#1371417
ktulu
Participant

    –> 5 erreurs se sont glisées dans le texte ci dessous a vous de les retrouver …..

    Les frères Otto et Wilhem Maïsch décidèrent de réinstaller dans cette petite bourgade des contreforts de la Forêt Noire la petite usine de produits métallurgiques qu’ils avaient fondés non loin de là, à Poltringen, en 1925. Ils venaient de crér une marque de motocyclette dont la renommée ira grandissant sous le nom aujourd’hui fort connu de Maico.

    Un peu d’histoire. Nous sommes en 1936, année ou la première production en série voit le jour sous les traits d’un “vélomoteur ” à pédales. Le moteur est un deux temps de 98 cm3 de cylindrée servi par une boîte à deux rapports. La deuxième guerre mondiale interrompt momentanément la fabrication de ce modèle. Ce n’est que ver les années 1948-1949 que les choses reprennent leur cours normal avec, cette fois-ci, une 120 cm3 3 vitesses. Bien vite, elle devient une vraie 125 cm3, avec toujours 3 vitesses à main. En 1952, une nouveauté : une moto de 175 cm3 avec 4 vitesses au pied. C’est en 1954 que le virage est pris : la 175 est transformée en un modèle tous terrains. Elle est équipée d’un cadre simple berceau et, surtout, d’une fourche oscillante à l’arrière, ce qui, pour l’époque, était la pointe de la technique. A partir de ce modèle, l’usine s’intéresse au moto cross et perfectionne son 175 cm3. Il faudra attendre les années 1955 et 1956 pour que les Maico obtiennent leurs premiers succès. C’est à cette même époque que sortent deux nouveaux modèles de route une 200 cm3 et une 250 cm3 à 4 vitesses au pied, dérivée de la 175 en service depuis plus de deux ans. A la fin de 1956 commence la période d’évolution permanente, avec la préparation pour le Cross de la 250 route dont le cadre est modifié pour la circonstance. L’année suivante Betzelbacher est Champion d’Europe. On décide alors de courir en 500 avec une 277 cm3 (une 250 réalésée). La 175 est toujours produite, mais l’alliage léger fait son apparition pour remplacer la fonte utilisée pour les cylindres. 1959 : l’armée bloque la production des modèles 250 cm3 : il lui en sera fabriqué 11 000 jusqu’en 1964. C’est en 1962 que les exportations commencent pour consommer, à nos jours, plus de 80 % de la production. En 1964, on met un sérieux coup sur les machines de cross : la 250 et, surtout, une nouvelle 360. De ces deux motos seront extrapolés l’année suivante deux modèles tous terrains. C’est depuis cette période que le succès des Maico se fait de plus en plus marquant. Quatre pilotes courent alors pour la marque, en cross. En 1967, un cyclomoteur à 5 vitesses ainsi qu’une 125 cm3 (même bas moteur) sortent des chaîne de montage pour un usage routier. On s’attaque alors à la vitesse avec ce 125 cm3 mono bien connu de tous et qui, en 1969, sera champion d’Allemagne aux mains de Bernsee. Deux ans plus tard, Borje Jansson le mène à la troisième place du Championnat du Monde. C’est la même année que sera mise en chantier l’actuelle 250 de route (dont vous avez pu lire l’essai dans le numéro 26), modèle de pointe de la marque. Avant d’aller visiter l’usine, n’oublions pas de dire que Bauer, Weill, Kobele et Hans Maïsh (le fils, oui Monsieur) défendent cette année les couleurs de la marque en Championnat du Monde de Motocross, et que Borje Jansson court en vitesse sur le nouveau 125 cm3. De plus, il disposera peut-être (mise au point d’abord) d’une quart de litre issue (de loin) de la MD 250. Mais nous n’avons que trop parlé, allons vite voir de plus prés le berceau des Maico.

    Qui dit allemand dit discipline ! A Pfäffingen, c’est le cas de la dire. Chaque chose est à sa place et, apparemment, rien ne manque, rien n’est de trop. L’usine est, en gros, constituée de quatre bâtiments de même taille où sont réparties les différentes opérations nécessaires au montage d’une machine. Tout est fait sur place, sauf la fonderie confiée à la maison Mähle (on dit aussi la maison-mère, mais ce n’est pas la même chose) et la rectification des carters, cylindres et chemises qui s’effectuent à quelques kilomètres de là, dans des ateliers très modernes, à Herrenberg (la ville des hommes ; c’est normal, puisque ce sont des pièces Mähle). Redevenons sérieux et voyons de plus près comment son fabriquées ces machines, tâchons de percer le secret de leur solidité.

    Les moteurs. Nous avons vu d’où provenais les pièces fondues (comme quoi il n’y a pas que des pilotes…) tout le reste, c’est à dire pignonerie (taillage, traitement), embiellage, etc.… est usiné sur place. Le matériel utilisé est en bon nombre, et de très bonne facture. Une note pittoresque la main d’œuvre est constituée de relativement peu d’indigènes ; on rencontre un tourneur grec par-ci, un fraiseur turc par-là et, même il m’est arrivé de saluer un balayeur italien ! . Mais pour hétéroclite qu’elle puisse être, la dite main d’œuvre n’en est pas pour autant peu qualifiée, loin s’en faut ! Une fois les pièces toutes réunies, une partie s’en va vers l’immense classeur des pièces détachées, et l’autre vers la chaîne de montage des moteurs. Il n’y a pas de chaîne propre à chaque modèle. En réalité il n’y en a que deux, mais celles-ci sont agencées suivant un planning établi par la Direction en fonction des besoins. En plus clair, si l’on veut des 250 de tous terrains on approvisionne une chaîne de montage des pièces de 250 tout terrain et l’on fait de même pour la chaîne finale où sont amenés les moteurs finis et son montées les parties cycle. Les parties cycle sont montées suivant le même procédé. Une grande salle est installée en fonction de la fabrication des cadres dont les tubes sont préparés, coupés, cintrés puis assemblés. Ils sont ensuite conduits à la peinture, salle où sont aussi fabriqués les éléments en polyester qui équipent certains modèles. Les fourches sont aussi montées sur place, en série ininterrompue car un seul modèle équipe quatre types de motos. Les fourches des modèles de route (sauf la Marzocchi de la MD 250) sont aussi assemblées à l’usine, mais dans une autre salle. Les roues sont montées par un personnel féminin dont la précision et la rapidité de geste font plaisir à voir, croyez-moi ! Tous les accessoires d’équipement sont installés sur les motos lors de la dernière opération : le montage final sur une des deux chaînes prévues à cet effet. Au début de la chaîne un chariot transporte un cadre équipé des fourches avant et arrière. A la fin un “essayeur ” prend le modèle terminé, l’amène hors du bâtiment et lui fait faire deux ou trois tours avant de le juger apte à prendre place parmi les machines prêtes à être livrées. Comme vous l’avez pu voir, tout est simple et bien organisé. Il n’y a que 250 personnes à l’usine, mais soyez certains que ce “petit monde ” travaille vite et bien, dans une ambiance sereine qui n’a rien à voir avec l’idée que l’on se fait chez nous des travailleurs à la chaîne. N’oublions pas de parler du Saint des Saints, un atelier simple et bien conçu ; le service des recherches installé sous la salle de travail de Günter Schier et de son équipe. Heureux ingénieur que Monsieur Schier qui, de la table à dessin n’a que quelques marches à descendre pour aller “voir en bas ” si tout va bien du côté du banc de puissance qui, m’a t-on affirmé ne s’arrête pas de tester des moteurs. On le croit sans peine après l’avoir vu : il y a des moteurs partout-partout ! Avant de partir, citons briévement la production actuelle de ces usines Maico dont je remercie sincèrement les dirigeants, chefs de services, contremaîtres et secrétaires qui ont eu la gentillesse, et surtout la patience de permettre à votre serviteur de travailleur dans de très bonnes conditions. Merci beaucoup m’sieurs dames !

    Content de te revoir!

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.