le réglement mais pas forcément un commissaire pour constater à l'instant T et on ne va pas mettre 50 commissaires dans les stands, c'est une espèce rare et précieuse, mais d'après mes mécanos, c'est passé très près à plusieurs reprises dans leur allée.

Alors à ceux-là, merci de vous calmer dans les paddoks et de revoir votre égo à la baisse, si vous étiez des cadors vous ravitailleriez au Touquet et pas à Stella...

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La communication :

Là, c’est très clairement la cata !

Alors dans l’ordre…

- Un petit mail aux pilotes juste pour leur dire de se présenter au contrôle avec ce qui y est requis (pièce d’identité, licence, casque, dorsale, extincteur, béquille…), ça serait vraiment bien (même si c’est surement écrit dans le règlement de l’épreuve) et cela générerait moins de stress pour certains qui sont déjà au taquet et plus de sérénité pour les commissaires techniques…

- David, ton briefing, fais le avant l’ouverture des grilles du parc fermé… par pitié !!!

- Cette année, au moment où on est entré dans le parc fermé je savais que l’on ne roulerait pas trois heures (Je suis né au Touquet, la plage je la connais bien)… autant le dire tout de suite ! Au moins prévenir… « si les conditions deviennent trop dangereuses, on arrêtera la course de la manière suivante…blablabla »

- C’est qui qu’ a gagné ? Bon je ne vais pas en rajouter, tout a déjà été dit dans tous les médias

- Un petit mail aux pilotes pour expliquer le pourquoi du comment de l’arrêt de la course, c’est pareil, ça ne mange pas de pain et ça évite du bruit (si c’est bien expliqué...)

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Au global, un gros effort à faire au niveau comm' !

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La gestion des conditions de course et l’arrêt de l’épreuve :

Là, on rentre dans le dur !

Et je vais commencer par répondre très objectivement à quelques questions essentielles :

.

Fallait-il arrêter la course ?

OUI, très clairement ! La portion du circuit située à Merlimont devenait beaucoup trop dangereuse, cela est difficilement contestable. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est que cela prenait le même chemin au niveau de la Thalasso : La marée est également montée très vite à cet endroit (au niveau du dernier goulet avant de reprendre le circuit du Touquet. Les bulldozers ont construit une digue de sable pendant la course, ce qui a empêché les pilotes de se rendre compte du problème (moi le premier !). Masi au moment où la décision d’arrêter la course a été prise, les vagues commençaient à passer au-dessus de cette digue et ce n’était qu’une question de minutes avant que la mer ne recouvre ce passage. (Je tiens ces informations du Directeur Adjoint de la course).

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Aurait-on pu avancer l’heure du départ ?

NON, ou alors de quinze minutes grand maximum ! Le circuit avait été à nouveau détruit par la marée et les bulldozers œuvraient depuis très tôt le matin, sitôt après que la marée fut descendue, et n’ont fini le travail qu’à 12H45. Si une départ anticipé avait été possible, les chaînes de télé se seraient adaptées, non sans mal, mais elles l’auraient fait. Cela m’a été confirmé par le responsable de la coordination des moyens télévisuels.

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Le drapeau rouge était-il la bonne solution ?

Malheureusement, je le crains ! Beaucoup ont dit qu’il suffisait de panneauter « Un Tour » et de finir la course au drapeau à damiers ensuite. Le problème est que si Milko fait un tour en un gros quart d’heure, c’est loin d’être le cas de tout le monde et cela aurait été prendre un bien gros risque pour quelques centaines de poireaux. Après je ne sais pas s’il est possible d’agiter le drapeau à damiers dans ce cas… peut-être que cela aurait évité tout ce bruit et cette indécision sur le vainqueur, peut-être…

.

Y-avait-il d’autres options pour la direction de course pour le déroulement de l’épreuve ?

Peut-être… mais pas une fois le départ donné !

Je m’étais dit, avant d’avoir connaissance du problème au niveau de la Thalasso, pourquoi ne pas raccourcir le circuit en nous faisant faire demi-tour à Stella à la sortie des stands ? C’était un peu naïf de ma part… Comment couper une portion de circuit où se trouve peut-être deux ou trois cents pilotes ? Ca n’est pas très équitable pour ceux-là !

En poussant un peu la réflexion, cela aurait pu être envisageable mais à condition de le faire avant le départ et de concentrer alors les moyens humains et matériels sur le reste du circuit pour retarder la marée (pas plus forte que d’habitude mais grandement amplifiée par le très fort vent d’Ouest), on aurait pu gagner une demi-heure (peut-être). Car tous ceux qui ont une certaine expérience de cette course savent que la partie qui est inondée en premier se trouve à Merlimont Mais tout ceci n’est qu’une hypothèse , un axe de réflexion tout au plus…

 

Là où le concept de l’organisation pêche, c’est par le manque de plan B. Désolé si ça en fâche certains mais la réalité des faits me donne malheureusement raison. Dans la préparation d’un si grande épreuve, comme dans tout grand projet, un analyse de risque est nécessaire s’il on veut prévoir des mesures compensatoires ou des alternatives au plan initial. L’idée de raccourcir le circuit pour en éliminer la partie la plus inondable que j’exposais plus haut pourrait être une de ces alternatives, à condition qu’elle soit sagement étudiée, réfléchie et murie, et que sa mise en application soit si clairement prévue et connue de tous les acteurs qu’elle ne puisse laisser aucune part à l’improvisation.

Mais cela implique de passer d’un mode de pensée réactif et empirique à une réflexion proactive et méthodologique.

.

Faudrait-il décaler l’Enduro vers la fin Février ?

Et pourquoi pas ? C’était le cas avant et cela nous évitait souvent les soucis climatiques qui ne nous ont pas épargnés durant ces trois dernières éditions. J’ai même connu un enduro début Mars !

L’excuse (officielle) de vouloir attirer les pilotes de GP est caduque puisqu’ils ne viennent pas de toute façon… Et les touristes Parisiens ou Lillois s’en sont accommodés pendant près de 35 ans , vont-ils réellement fuir Paris-Plage si leurs vacances débutent par l’Enduro ?

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Au final…

En conclusion, je dirais que face aux événements l’organisation a réagi au mieux pour la sécurité des pilotes en lice et que là est l’essentiel, mais qu’il faudrait maintenant penser à favoriser la proactivité plutôt que la réactivité, et combiner l’expérience acquise à une approche méthodologique, plutôt que de ne se baser que sur cette première. Et penser sérieusement à revoir la date ne serait pas un luxe…

.

A titre personnel, j’ai quand même pris beaucoup de plaisir, notamment dans la portion Touquettoise, même si je reste sur ma faim et avec, comme tous les pilotes, un sentiment de frustration. Alors même si c’est écrit dans le règlement de l’épreuve que les cas de force majeures et bla-bla-bla… un petit geste sur le prix de l’engagement 2014 pour les participants 2013 serait apprécié à sa juste valeur !!!

;-))))))))

A votre disposition pour réfléchir à l’organisation de l’édition 2014.

Plutôt qu’un plan B, je verrai pour ma part un plan A sans faille : C’est à dire un retour du circuit dans les dunes comme au bon vieux temps (Celui où une petite bandes de soi-disant écolos ne faisait pas la pluie et le beau temps)
Je sais je rêve…
Bien à vous tous.
 

 Belle analyse Manu.

ça c'est de l'analyse. Merci pour toutes ces infos et la sagesse de le faire a froid. C'est pas courant de nos jours. Maintenant, est ce que l'organisateur prendra en compte toutes ces remarques notamment de faire l'epreuve en fin fevrier????
Juste une petite remarque. On connait les coefs de marées et on peut se mettre une marge de sécurité. Bref, je pense que l'organisateur pouvait calibrer le temps de l'epreuve avant, ce qui aurait évité tout ce B.
L'improvisation n'est bonne que dans un dernier recours.

Excelente annalyse Manu que je compatie complètement.
Par contre une revue de la date je suis entièrement d'accord avec toi , domage qu'elle ne sera pas appliquée l'an prochain la date est déjà prevus : le 8 et 9 fevrier 2014
La marée haute sera à 20H avec un coefficient de 40  et la basse a 13h30 , ce qui ne nous gènera pas on en est sur !!!!
 
Ps : j'ai trouvé un superbe photo de toit a l'entrée du patio ;)

Avis intéressant et solidement étayé, Manu. C'est clair notamment que multiplier les courses sur le we n'optimise pas vraiment les marges de manoeuvre...
Même si je te trouve vraiment très très indulgent avec le gentil organisateur...

tout a fait d accord  , et surtout  pour la date  ,  l excuse des vacanses perso  me gonfle  , moi cela m empeche  de prendre la famille pour l enduro car en venant du Var (83) cela nous permetrais de rester quelques jours dans le pas de calais   donc je pense que je ne suis certainement pas le seul !  apres  c est pas cool  d avoir etait pas bon  sur le deroulement de l epreuve car  certain antitouquet  se rejouissent !! vue les posts  sur le site voix du nord  , donc  il faut qu ils reglent  vite tout ca  !! allez   ils pourraient faire un geste  pour le tarif  pour l année prochaine  deduire les minutes !! moi aussi je réve  !!

 Bonne analyse ! +1

tout à fait d'accord.
Bien vu Manu ! Tu as mérité une bonne binouze, elle t'attend à Paname...

Fais péter, Alex...
manudupont@hotmail.com

 Couper le circuit pour éviter la partie impraticable de Merlimont était-elle possible ??

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